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Bankrun et Grexit

La rédaction

Le 18 mai 2012 (Nouvelle Solidarité) – Les banques européennes, aux prises avec peut-être quelque 5 000 milliards d’euros de mauvaises dettes, ont commencé ces jours-ci leur descente dans l’abysse d’un nouveau crash bancaire couvrant l’ensemble de l’eurozone.

Selon les délibérations du Comité de politique monétaire de la Fed américaine du mois d’avril, rendues publiques le 16 mai, plusieurs membres siégeant au Comité avaient déjà commencé à s’agiter pour que la Fed prépare une nouvelle vague d’achat d’actifs si jamais les banques de l’eurozone continuaient à voir leur situation s’aggraver.

Celle de JP Morgan Chase aux Etat-Unis s’est entre-temps déjà dégradée, avec la croissance des pertes liées aux prises de position de la banque de 100 milliards de dollars sur les marchés de Londres. Plusieurs sources financières ont confié au New York Times que les pertes de JPM/Chase, s’élevant à l’origine à 2 milliards de dollars, s’étaient alourdies jusqu’à 3 sinon 4 milliards. Le PDG avait estimé que les pertes « pourraient doubler au cours des deux prochains trimestres », mais le doublement a eu lieu sur une période de 4 jours d’activité seulement, en chemin vers une vingtaine de milliards de pertes au total.

En Espagne, Bankia, qui avait été nationalisée il y a seulement deux semaines, est en chute libre, ayant perdu 1 milliards d’euros de dépôts, ainsi que 30% de la valeur de son action en quelques jours. L’agence Moody’s a rabaissé la note de 16 grandes banques espagnoles de plusieurs crans, ainsi que celle de Santander UK PLC, la branche londonienne de Banco Santander SA en Espagne.

Le Premier ministre Mariano Rajoy a averti que l’Espagne pouvait, comme la Grèce et l’Irlande, se trouver dans l’impossibilité de soulever les fonds nécessaires sur les marchés, après que les taux sur la dette à dix ans aient largement dépassé la barre des 6% jeudi, atteignant 6,335%.

En Grèce, les quatre plus grandes banques ont subi une saignée de 1,3 milliards d’euro sur deux jours, sous la forme de retraits de dépôts, forçant le gouvernement intérimaire à débloquer 18 milliards d’euros pour les « recapitaliser ». Celles-ci avaient été privées, à la demande du FMI et des puissances financières européennes, des services de liquidité de la BCE, de manière à forcer les Grecs à voter dans la « bonne » direction lors de la prochaine élection législative, prévue maintenant pour le 17 juin.

Des sources rapportent que le sommet du G8 sera entièrement consacré à la situation bancaire européenne, où Barack Obama est censé dispenser ses ordres, en particulier à la chancelière Angela Merkel pour maintenir la zone Euro à tout prix.

Pourtant, comme le rapporte Le Nouvel Economiste dans un article exhaustif consacré à Glass-Steagall, « l’idée, façon Glass Steagall Act de 1933 aux Etats-Unis, consistant à séparer les volatiles activités de marché de la tranquille banque de détail aurait du sens en période de marasme financier » (…) et « encore plus de sens depuis que la Grèce, en fuite sur une mer déchaînée après les élections qui ont fait imploser la coalition au pouvoir, fait à nouveau peser une énorme pression sur les banques européennes. »

Effectivement, la seule manière de résoudre le problème serait de faire adopter une réforme de type Glass-Steagall dans les pays européens et aux Etats-Unis simultanément, en assignant les obligations d’Etat aux banques d’affaires et en réorganisant la dette de pays comme la Grèce pendant que l’on protégerait les dépôts du côté des banques de dépôts et de crédit.

Quant au « volet croissance » défendu par François Hollande, celui-ci n’a de sens que s’il implique l’annulation d’une grande partie de créances illégitimes et la mise en place d’un système de crédit productif publique capable de remplacer la doctrine monétariste des dernières décennies, couplée à une politique de grands projets d’infrastructure capable de transformer la donne dans le domaine de « l’économie physique ».

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  • ? • 19/05/2012 - 10:14

    le 18 juin 2012 est le 200° anniversaire de la bataille de Waterloo...

