X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Revue de livre

Balladur-Sarkozy-DSK : La République des malettes

La rédaction

JPEG - 3.6 ko


La République des Mallettes
Enquête sur la principauté française de non-droit
Par Pierre Péan
Editions Fayard,
481 pages, 23 €


Par Mariam Candide

On avait beau croire qu’on connaissait déjà les bas-fonds de notre République, le tableau dressé par Péan dans son dernier ouvrage, d’une République tenue par des malfrats au plus haut niveau de l’Etat, a fini, une fois de plus, par nous révulser. Si l’état où est rendue la France nous fait terriblement de la peine, nous en avons autant pour l’auteur du livre, un journaliste d’investigation de talent, contraint à chercher des liens de cause à effet, dans une situation nationale devenue un véritable cloaque où une petite élite, incestueuse et assistée d’un pouvoir policier démesuré, tient le pays et le met à sac !

Impossible de couvrir ici tous les éléments à charge présentés par Pierre Péan contre certains des principaux acteurs de la vie politique française depuis une trentaine d’années. Les soupçons de corruption d’Edouard Balladur, Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn, Dominique de Villepin et d’autres sont explorés tout au long de ces pages. Aussi, nous nous en tiendrons à quelques exemples qui semblent illustrer l’ampleur du problème.

Personnage central de la République des Mallettes , le dénommé Alexandre Djouhri, un homme dont l’adolescence se fait en marge du grand banditisme à Sarcelles, un homme qui n’a jamais réellement rangé son flingue, un homme à la menace facile qui a su pourtant monter au plus haut de l’Etat.

Dans le gang de la banlieue nord

Mais d’où sort Djouhri ? Né à Saint-Denis en 1959, il grandit à Sarcelles. Adolescent, celui qu’on surnomme « Méda » constitue déjà « une bande d’une quinzaine de jeunes d’origines diverses qui ne rêve que grosses cylindrées, costumes griffés, belles pépées et liasses de billets dans les poches » , le gang de la banlieue Nord. A cette époque, il existe « quelques passerelles entre Sarcelles et le milieu, dont les figures emblématiques sont à l’époque les frères Zemour, appelés "les Z" par le milieu. "David les Yeux-Bleus" (…) et son frère, dit "Jojo le Fou", vont introduire la bande de Méda et Billy dans le faubourg Montmartre, terrain de jeu favori des frères Zemour et du milieu juif pied-noir » , rapporte Péan.
Péan dépeint la violence des relations au sein du pouvoir sarkozyste et la place dorée à laquelle est arrivée Djouhri. Le 13 janvier 2008, dans l’avion qui amène Nicolas Sarkozy à Ryad d’abord, au Qatar et à Abou Dhabi ensuite, celui-ci évoque la guerre qui l’a opposé aux chiraquiens dans l’affaire Clearstream, et pourquoi, en 2004, le « chantier » monté contre lui aurait pu l’empêcher de prendre la tête de l’UMP et de devenir Président. Il « détaille les secrets du complot, fomenté selon lui depuis l’Elysée, mais mis à exécution par un certain Alexandre Djouhri, qui a bien failli avoir sa peau . Et il termine son exposé par : "S’il n’était pas venu à Canossa, il aurait reçu une balle entre les deux yeux !" » Déclaration confirmée par Hervé Morin, qui en atténue la violence.

Ce personnage ayant rejoint la Sarkozie en 2006, Pierre Péan rapporte ses allées et venues lors d’une remise de décorations le 30 juin 2009 à l’Elysée, où se bousculent de nombreuses personnalités. Au moment des petits fours et du champagne et alors que la cérémonie commence à se faire longue, Djouhri s’approche de Philippe Carle, que Péan décrit comme un « homme d’influence, [faisant] partie, avec une dizaine d’autres personnalités, du premier cercle du Président ; il déjeune régulièrement avec lui. Il est également proche de Vincent Bolloré et de Martin Bouygues. »

Les deux hommes, dit Péan, quittent « ensemble la salle de réception (…) et gravissent l’escalier Murat pour se rendre dans la première antichambre, puis la seconde donnant sur le Salon vert et le Salon doré, soit les bureaux du secrétaire général de l’Elysée et du président de la République. Les gardes républicains qu’ils croisent reconnaissent monsieur Alexandre [Djouhri], le saluent discrètement et le laissent aller jusqu’à la porte du Salon vert, bureau de Claude Guéant (…) Monsieur Alexandre entre sans frapper dans le bureau de son ami et en fait les honneurs à Philippe Carle qu’il invite à s’asseoir. Il se dirige ensuite vers le réfrigérateur, en sort une bouteille de champagne, l’ouvre, emplit deux verres, en tend un à son compagnon, interloqué par une telle assurance en ce haut lieu de la République, et trinque avec lui ».

