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Arrêtons Desertec : Verdissons les déserts, au diable les panneaux solaires !

La rédaction

Alors que le projet Nawapa de LaRouche fait de l’homme l’ingénieur de la biosphère, le Club de Rome poursuit son œuvre de destruction de la nature. Dernière avatar de ce Club qui, en 1972, avait organisé la résurgence des idées de Malthus avec son rapport « Halte à la Croissance », le projet Desertec. Beaucoup ont entendu parler de ce projet pharaonique qui prévoit d’installer au Sahara de dizaines de milliers de panneaux solaires pour fournir de l’électricité à l’Europe. Après avoir pillé les ressources pétrolières et gazières des pays du Sud, voici que les pays riches tentent de voler les déserts pour se procurer la nouvelle ressource en vogue : le soleil !

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Le projet Desertec (contraction de désert technologique).

Surfant sur la peur qu’il a lui-même contribué à créer, sur l’épuisement à venir des énergies fossiles et la mort possible de la planète par le réchauffement climatique, le Club de Rome propose désormais de s’installer sur tous les déserts de la planète pour capter cette denrée rare. C’est le concept Desertec, imaginé par Gerhard Knies, un économiste suisse membre du Club de Rome. Selon lui, plus de 90 % de la population mondiale habitant à moins de 3000 kilomètres d’une région désertique, il suffirait donc d’équiper ces zones de centrales thermiques solaires pour couvrir les besoins de toute la planète. « En occupant seulement trois millièmes des 40 millions de km2 de déserts, on peut générer sans émission de CO2 les 18 000 TWh/an que consomme aujourd’hui l’humanité, calcule-t-il. Cela correspond à 20 m2 de désert par personne. »

Rappelons que le Club de Rome est une association créée et utilisée par les éléments les plus malthusiens de l’Empire britannique pour promouvoir des politiques de décroissance et de dépopulation à l’échelle mondiale. C’est en 2003 qu’avec la participation de la Fondation hambourgeoise pour la protection du climat et le National Energy Research Center de Jordanie (NERC), le Club de Rome fonda la Coopération transméditerranéenne pour les énergies renouvelables (TREC). C’est elle qui, en collaboration avec le centre aérospatial allemand, a développé le concept Desertec. Soixante personnalités influentes, parmi lesquelles le prince Hassan bin Talal de Jordanie, font partie de ce groupe qui mène une véritable opération de propagande à l’échelle mondiale auprès des gouvernements et des investisseurs privés pour promouvoir l’utilisation de l’énergie solaire et éolienne.

Passé du concept au stade de la technologie, Desertec est emmené par un consortium en grande partie allemand, formé par le réassureur allemand Munich Re, la Deutsche Bank, l’espagnol Abengoa, le suisse ABB et les entreprises Siemens, Eon, RWE et l’algérien Cevital. Au total seize entreprises et institutions financières participent au projet.

Concrètement, le projet Desertec au Sahara coûterait 400 milliards d’euros d’ici 2050. Selon un rapport de l’IRIS de juin 2010, il prévoit l’installation d’une trentaine de centrales thermiques solaires à concentration de taille moyenne entre 50 et 200 MWe sur une vingtaine de sites s’étendant du Maroc à l’Arabie saoudite en passant par l’Espagne, la Sicile et la Grèce. Le transport d’électricité se fera par câbles sous-marins à courant continu haute tension.

Desertec, alternative ou gouffre financier ?

Venons-en maintenant à l’analyse de la faisabilité de ce projet. Sachant qu’en 2050, nous serons dix milliards d’êtres humains sur terre avec des besoins fortement accrus en énergie, eau potable, nourriture et infrastructures, est-il vraiment raisonnable d’investir 400 milliards d’euros pour réaliser ce projet ?

On nous dit qu’il fournira 15 % (environ 100 GWe) [1] de la consommation de l’Europe en électricité, en plus de celle des pays producteurs, tout en les approvisionnant en eau potable. En outre, il permettrait de créer des milliers d’emplois. Etudions cela de plus près.

Sur le site officiel de la fondation Desertec, le Dr Gerhard Knies nous apprend que la durée d’ensoleillement que les panneaux solaires vont recevoir est de 7000 heures par an. Soyons optimistes et considérons que les trente centrales qui seront construites sont d’une puissance de 200 MWe chacune. Un simple calcul montre que tout Desertec ne fournira que 42 000 GWeh/an [2]. Faisons une comparaison avec le nucléaire en prenant comme exemple l’EPR qui sera implanté à Flamanville en 2012. Ce réacteur coûte 5 milliards d’euros avec une puissance de 1600 MWe. Le temps de fonctionnement, en tenant compte des arrêts pour maintenance, est d’environ 8000h/an.

