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Attaques sans précédent contre les fondements du traité de Westphalie

La rédaction

On a remarqué, au cours du mois de mars, de nombreuses et virulentes attaques publiques contre le traité de Westphalie, le texte qui mit fin aux guerres de religion de 1618-1648 et établit le cadre juridico-politique de la civilisation occidentale moderne. Les nombreuses références publiques à ce traité trahissent la détermination de certains cercles anglo-américains et de leurs alliés de créer un nouvel ordre mondial néo-impérial, supplantant celui des nations souveraines.

La première vient du Premier ministre britannique Tony Blair, qui a défendu, dans un discours prononcé le 6 mars, la notion d’« intervention militaire préemptive », déclarant : « Avant le 11 septembre, je cherchais déjà une philosophie des relations internationales différente de celle qui domine depuis le traité de Westphalie de 1648, à savoir que les affaires intérieures d’un pays ne concernent que lui et qu’on ne s’y ingère pas, sauf s’il vous menace ou viole un traité, ou si cela comporte une obligation d’alliance. »

De son côté, le comte Otto Lambsdorff, président de la branche européenne de la Commission trilatérale, a signé un commentaire de pleine page dans le Neue Zuercher Zeitung du 27 mars, dans lequel il fustige ce traité interdisant d’intervenir dans les affaires internes de « pays dictatoriaux », comme la Chine. Il estime que la souveraineté nationale énoncée dans le traité de Westphalie encourage le protectionnisme et la protection sociale et entrave le « marché libre » ; et les « sociétés ouvertes », ce qui à son tour représente « une menace à la paix ».

Deux jours plus tard, c’était le tour de l’ancien secrétaire d’Etat américain George Shultz, une des éminences grises des néo-conservateurs au pouvoir à Washington qui contribua beaucoup à la dissolution du système de Bretton Woods, en 1971. Dans un commentaire au Wall Street Journal, il déplorait que le traité de Westphalie ait permis de renforcer la souveraineté d’Etat et de gêner l’ingérence dans les « Etats voyous ».

Rappelons qu’un autre ancien secrétaire d’Etat américain, Henry Kissinger, a déjà proclamé publiquement que le traité de 1648 était « dépassé », par rapport aux crises au Proche et Moyen-Orient.

Le 1er avril, une source d’Europe continentale soulignait que le traité de Westphalie « assurait la souveraineté des nations et l’inviolabilité des traités internationaux. Ces idées furent réaffirmées lors de la conférence de fondation des Nations unies à San Francisco, qui défendit aussi, par le biais du Conseil de sécurité, le concept de "sécurité collective". Franklin Roosevelt le soutenait. Mais ces principes ont été entre-temps bafoués par les Etats-Unis et le Royaume-Uni avec la guerre en Irak et d’autres actions analogues. Ce qui est avoué de plus en plus ouvertement, comme nous l’avons vu dans le discours de Tony Blair. »

La position diamétralement opposée a été réaffirmée le 2 avril par Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller et tête de liste du Mouvement des droits civiques-Solidarité en Allemagne pour les élections européennes. Dans une déclaration intitulée « Les principes de la Paix de Westphalie doivent être défendus à tout prix », elle affirme que ce traité représentait « une percée historique mondiale de premier ordre » et a permis « depuis lors, la fondation du développement de tout le droit international. (...) Il stipule que la base de la politique étrangère n’est pas la revanche, mais l’amour, et que les torts provoqués par des Etats en guerre doivent être pardonnés et oubliés "pour l’amour de la paix". (...) Ce principe fondamental du traité de Westphalie représente aujourd’hui la seule chance de trouver une solution aux terribles crises de guerre de notre planète. (...) Quiconque propose d’éliminer ce principe joue, sciemment, avec une guerre mondiale. » Mme Zepp-LaRouche exige qu’« en Europe, surtout, qui fut frappée par les pires guerres mondiales du XXe siècle, les dirigeants et partis politiques trouvent le courage de dénoncer pour ce qu’elles sont de telles politiques [contraires au traité de Westphalie] ».

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  • MHvK • 03/06/2006 - 17:52

    En instituant le principe de la souveraineté nationale, le traité de Westphalie de 1648 fonde le modernisme politique international. Il officialise une vision analytique et mécaniste du monde comme réseau d’interactions entre des entités indépendantes, fixes et autonomes, appelées "États". Il fonde toute la vision moderne et artificielle du "droit" international. Il a préparé le terreau de tous les nationalismes, de tous les bellicismes et de tous le colonialismes. Les principes de ce traité sont aujourd’hui caduques.
    Ce traité doit impérativement être dépassé : il faut restaurer l’unicité du monde humain et la solidarité de toutes les collectivités humaines, au-delà des États, dans le cadre d’une conscience planétaire. Le monde est redevenu solidaire et unitaire. Les États doivent s’effacer et devenir de simples pourvoyeurs locaux de logistiques infrastructurelles au "juste prix" d’une fiscalité minimale.
    Il faut impérativement éradiquer tous les niveaux intermédiaires entre l’individu et la monde.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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