Mais, ce n’est pas qu’aux cérémonies des décorations qu’il est convié. Il participe aux réunions officielles au plus haut niveau, comme lors de la visite de Dmitri Medvedev le 2 mars 2010, où Djouhri amena son ami Henri Proglio, patron d’EDF, qu’il presse de « s’entendre avec le géant russe du nucléaire Rosatom, contre Areva »  ! Il interviendrait aussi dans les grands choix de politique industrielle nationale et aurait même son mot à dire dans la nomination de hauts fonctionnaires et grands patrons…

Djouhri est aussi devenu un proche ami de Claude Guéant, une « intimité » renforcée par la proximité en affaires à Londres, entre Germain, le fils d’Alexandre Djouhri, et Jean-Charles Charki, le gendre de Claude Guéant. Il bénéficie également du soutien sans faille du patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DRCI), Bernard Squarcini.

Mais, et c’est là qu’on voit la nature incestueuse de ces groupes au pouvoir, cet homme devenu si puissant dans la Sarkozie, cet homme qui avait été l’âme damnée de Dominique de Villepin au moment des guerres épiques entre lui-même et Nicolas Sarkozy, continue encore à fréquenter assidûment de Villepin ! Selon Péan, il aurait même voyagé dans l’avion de Djouhri vers Djerba et de Cannes vers Paris, les 14 et 15 août derniers. Relations incestueuses aussi au cœur de l’affaire Clearstream, où deux acteurs clés, Imad Lahoud et Alexandre Djouhri, étaient tous deux traités par François Casanova, n° 2 des RG et proche de Squarcini !

Et Pierre Péan de souligner à quel point tout ce monde a basculé, du sens du service et bien commun lors des Trente Glorieuses, vers l’attitude de « se servir » , typique « d’une oligarchie politico financière affranchie des règles auxquelles se soumettent les citoyens " ordinaires" ».

Qui est Alexandre Djouhri ?

Pierre Péan consacre un chapitre aux manières mafieuses de Djouhri confirmées par beaucoup de témoins. Tel « un important Monsieur Afrique » qui rapportait que lorsqu’il l’avait connu dans les années 1990, « Djouhri tenait à montrer qu’il disposait d’un pistolet dans sa boîte à gants et n’hésitait pas à s’en servir » , ou Anne Meaux, patronne d’ Image 7, qui n’a pas hésité à déposer une main courante, en novembre 2006, suite à des menaces que lui avait adressées un émissaire de Djouhri.

En 2004, alors que les guerres entre sarkozystes et villepinistes battent leur plein, autour de l’affaire Clearstream et autres, Ziad Takieddine, l’homme de tous les coups des balladuriens et des sarkozystes, l’accuse de tentative d’assassinat dans des interviews au Journal du dimanche (30 mai 2010) et au Nouvel Observateur (20 mai 2010). « En 2004, dit-il, j’ai eu un accident de voiture très bizarre en rentrant de la plage à Moustique. Je ne me souviens de rien, j’ai été dans le coma, donné pour mort. Depuis, on m’a montré une note des services de renseignements indiquant qu’on avait voulu m’assassiner. Cette note désigne les commanditaires. »

Autre personnalité qui s’est plainte des menaces de Djouhri, l’ancien conseiller à la justice de Nicolas Sarkozy, Patrick Ouart, qui a adressé à L’Express une note confirmant qu’en octobre 2009, « deux personnes dignes de foi l’avaient avisé que M. Djouhri proférait à son encontre de vifs reproches et des menaces, l’imprécateur ayant été jusqu’à proférer "qu’en l’état de son embonpoint, il serait difficile à rater" »  !

Toutes ces personnalités prodiguèrent moult conseils de prudence à Pierre Péan face au dit personnage. Et Péan de rapporter qu’avant même d’avoir décidé de lui consacrer un livre, il est déjà à la manœuvre, proférant des menaces, via des émissaires, et alertant tout la cour de la Sarkozie, Alain Bauer, franc-maçon et spécialiste de la sécurité, Xavier Raufer, célèbre criminologue, Stéphane Fouks, président de l’agence Euro RSCG – la même qu’emploie Ramzi Khiroun, proche de DSK – et d’autres, sur la mise en chantier d’un livre qui n’existait pas du tout à l’époque.

