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Bush, McCain et leur position contre l’« axe du mal »

La rédaction

La raison principale pour laquelle George W. Bush s’est engagé dans une fuite en avant contre l’« axe du mal », réside dans la désintégration du système économique et financier international. Cependant, il y a deux facteurs politiques interreliés qui aggravent cette inclination belliqueuse : la faillite d’Enron et les ambitions politiques du sénateur républicain de l’Arizona John McCain.

Comme nous l’avons écrit la semaine dernière, le scandale concernant le géant énergétique du Texas est exploité par des éléments impliqués dans la tentative de coup d’Etat aux Etats-Unis. Leur objectif est d’exercer un chantage sur Bush afin qu’il abandonne sa relative retenue et se lance, désormais, dans des aventures militaires les plus insensées. John McCain est l’un de ceux qui ont publiquement accusé Bush d’avoir été mêlé à des affaires douteuses avec la direction d’Enron.

Toute ceci doit être vu en considérant deux aspects. D’abord, McCain a entièrement adopté la ligne confrontationiste défendue par Huntington et Brzezinski. Lors de la réunion de la Wehrkunde à Munich, son discours a été le plus provocateur de toute la délégation américaine, faisant paraître ceux du numéro deux du Pentagone Paul Wolfowitz et du sénateur Joseph Lieberman plutôt modérés. Au Sénat, en alliance avec Wolfowitz et de Richard Perle (directeur du Defense Policy Board), McCain et Lieberman ont été les partisans les plus acharnés de la loi prévoyant le financement du corrompu et désuni « Iraqi National Congress », ce que certains présentent comme étant le « mouvement irakien de libération » contre Saddam Hussein.

De plus, McCain laisse entendre qu’il se prépare à briguer la présidence américaine en 2004, peut-être à la tête d’un troisième parti « indépendant ». Le magazine New Yorker du 4 février mentionne, dans ce contexte, le précédent de Theodore Roosevelt, un impérialiste convaincu qui, en 1912, forma un troisième parti (« Bull Moose Party »), assurant la victoire électorale de l’instable Woodrow Wilson. Plus près de nous, on peut se rappeller de la candidature indépendante de Ross Perot en 1992, qui a fortement contribué à la défaite de George Bush Sr.

Quoi qu’il en soit, McCain a déjà formé un comité d’action politique baptisé « Straight Talk America » et il est question de produire une version cinématographique de son autobiographie. Selon le New Yorker, il utilise cette campagne pour amener Bush à commencer la « Phase II » de la guerre qui viserait l’Irak et d’autres « Etats voyous », tout en se tenant prêt, au premier signe de « faiblesse » de Bush dans la guerre au terrorisme, à lancer pour de bon sa candidature.

Toujours selon le New Yorker, McCain agirait en coopération avec le Democratic Leadership Council, le comité qui fait circuler les idées conservatrices de Lieberman et d’Al Gore au sein du Parti démocrate. En outre, avant leur prestation à la Wehrkunde, les sénateurs McCain et Lieberman avaient effectué une tournée conjointe en Afghanistan et en Asie centrale.

Lors de la campagne de McCain pour l’investiture présidentielle républicaine en 2000, son principal conseiller de campagne était Marshall Wittmann, ancien dirigeant de la Christian Coalition, l’organisation qui chapeaute les fondamentalistes chrétiens et la très conservatrice Heritage Foundation. Aujourd’hui, Wittman publie une lettre d’informations online intitulée The Bull Moose et qui promeut la candidature de McCain. Cette lettre a notamment émis l’idée selon laquelle la solution au monde de l’après 11 septembre, c’est un soutien à Israël dans le cadre d’une alliance contre l’Iran, l’Irak et « les autres Etats voyous du monde. (...) Si Israël a le sentiment d’être menacé, une action préventive sera entreprise. Les Etats-Unis doivent être prêts à soutenir Israël si une telle attaque est jugée nécessaire . »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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Jacques Cheminade
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