Supposons que l’on décide d’utiliser les 400 milliards consacrés à Desertec dans un vaste programme d’équipement en centrales nucléaires de type EPR. Nous pourrions construire pas moins de 80 réacteurs de ce type. Soyons gentils avec nos amis écolos en considérant que le temps de fonctionnement d’un EPR est de 7000 heures par an, le même que celui des centrales solaires (au lieu de 8000), puis faisons le même calcul que précédemment. Le résultat est que nos 80 EPR fourniront 896 000 GWeh/an. C’est-à-dire que tout Desertec ne fournira que 5 % de l’électricité produite par notre parc nucléaire de 80 EPR, sans compter sa capacité de dessalement de l’eau de mer qui, de toute évidence, dépasse de très loin celle des centrales thermiques solaires.

D’autres inconvénients d’importance sont à soulever. En effet, d’un point de vue économique, il y a un sérieux doute sur la possibilité de sa réussite à grande échelle. Car bien que testé en Californie dans le désert de Kramer Junction et plus récemment en Espagne, la viabilité du transport et de la mise en place de telles infrastructures dans le désert peut s’avérer limitée à cause du climat aride qui ne manquera de détériorer les panneaux. De plus, le coût de production du KWh thermo-solaire est presque de 30 centimes d’euro contre 3 à 5 centimes pour le KWh nucléaire ou fossile, ce qui rend le projet non rentable sans intervention des pouvoirs publics par le biais de subventions et de tarifs d’achats préférentiels. Ajoutons que le coût de transport de l’électricité en courant continu haute tension est très élevé, atteignant 500 M€/1000km pour une ligne de 2GW.

Sur le plan politique, Desertec a un parfum d’éco-colonialisme. En effet, le projet a été ficelé en l’absence des Etats du Sud, qui sont pourtant les pays producteurs. Aucun d’eux n’a été associé à l’élaboration du projet, et encore moins à la nomination de Klaus Töpfer, ancien ministre allemand de l’Environnement, comme ambassadeur du projet auprès de ces pays. Enfin, d’un point de vue stratégique, pourquoi continuer à hypothéquer la sécurité énergétique de l’Europe en restant dans une situation de dépendance vis-à-vis de pays étrangers ?

Un NAWAPA saharien Vs Desertec

En cette année 2010, un milliard d’êtres humains souffrent de famine et deux milliards n’ont pas accès à l’eau potable. Il y a donc urgence pour doubler immédiatement la production agricole mondiale. Alors, au lieu de gâcher des millions de tonnes de maïs pour produire des biocarburants, et de promouvoir le projet DESERTEC, adopté entre-temps comme projet phare par l’Union pour la Méditerranée (UPM), soyons plus créatifs. Pensons à verdir le Sahara au lieu de le tapisser de panneaux solaires.

Avec des réacteurs nucléaires de 4ème génération, nous pouvons produire de l’électricité, de l’eau douce et de l’hydrogène liquide comme carburant, avec possibilité d’obtenir, en faisant un choix adéquat de la réaction chimique du craquage de l’eau, la molécule de nitrate, principal composant des engrais pour l’agriculture. Nous pouvons d’ores et déjà utiliser la grande nappe aquifère qui se situe entre l’Algérie, la Tunisie et la Lybie, [3] pour lancer un équivalent du projet Nawapa en direction du désert, en prévoyant sa réalimentation à partir de l’eau dessalée par des centrales nucléaires installées le long des côtes tunisiennes, en parallèle au projet Transaqua de revitalisation du lac Tchad.

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Des projets équivalents peuvent être proposés pour le Moyen-Orient, où ils peuvent servir de fondement au développement et à la paix. Un équivalent du Nawapa permettra de donner des millions d’emplois qualifiés aux jeunes générations, et surtout un sens de leur rôle comme créateurs et ingénieurs de la biosphère.

Eduardo Garcia


Lire aussi :


[1GWe (Gigawatt d’électricité)

[2GWeh/an (Gigawatt d’électricité heure/par an)

[3Voir la thèse de doctorat du Dr. Mohamedou Ould Baba Sy, Recharge et paléorecharge du système aquifère du Sahara septentrional, université de Tunis, 2005.

Voir les 14 commentaires

  • bill • 27/09/2010 - 01:49

    HUm.. c’est bien beau mais et les déchets ?? Et l’épuisement de l’uranium et autre combustible...

    Aucune solution n’est parfaite.. mais les panneaux solaire dans le désert si on y arrive c’est plustot une bonne chose.

    Après l’idéal serait la fusion evidement...