Restons encore un peu sur ces réseaux dits « tangentiels » . Péan cite l’article de Raphaëlle Bacqué dans Le Monde du 26 avril 2011, où elle rapporte ce qui s’est passé à Paris Match quelques jours plutôt, quand deux journalistes proposèrent d’évoquer l’inexistant livre de Péan : « En vingt-quatre heures, leur article a été purement et simplement annulé. En guise d’explication, il leur a été dit que Ramzi Khiroun, communicant venu d’Euro RSCG, conseiller de Dominique Strauss-Kahn, mais aussi porte-parole d’Arnaud Lagardère et membre du comité exécutif du groupe Lagardère, dont la filiale Hachette Filipacchi Médias possède l’hebdomadaire, était intervenu pour empêcher la publication de l’article »  !

Djouhri et Veolia

Parmi les découvertes les plus macabres que l’on fait dans cet ouvrage, celle de la relation de M. Djouhri avec Henri Proglio, à la tête de notre admirable EDF.

« ‘Tais-toi : tu es le soldat, je suis le général….’ Qui s’exprime ainsi au restaurant du George V, ce 3 juin 2004 ? Le tout puissant Alexandre Djouhri (…). Qui baisse les yeux, le regard rivé sur son assiette ? Henri Proglio, alors président du groupe Veolia et futur président d’EDF » ! Ces remarques furent faites au cours d’un déjeuner convoqué pour la constitution d‘une société, Veolia Middle East. Parmi les convives, Mohamed Ayachi Ajroudi, homme d’affaires tunisien vivant en Arabie saoudite.

Au cours du déjeuner, Ajroudi propose de constituer la société sur la base de 49% du capital détenu par lui et 51% par le groupe Veolia. « De but en blanc , reprend Péan, Alexandre Djouhri demande à Ajroudi de lui rétrocéder gratuitement 20% des actions  », au prétexte qu’il est « incontournable, que rien ne peut se faire sans lui chez Veolia, parce qu’il détient déjà 8% du capital du groupe : « Je maîtrise tout : j’ai 8%, sans moi rien n’est possible… »  Ajroudi refuse, et lorsqu’il tente de se procurer 20% des actions encore détenues par Vivendi, chez Veolia, s’organise une résistance contre cet intrus, coups de poings sur la figure et menaces de mort y compris…

La République salie, la république piétinée. N’hésitez plus ; c’est le moment d’agir.

Voir les 3 commentaires

  • michel49 • 06/10/2011 - 09:45

    On ne peut s’empêcher de rapprocher celà des affaires de corruption dans la police ou la magistrature : à force de voir ceux qui les commandent rivaliser dans la crapulerie, l’un de nos ministres -Juppé- etant lui-même un repris de justice, les fonctionnaires les plus solides finissent par se laisser contaminer par le climat déletère qui regne dans les hautes spheres.

    Répondre à ce message

  • EDITH • 05/10/2011 - 16:43

    NOUS NE SOMMES PLUS AU CINEMA OU DANS UN FILM DE SCORSESE MAIS DANS LA VIE TOUT COURT. PAR CONTRE JE M’ETONNE QUE L’ ON EN AI PAS PARLE AVANT ,CAR MEME DU TEMPS DE MITTERAND ET GISCARD C’ETAIT DEJA A LA MODE. ILS NE CHANGERONT JAMAIS , TOUS LES GOUVERNEMENTS D’EUROPE OCCIDENTALE ET MEME DU MONDE SONT POURRIS, C’EST POUR CELA QU’ILS VEULENT QUE L’ON PARTE EN GUERRE .ILS CONSTRUISENT DES DRONES PAR MILLIERS POUR MIEUX NOUS ASSERVIR ET COMME LES REBELLES SONT DIVISES (MOUVEMENT DES INDIGNES ,ANONYMOUS,REOPEN 911 etc..) CELA PEUT CONTINUER JUSQU’A LA FIN DU DERNIER HUMAIN BIEN PEUREUX ET LACHE A MOINS ,AU MIRACLE ,QU’ILS SE REVEILLENT QUAND ILS ENTENDRONT JACQUES DANS LES MEDIAS COMMISSION PECORA !!!

    Répondre à ce message

  • ? • 05/10/2011 - 11:11

    Nous devons nous élever de toutes nos forces et inlassablement contre les envahissements de toutes les barbaries. Charles Peguy

    La France ! La France outragée ! La France brisée ! La France martyrisée ! mais la France libérée ! libérée par elle-même, libérée par son peuple .....avec l’appui et le concours de la France tout entière, de la France qui se bat, de la seule France, de la vraie France, de la France éternelle.

    http://gaullisme.fr/39liberation_pa...

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard