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Californie : de la crise énergétique à la crise bancaire ?

La rédaction

Les commentaires inhabituels exprimés par le président de la Fed de New York, William McDonough, lors d’une réunion du Parlement européen à Bruxelles le 23 janvier, indiquent à quel point les banquiers centraux craignent que la crise énergétique californienne ne se transforme en crise bancaire généralisée. McDonough s’est senti obligé de rassurer les Européens sur la « très bonne capitalisation » des banques américaines qui, selon lui, n’ont rien à craindre des retombées de cette crise.

En réalité, les choses sont moins roses que McDonough voudrait bien le faire croire. De source bancaire bien informée, il se pourrait qu’à la mi-février, les deux grands distributeurs d’électricité en Californie, Pacific Gas & Electric (PG&E) et Southern California Edison Corporation (SCE), soient obligés de se mettre en règlement judiciaire. Déjà, au cours des deux dernières semaines, ils n’ont pas pu honorer les intérêts sur une dette combinée de 1,2 milliard de dollars. Au 1er janvier, leurs impayés aux producteurs d’électricité atteignaient 12 milliards de dollars.

Un groupe de vingt-trois banques créancières leur ont concédé une « période de grâce » de deux semaines, espérant qu’entre-temps un renflouement puisse être arrangé. Cependant, face au danger d’un défaut de paiement, elles ont quand même cessé leurs prêts aux deux sociétés à la fin du mois de décembre. Début janvier, les agences de notation Moody’s et Standard & Poors ont rétrogradé leurs obligations au rang d’« obligations pourries ».

La dette totale des deux sociétés, y compris les emprunts contractés avant cette crise extraordinaire, se montent à 20 milliards de dollars, si bien qu’une faillite provoquerait des ondes de choc dans tout le système bancaire. Selon certains analystes financiers, Bank of America et Well Fargo Bank, ayant prêté chacune 6 milliards de dollars aux deux sociétés, seraient les plus exposées, ainsi que la Chase-JP Morgan.

Quand, le 3 janvier, Greenspan a baissé les taux d’un demi-point, certains spécialistes ont avancé que cette décision était en partie motivée par la crise de liquidités imminente de la Bank of America, motif nié à l’époque avec véhémence. Maintenant, l’agence Moody’s fait savoir que sur 54 déclassements d’obligations d’entreprises en janvier, 21 étaient liés à la crise californienne. Si PG&E et SCE font faillite, cela provoquera une crise du crédit qui affectera aussi les banques européennes et asiatiques. Il faut se rappeler qu’à l’automne de 1998, McDonough a supervisé le renflouement du hedge fund LTCM, dont les difficultés avaient failli faire tomber le système financier international, selon le directeur du FMI de l’époque, Michel Camdessus.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

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Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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