    Répondre à ce message

  • francis • 12/09/2010 - 17:37

    NON SENS !

    Votre promotion du nucléaire me fait froid dans le dos.
    Votre article est irresponsable. S’il n’engageait que vous , je n’aurais pas pris de temps à vous répondre.
    La multiplication de sites nucléaires engagent les générations à venir... les centrales solaires beaucoup moins.
    La nucléarisation de la planète conduit à multiplier les risques ... beaucoup plus qu’un risque de dépendance énergétique.
    ... ces pays ont le soleil pour richesse et vous voulez leur refiler du nucléaire ?
    Pour ce qui est de Nawapa , faites-le ...sans détruire la nature !

    • petite souris • 12/09/2010 - 22:12

      Le NAWAPA sans détruire la nature bien évidemment puisqu’il s’agit de mettre de la nature arbres pour le bois arbres fruitiers et agriculture là où la nature est certes belle mais stérile puisqu’on ne peut y habiter .....

      .... et faire de même au sahara plutôt que d’y planter des panneaux solaires qui bien sûr laissent la nature intacte !!

      Le BON SENS c’est adapter les technologies en utilisant la nature POUR l’HOMME et donc dans l’intérêt des peuples et non des financiers ..........

      La nature c’est bien mais l’homme c’est mieux !!!

      ... l’homme mange du fromage qu’il a fait à partir du lait d’animaux qu’il a domestiqués ! et c’est cela que je trouve intéressant pour une petite souris parisienne ....

    • ? • 13/09/2010 - 18:04

      La "nucléarisation" de la planète n’a pas attendu l’Homme !!!

      C’est au contact d’une supernova que les noyaux radioactifs bien naturelles se sont formés.

      Du coup moins, de 1% des radiations dans la vie d’un homme européens (le plus nucléarisé d’accord ?) vient des centrales contre 40% du médicale, 35% des soles (attention à la Bretagne et aux massifs danger évacuation)et 25 % du radon.

      Pourquoi ne pas appliquer les mêmes normes de sécurité que chez nous ailleurs pour empêcher de facto un nouveau Tchernobyl (barrière de confinement qui descende par simple gravité si jamais... bien que Tchernobyl était une simulation d’attaque magnétique exigé par l’armé !).

      Nous voilà, dans 20 ans avec la transmutation des déchets radioactifs et les nouvelles centrales au Thorium choisies par l’Inde et dans 50 ans avec la fusion (sans doute inertiel et non magnétique).

      Tout ça n’est pas négociable pour une haine du nucléaire sans fondement. Par contre limiter à quelque pionniers cette sources d’énergie qui surpasse toutes les autres (et permettra la colonisation de l’espace) et priver les autres de cette avancés semble un objectif majeur.

      Du coup, dans la pauvreté, la population mondial augmentera au lieu de se stabiliser, ce qui permettra d’avoir encore plus de mauvaise excuse pour ne pas partager la technologie.

    • francis • 13/09/2010 - 22:22

      Petite souris ne parle pas du nucléaire ... pour l’intérêt des Peuples ... mais c’est vrai ... il n’y a pas de financiers dans le nucléaire !
      Le BON SENS c’est d’utiliser la nature en adaptant les technologies ...DESERTEC ne dit rien d’autre , petite souris.
      Nawapa me va bien comme projet ... mais je ne comprend pas votre empressement à critiquer d’autres projets qui sont tout aussi honorable . Un projet ne sauvera pas la planète . Il faut donc les additionner.
      Dr Knies n’est pas suisse ... mais allemand pour précision .
      Il n’est même pas économiste ...mais physicien.

    • petite souris • 14/09/2010 - 01:23

      Je suis pour le nucléaire de la 4° génération. En visite à Kiev il y a 6 ans au sujet de la construction d’une 2°enveloppe autour de la centrale de Tchernobyl, les russes refusaient de fournir aux ukrainiens les plans détaillés. Mon oreille de petite souris avait entendu que les ambassadeurs français et étasuniens étaient les deux seuls qui pensaient qu’il n’y avait aucune urgence et que la première enveloppe suffisait ! l’italien et l’ allemand ainsi que celui de la communauté européenne ont défendu le projet et l’argent était débloqué pour cela qu’il y avait urgence...Tout s’est terminé en eau de boudin

      Par contre pour Desertec on sait que les panneaux solaires ne sont pas biodégradables et que cela n’aidera pas le désert à reverdir ! Il s’agrandit de jour en jour car on ne fait rien ni pour le stopper ni pour le "conquérir" que des gens meurent et que cela va empirer.