    Répondre à ce message

  • batman2012 • 19/05/2012 - 13:15

     :->Les Grandes Banques françaises ont dans leurs actifs entre 25% et 30% de créances de dettes Grecques. il serait totalement utopiste de croire que la mise en faillite de la Grèce, qui va avoir lieu sous peu, serait sans impact sur les banques françaises ,
    rien qu´avec le BANKRUN de vidage massif par les particuliers de leur argent déposé dans les banques grecques la Grèce va vers le chaos, et sera forcée contre toutes les annonces du couple Merkel-Hollande de se mettre en faillite et de sortir de l´Europe ceci sous très peu de temps. Ce qui signifie qu´après les nouvelles élections législatives grecques qui ne sont qu ´un subterfuge et qui verra de nouveau une poussée des partis extrémistes , le nouveau gouvernement Grec refusera de payer la dette souveraine de l´État après avoir quitté l´Euro-zone et être revenu à la monnaie Dragme.
    On comprend mieux pourquoi Hollande et Merkel souhaitent à tout prix que la Grèce reste dans l´Euro-zone , sinon ca veut dire quoi ? :
    Ca veut dire une sorte de BankRun en cascade de type théorie des dominos car les banques sont toutes pro-actionnaires les unes des autres, et possèdent entre elles mutuellement des parts de capital des unes et des autres ceci de façon étroitement imbriquée, et ceci sans tenir compte des placements spéculatifs qui eux sont un autre aspect du problème,
    en France par exemple la trop fameuse ´´SocGen´´ bien connue et qui a investi dans tous les coups tordus et juteux depuis les Subprimes, où rappelons le elle a failli être démantibulée suite à sa quasi-faillite en 2008, et qui fut sauvée in extremis par SARKOSY qui a fait payer la note aux citoyens français, et bien la SocGen n´a en réalité que seulement 8% de son actif concrètement dans ses caisses, tout le reste est du virtuel, et est en grande partie ( environs 60% ) constitué de créances toxiques dont des créances de dettes Grecques et Italiennes. Ne nous y trompons pas après la sortie de la Grèce de la Zone Euro ce sera pour les Grandes Banques Françaises un véritable coup de massues, car elles vont perdre environs 30% de leur actif, et vont soit devoir faire payer la note a leurs clients ,soit à l´État français ,
    c´est à dire aux citoyens français, et si par malheur
    l´Espagne tombe et L´italie tombe aussi, et bien ce sera un véritable château de carte en cascade pour les banques françaises. Quand à ceux qui ont un peu
    d´argent et qui espèrent que l´État leur garantira jusqu´à 100.000 Euros de capital remboursé en cas de faillite des banques françaises, il suffit de réfléchir un petit peu :
    100.000 Euros multiplié par des centaines de milliers de comptes voir par des millions de comptes, fait un total qui dépasse et de très loin la Dette Souveraine de la France, Dette que notre pays n´arrive déjà pas à payer,
    alors ne rêvons pas , en cas de faillite indirecte et collatérale des banques françaises, l´État ne pourra JAMAIS rembourser les particuliers, et ceci non pas par mauvaise volonté, mais tout simplement parce qu ´il n´en n´aura absolument pas les moyens concrets de le faire. :-> :-> :->

    Répondre à ce message

  • petite souris • 18/05/2012 - 22:41

    La descente dans l’abysse d’un nouveau crash bancaire commence....
    .... et cette descente là risque d’être rapide et vertigineuse !!!
    Une vraie piste noire avec un de ces murs !

    C’est le moment où jamais pour la France d’être un exemple à suivre, un phare pour le monde, en ayant le courage de couper immédiatement les banques en 2 ...
    ... mais nous sommes en période électorale ... not’nouveau président ne fera donc rien avant le 18 juin !!!

    ... et pendant ce temps là, nos candidats, nos militants et sympathisants expliqueront sans relâche cette nécessité d’un monde sans la City ni Wall Street.....

    ... et kisai kavai raison ? Jacques Cheminade dont certains médias ont ridiculisé le propos, on a toujours tort d’avoir raison trop tôt ....

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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