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CONPLAN 8022 Les Etats-Unis préparent des frappes nucléaires préventives

La rédaction

Cet article est exceptionnellement tiré de l’édition du 3 juin 2005 de Nouvelle Solidarité.

par Jeffrey Steinberg

Soixante ans après les bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki, les Etats-Unis reviennent sur leur politique d’après-guerre, ne s’interdisant plus une première frappe nucléaire. Les « mini-bombes » pouvant servir à frapper l’Iran ou la Corée du Nord seraient déjà déployables.

Le gouvernement américain a d’ores et déjà arrêté des plans d’urgence prévoyant l’utilisation d’armes nucléaires dans des attaques préemptives contre au moins deux pays, l’Iran et la Corée du Nord. Le nouveau plan de « frappe globale » a été dévoilé dans le Washington Post du 15 mai par William Arkin, un ancien analyste du renseignement de l’Armée. Les grandes lignes de ses conclusions nous ont été confi rmées par de hauts responsables du renseignement américain, qui établissent un lien entre ce nouveau plan et l’échec des bombardements conventionnels massifs en Afghanistan et en Irak, ainsi que la désastreuse occupation de l’Irak.

La guerre d’Afghanistan fournit à l’aviation américaine l’occasion de tester, sur le terrain, des bombes anti-bunkers conventionnelles de forte puissance, censées pénétrer et faire exploser des cibles souterraines en béton. Mais il semblerait qu’en arrivant sur place pour constater les dégâts, les troupes américaines ont découvert que les bunkers des talibans et d’Al-Qaida dans les montagnes étaient toujours, pour l’essentiel, intactes.

Ensuite, la débâcle en Irak a mis en évidence d’autres vulnérabilités de l’armée américaine. Il apparaît donc clairement aujourd’hui que l’ancienne doctrine militaire américaine, basée sur la capacité de mener simultanément deux confl its prolongés, ne tient plus. Un officier du renseignement de haut rang, qui a voulu garder l’anonymat, a confi rmé que « de tels engagements ne sont plus possibles, comme le montre l’occupation de l’Irak. On s’oriente donc de plus en plus vers une doctrine de guerres éclairs. Sinon, le statut de l’Amérique en tant que dernière superpuissance globale perdrait toute crédibilité. » Le nouveau plan de frappe globale se base sur l’« illusion » selon laquelle il serait possible de mettre au point des armes nucléaires de faible puissance qui ne contamineraient pas la zone visée et ne provoqueraient pas la mort massive de populations. En outre, cette source estime que lorsque l’on parle d’attaquer la Corée du Nord, cela signifi e, en fi n de compte, une guerre avec la Chine...

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L’Executive Intelligence Review du 27 mai dénonçe la nouvelle doctrine militaire américaine, inspirée par Dick Cheney
CONPLAN 8022

Dans le Washington Post, Arkin présente une chronologie des récentes mesures prises par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en vue d’une guerre nucléaire préemptive. Son aperçu actualise la chronologie publiée par l’Executive Intelligence Review le 7 mars 2003, qui mentionnait en outre le rôle crucial joué par Dick Cheney et John Bolton dans la nouvelle doctrine. Arkin écrit : « Au début de l’été dernier [2004], le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a approuvé un ordre hautement secret, l’"Interim Global Strike Alert Order", qui somme l’Armée de se tenir prête à attaquer des pays hostiles qui mettent au point des armes de destruction massive [ADM], notamment l’Iran et la Corée du Nord. (...) Dans le monde secret de la planification militaire, la "frappe globale" est le terme censé décrire une attaque préemptive spécifi que. Quand les responsables militaires évoquent une frappe globale, ils insistent sur les éléments conventionnels. Cependant, curieusement, elle comprend aussi une option nucléaire qui va à l’encontre des notions traditionnelles du rôle défensif des armes nucléaires. »

Selon Arkin, le projet de frappe globale remonte à une directive présidentielle secrète de janvier 2003, dans laquelle le président Bush dé- fi nissait une frappe globale « sur tout le spectre » comme étant « la capacité de livrer rapidement et à une portée étendue des effets cinétiques de précision (nucléaires et conventionnels) et non-cinétiques (éléments d’opérations spatiales et d’information), en soutien à des objectifs nationaux et de théâtre ». Dès septembre 2002, la « Stratégie de sécurité nationale » avait déjà codifié la doctrine de guerre préemptive et le Strategic Command (Stratcom) avait créé une division intérimaire de frappe globale chargée de mettre au point les plans en question avant la fi n de 2002. « Le CONPLAN 8022-22, achevé en novembre 2003, prévoyait pour la première fois une capacité de frappe préemptive et offensive contre l’Iran et la Corée du Nord. En janvier 2004, [l’amiral James] Ellis assura le secrétaire à la Défense et le Président que le Stratcom était prêt pour une frappe globale. »

