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Branle-bas de combat pour protéger l’économie française

La rédaction

Le 24 octobre 2008—Au cours d’une mobilisation d’urgence digne de temps de guerre, l’Elysée tente de colmater toutes les brèches ouvertes par le krach financier en cours. Avant d’en venir à notre analyse, faisant le tour des projets. La première urgence, a expliqué Nicolas Sarkozy lors de son intervention le 23 octobre à Argonay, était d’assurer la circulation du crédit à toute l’économie. En effet, le crédit étant à l’économie, ce que le sang est au corps, la contraction brutale du crédit qui s’est installée depuis le début de la crise et surtout, depuis la faillite de la banque Lehmann Brothers, peut aboutir en quelques jours à l’asphyxie totale du système.

C’est pour y faire face que l’Etat a pris deux mesures :

  1. l’injection dans le capital de 6 principales banques françaises, de 10.5 milliards d’euros pris dans les caisses de la nouvellement créée SPPE (Société pour la prise des participations de l’Etat), en échange d’une augmentation des crédits étendus par ces banques aux entreprises à hauteur de 75 milliards d’euros, et
  2. l’orientation des excédants de la collecte sur les placements garantis par l’Etat (Livret d’épargne populaire (LEP) et Livret de développement durable (LDD) pour un montant de 22 million d’euros.

Comment assurer cependant que les banques répercuteront réellement cet argent sur les PME et les particuliers, voilà le dilemme non seulement du président français mais de la plupart des responsables des pays du secteur avancé frappés de plein fouet par la crise. Il n’a pas été difficile au gouvernement de trouver dans la besace de notre très centralisateur héritage national, les moyens pour y parvenir. Un médiateur du crédit a été nommé en la personne de René Ricol. Celui-ci pourra compter sur les bataillons de préfets et de trésoriers-payeurs pour contrôler, département par département, que les banques s’acquittent effectivement de cette tâche, et pour répondre à toute demande de crédit des entreprises.

Au-delà, Nicolas Sarkozy a annoncé surtout des mesures de soutien à l’investissement pour faire face au ralentissement qui se manifeste d’ores et déjà dans l’économie – 40 000 chômeurs en plus au mois d’août, baisse des missions intérimaires de 10% depuis la rentrée et 17.3% faillites en plus au troisième trimestre. La première, l’annulation pure et simple, de la taxe professionnelle sur tous les investissements nouveaux engagés d’ici janvier 2010. Déterminée par un calcul qui inclut la valeur ajoutée, l’investissement et le foncier, cette taxe est particulièrement pénalisante pour l’entrepreneur. Mais, elle constitue l’une de sources de survie principale pour les communes. Le manque à gagner par l’Etat s’élèvera à 1 milliard d’euros.

Deuxième mesure, bien plus spectaculaire, l’annonce que l’Etat mettra 175 milliards d’euros dans des interventions directes dans l’économie, dans les trois ans qui viennent. La priorité ira aux investissements dans l’enseignement supérieur, la recherche, la défense, le transport fluvial, les chemins de fer rapides, et les énergies nouvelles. Font parti des projets annoncés, la poursuite du travail sur le Canal Seine Escaut, le TGV Lyon/Turin, et l’autoroute A86 Bordeaux-Pau.

En dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé la création par la France d’un Fond souverain intitulé « Fond d’investissement public », géré par la Caisse des dépôts et des consignations. A l’Elysée on plancherait sur la fusion de la CDC avec l’Agence des participations de l’Etat (APE) ce qui ferait monter le capital de cette entreprise à 200 milliards d’euros. Le but de ce fonds sera de défendre toute entreprise française, en proie à des tentatives d’OPA par des prédateurs voulant profiter des cours au plus bas de la bourse, ou d’engager d’autres investissements de ce type.

Si ne nous pouvons que soutenir le volontarisme dont fait preuve Nicolas Sarkozy — les coups de boutoirs qu’il assena aux axiomes de l’actuel système selon lesquels la gestion devait être assurée par la seule « dictature des marchés » et par les « experts » furent parmi les meilleurs moments de son discours d’Argonay – ces mesures posent plusieurs types de problèmes.

D’abord, c’est par l’endettement supplémentaire de l’Etat, qu’un certain nombre de ces mesures seront réalisées, ce qui veut dire en dernière analyse, reporter le poids de la crise sur le citoyen. Lorsque ce type de projets se traduit par une relance économique, on peut alors parler d’une situation où « l’on chasse la mauvaise dette, par la bonne », et où la croissance permet à l’Etat de rembourser sa dette et au citoyen de retrouver aussi son épingle du jeu. Ceci présuppose cependant que le système financier aura été purgé au départ.

Car qu’est-ce qui se passe, lorsqu’on injecte du nouveau capital dans les activités saines d’une entreprise criblée des dettes et de surcroit, évoluant dans le contexte de la pire crise financière de temps modernes ?

La faillite de la CAMIF est un exemple de ce qui arrive dans ces cas là. Ces projets pourront fonctionner dans la mesure où il y aura, en même temps, une purge de la dette spéculative et un changement des fondements même du système monétaire dans lequel nous vivons.

Enfin, c’est auprès du marché que l’Etat s’endettera, à des taux d’intérêts élevés qu’il aurait pu éviter entièrement s’il existait encore le « crédit productif public » qui a été au centre de la reconstruction après la IIème guerre mondiale. Pourquoi diantre, aller payer des intérêts aux banques privées, alors que l’Etat pourrait rétablir l’émission de monnaie par la Banque de France, et y emprunter pour les investissements nouveaux, à très long terme et à bas taux d’intérêt ?

Voici un principe des plus élémentaires pour tout pays qui veut construire son économie. Difficile, cependant, à avaler par les banquiers !

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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