      La solution d’aménagement et de remise en eau du lac Tchad doit se faire puisqu’il s’agit de sauver les hommes d’aujourd’hui et de faire vivre ceux de demain. Si nous, qui avons les projets ne faisons pas tout pour les mettre en oeuvre alors nous serons responsables du génocide que nous provoquons il s’agit de non assistance à population en danger.

      Nos gouvernants doivent prendre les décisions en ce sens.
      Ils n’ont pas le droit moral d’engager la France dans la destruction du continent africain c’est un crime moral contre ces peuples et contre l’histoire.

    • francis • 14/09/2010 - 08:23

      On quitte le rôle de petite souris ...
      Desertec ne veut pas mettre spécialement des panneaux photovoltaïques mais plutôt (sans en faire un dogme) du thermo-solaire qui sur son côté recyclable pose moins de problème... rien à voir avec le côté recyclable d’une centrale nucléaire ! ... il faudra peut-être y penser pour le nucléaire de la 5ème ou 6ème génération.
      Cette technologie est dangereuse et donc à ne pas mettre entre toutes les mains ... et en plus elle peut donner des mauvaises idées ! C’est moins risqué sur le solaire.
      longue vie petite souris ;o))

    • ? • 14/09/2010 - 23:44

      Les mauvaises idées à partir du nucléaire c’est vrai.

      MAIS le seul pays qui a utilisé l’arme nucléaire ... c’est les stètes qu’on appelle la plus grande démocratie du monde !
      ben on l’a échappé belle !

      Les mauvaises idées à partir de la dynamite ou même du feu on les connait aussi !

      Les mauvaises idées à partir d ’hypothèses fallacieuses aussi !

      Les mauvaises idées cachées sous de bon sentiments aussi !

      Mais ici il n’y a que des bonnes idées !!!!! en toute objectivité partisane et partiale !!!!! :-)) ;-) :-)|-):o) :-P

    Répondre à ce message

  • UN chouka • 12/09/2010 - 18:47

    Je pense que peut être les deux sont complémentaires .
    Il y a je crois très longtemps qu’en Afrique,une installation de capteurs solaires a concentration,produisent de la vapeur pour actionner des pompes a eau .

    Répondre à ce message

  • rolet • 12/09/2010 - 16:33

    Article fort intéressant. La production photovoltaïque d’énergie électrique est, en effet, totalement inadaptée à l’alimentation des grands réseaux de transport et de distribution. J’ajoute l’argument de son inaptitude à participer à la modulation de ces réseaux. Qui produit l’énergie appelée lorsque le Soleil est couché ?

    Bernard ROLET

    Répondre à ce message

  • petite souris • 12/09/2010 - 14:11

    Excellent article !!!

    .... et l’on comprend pourquoi aucun désert n’est déclaré zone protégée ni même classé patrimoine mondial par l’UNESCO...

    Bien évidemment la solidarité est toujours préférable au pillage ! sauf pour les malthusiens ...

    Alors leurs paroles et leurs justifications vaseuses sont bien gentilles mais les vents de sables vont dégrader les panneaux qui resteront inutiles et non biodégradables dans ces lieux.

    Je me souviens des soixantehuitards qui partaient dans le Larzac pour cultiver leurs fruits et légumes et élever leur moutons pour éviter la désertification de cette région abandonnée. Ces mêmes personnes qui sont tout à fait pour ce que préconise le Club de Rome proposent aujourd’hui le contraire de ce qu’ils ont fait ... mais chez les autres !!!

    Enfin, j’espère que mes vols quotidiens de morceaux de fromages pour nourrir mes petits me seront pardonnés....

    Répondre à ce message

  • gdfontaines • 12/09/2010 - 14:05

    Bravo ! retroussons nous les manches, un tel avenir fait de projets de type NAWAPA ne peut que susciter l’enthousiasme et nous inviter à poser rapidement la première pierre : Le GLASS STEAGALL !

    Répondre à ce message

  • bruno • 12/09/2010 - 13:49

    " Beaucoup ont entendu parler de ce projet pharaonique qui prévoit d’installer au Sahara de dizaines de panneaux solaires pour fournir de l’électricité à l’Europe."
    Vous aurez rectifié de vous-mêmes : il s’agit évidemment de dizaines de milliers de panneaux !...

    Répondre à ce message

  • ? • 12/09/2010 - 12:07

    Bonjour,

    C’est exactement de quoi nous débattons sur ce forum marocain, comme quoi la monde est petit...

    http://far-maroc.forumpro.fr/infos-et-nouvelles-nationales-f13/projet-massif-denergie-solaire-eolien-t2346-105.htm

    Bien à vous,

    Répondre à ce message

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