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Burkina Faso : le spectre de Thomas Sankara revient hanter la présidence

La rédaction

16 avril 2011 (Nouvelle Solidarité) – La grève de masse s’étend à l’Afrique subsaharienne avec le soulèvement du peuple burkinabé contre son président Blaise Compaoré. Depuis plusieurs jours, le mouvement s’est étendu à l’armée puisque dans de nombreuses villes, des soldats se sont joints aux cortèges contre la hausse des prix alimentaires, alors que la jeunesse est en révolte depuis la mort d’un étudiant lors d’une arrestation en février. Compaoré était arrivé au pouvoir en octobre 1987 avec le soutien de la France de Mitterrand et Chirac, après avoir fait assassiner son ami et camarade révolutionnaire Thomas Sankara, alors que celui-ci tentait d’organiser un Front uni des pays africains contre la dette étrangère.

C’est l’accumulation de 25 années d’injustice qui est la cause de la révolte, comme l’a confié à RFI Ali Sanou, Secrétaire général du Mouvement burkinabé des droits de l’homme et des peuples : « Il y a beaucoup de crimes de sang et de crimes économiques qui sont restés impunis. Nous sommes dans un contexte de vie chère marqué par la paupérisation de plus en plus accrue d’une bonne partie de la population de notre pays ». Il ne manquait plus qu’un déclencheur. A Koudougou, foyer de la résistance, les manifestants défilent avec des pancartes « La Tunisie est à Ouagadougou » et « Le Burkina va avoir son Egypte ».

Face à la colère qui gronde et la défection de ses troupes, jusqu’au sein même de sa garde présidentielle, Compaoré a été contraint de dissoudre son gouvernement. Aujourd’hui, l’avenir du Burkina Faso est incertain, mais pas plus qu’hier. Dès son arrivée au pouvoir, toutes les politiques lancées par Sankara – moratoire sur la dette, protectionnisme, émancipation des femmes, transfert technologique, lutte contre la corruption, etc. – ont été stoppées et le pays est rentré dans le rang néo-colonial.

Mais comme l’a dit Thomas Sankara dans son discours d’Addis Abeba contre la dette du 29 juillet 1987, s’en prenant aux prédateurs financiers : « Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe ». A l’heure où le FMI saigne les peuples grecs, irlandais et portugais, et où les spéculateurs ont été renfloués des deux côtés de l’Atlantique par les banques centrales et les gouvernements, son appel à libérer les pays africains du joug monétaire international est de portée universelle : « la dette ne peut pas être remboursée. La dette ne peut pas être remboursée parce que d’abord si nous ne payons pas, nos bailleurs de fonds ne mourront pas. Soyons-en surs. Par contre si nous payons, c’est nous qui allons mourir. Soyons-en surs également. Ceux qui nous ont conduits à l’endettement ont joué comme au casino. Tant qu’ils gagnaient, il n’y avait point de débat. Maintenant qu’ils perdent au jeu, ils nous exigent le remboursement. Et on parle de crise. Non, Monsieur le président, ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue. »

Aujourd’hui, la « bombe de la dette » est mondiale et bien plus explosive qu’alors. Le soulèvement des peuples à travers le monde doit mener à la mise en liquidation de toutes les dettes illégitimes – publiques comme privées – issues des paris financiers ; c’est le prix à payer pour que la vie continue...


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Voir les 3 commentaires

  • ? • 28/11/2012 - 14:19

    une révolution a besoin d un peuple convaincu et non d un peuple vaincu ; ici tout est mis a nu donc , que tous ceux qui sont décider a libérer leur peuple des des griffes de ces maudits rapaces se lèvent car il est temps . il faut rester uni partout dans le monde car l impérialisme est uni et il agis avec l aide de ceux qui sont exploités . alors il faut que nous les exploités nous refusons notre aide . c est simple

    Répondre à ce message

  • vincent • 15/10/2011 - 05:19

    Je suis ici à Abidjan qui n’est plus la mëme. J’aimerai remercier tous les sénégalais et surtout le plus valeureux de tous le politologue Aziz Salmone Fall qui avec la Campagne Internationale Justice pour Sankara et sa vingtaine d"Avocats luttent contre l’impunité. Merci Monsieur Sagna et Roland pour les informations. les burkinabé n’ont mëme pas le courage de commémorer, mais un jour ils comprendront combien l’Afrique leur envie cet homme simple et intèegre qui aimait tant l’Afique qu’il est mrt pour elle. A bas Blaise, non à lA francafrique, vive l’amitié ivoiro-burkinabé, vive le panafricanisme

    Répondre à ce message

  • petite souris • 19/04/2011 - 00:08

    Ils ont joué, ils ont perdu, c’est la règle du jeu. Et la vie continue.

    Ne pas plus payer la dette ! Et la vie continue.

    ... et ceci est valable pour tous les pays d’Afrique, d’Asie, des Amériques et d’Europe ! Et la vie continue.

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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