En rendant plus floue la ligne séparant le nucléaire du conventionnel, on augmente le risque de recours (voulu ou non) à l’option nucléaire. Suivant certains éléments du CONPLAN 8022, des bombes anti-bunkers pourraient être utilisées pour éliminer des forteresses de commandement ou des dépôts d’ADM d’Iran et de Corée du Nord. Toujours selon Arkin, le plan pourrait être activé si les Etats-Unis estiment qu’une attaque nucléaire est imminente ou, plus généralement, pour attaquer l’infrastructure des ADM de l’ennemi. Sans prévoir des « bottes au sol », ce plan se base sur des attaques avec des armes de précision, couplées à des opérations à court terme du genre commandos, ce qui réduit considérablement le temps nécessaire pour préparer et lancer une attaque.

Les bombes anti-bunkers déjà déployées ?

Une des questions les plus controversées du projet de frappe globale concerne l’utilisation potentielle d’armes nucléaires anti-bunkers. Dans chaque budget de la défense que l’administration Bush a soumis au Congrès, elle a tenté d’obtenir davantage de fi nancement pour la recherche sur la nouvelle génération d’armes nucléaires miniatures. Cette année, Rumsfeld a demandé plus de huit millions de dollars pour continuer les recherches sur les armes nucléaires robustes de pénétration du sol (RNEP).

Or une nouvelle étude sur ces armes, menée par le National Research Council à la demande du gouvernement, réfute la possibilité qu’elles puissent pénétrer si profondément sous terre que les retombées radioactives à la surface en seraient minimes. La majorité des cibles souterraines ne se trouvent d’ailleurs qu’à 250 mètres de profondeur. Les effets sur les populations civiles, et même sur les soldats américains sur place, seraient donc assurément catastrophiques.

Bien que l’administration Bush- Cheney réclame plus de recherches et de fi nancement pour ces armes, il semble que les bombes anti-bunkers fassent déjà partie intégrante de l’arsenal nucléaire existant. Selon Greg Mello, dirigeant du Los Alamos Study Group, le Pentagone a déjà un stock déployable de bombes B-61 « mod 11 » pouvant être transportées par des bombardiers furtifs ou même des F-16. Le Pentagone prétend que ces bombes plus petites ne représentent qu’une modifi cation des armes nucléaires existantes et n’incorporent pas de nouveaux principes physiques, ce qui lui a permis d’esquiver les clauses interdisant toute R&D sur les armes nucléaires à faible puissance (inférieures à 5 kilotonnes).

Et comme pour mieux lever toute ambiguïté à la thèse des Dr Folamour Bush et Cheney, le Pentagone a rendu publique une doctrine montrant clairement que le gouvernement a déjà intégré l’utilisation d’armes nucléaires dans la conduite de la guerre conventionnelle (Doctrine for Joint Nuclear Operations, Joint Publication 3-12). L’Executive Summary énonce : « Dans de nombreuses éventualités, les capacités conventionnelles existantes et émergentes répondront aux besoins envisagés ; cependant, dans d’autres cas, la réponse la plus appropriée pourrait inclure l’utilisation d’armes nucléaires américaines. Intégrer les attaques conventionnelles et nucléaires garantira l’utilisation la plus effi cace de la force et fournira aux dirigeants américains une plus large palette d’options de frappe pour parer aux éventualités immédiates. L’intégration des forces conventionnelles et nucléaires est donc importante pour la réussite de toute stratégie globale. » Et plus loin : « Les Etats-Unis ne font pas de déclarations formelles défi nissant les circonstances dans lesquelles ils auraient recours à des armes nucléaires (...) afi n de créer un doute dans l’esprit des adversaires potentiels, les dissuadant de commettre des actes hostiles. »

Jusqu’à l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche, l’Amérique s’interdisait toute première frappe nucléaire contre des Etats n’ayant pas d’arsenaux nucléaires. Aujourd’hui, George Shultz, Dick Cheney, John Bolton, etc. exercent un chantage nucléaire contre tous les pays, sachant que la présidence est occupée par un homme totalement instable mentalement.

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