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Cascade d’initiatives au Congrès pour dénoncer la politique de guerre de la Maison Blanche

La rédaction

Depuis le discours du président Bush, le 10 janvier, plusieurs résolutions ont été déposées aux deux chambres du Congrès américain s’opposant à une éventuelle attaque contre l’Iran et à l’envoi de renforts en Irak. Au niveau de la Chambre des représentants, citons :

  • Le député républicain Walter Jones a rédigé une résolution précisant qu’aucune disposition de la loi adoptée jusqu’à présent ne peut être interprétée comme une autorisation de recours à la force militaire en Iran. « En l’absence d’état d’urgence national, provoqué par une attaque de l’Iran contre les Etats-Unis, leur territoire ou leurs forces armées, ou l’imminence incontestable d’une telle attaque, le Président s’engage à consulter le Congrès et à obtenir, conformément à la loi, une autorisation spécifique du Congrès avant de recourir à l’utilisation de la force militaire contre l’Iran. » La résolution est co-signée par dix autres députés.
  • Une autre allant dans le même sens, parrainée par Pete DeFazio et 18 co-signataires, affirme que le Président ne doit engager aucune action militaire contre l’Iran sans avoir obtenu préalablement l’approbation du Congrès. Les pouvoirs constitutionnellement accordés au Président en tant que commandant-en-chef de la nation ne l’autorisent pas à outrepasser cette disposition. La résolution précise que l’autorisation votée suite aux attentats du 11 septembre ne permet ni explicitement ni implicitement l’utilisation de la force contre l’Iran, y compris contre son programme nucléaire.
  • Le député John Murtha, président de la sous-commission des Crédits pour la Défense, a présenté à nouveau une résolution datant de 2005, appelant au retrait par étapes de l’Irak ; elle compte 87 co-parrains.
  • Le 17 janvier, les députées Lynn Woolsey, Maxine Waters et Barbare Lee ont déposé un texte très ferme, signé par 14 de leurs collègues, appelant à abroger purement et simplement l’autorisation d’utiliser la force en Irak. Il prévoit également le financement du retrait en six mois des soldats et fournisseurs, ainsi que de l’aide économique et politique pour le gouvernement irakien.

Au niveau du Sénat, signalons :

  • La résolution parrainée par Chris Dodd plafonnerait à 130 000 le nombre de soldats américains présents en Irak, sauf contrordre exprès du Congrès.
  • Celle du sénateur Edward Kennedy limiterait le financement de toute escalade n’ayant pas fait l’objet d’une autorisation préalable du Congrès.
  • Une résolution bipartisane s’opposant à l’envoi de renforts en Irak a déjà été signée par Joseph Biden, président de la commission des Relations extérieures, et par Carl Levin, président de la commission des Forces armées, ainsi que par le républicain Chuck Hagel, ancien combattant de la guerre du Vietnam et candidat présidentiel potentiel. Le texte propose que les Etats-Unis collaborent avec les pays du Moyen-Orient pour développer un processus régional de paix et de réconciliation pour l’Irak.
Le Congrès attaque aussi sur le front des libertés individuelles

Parallèlement aux initiatives portant sur la politique étrangère, la nouvelle majorité démocrate dans les deux Chambres s’en prend aux mesures liberticides et aux violations de la Constitution dont est responsable la Maison Blanche. Le 18 janvier, le ministre de la Justice Alberto Gonzalez a été interrogé pendant quatre heures par la commission Judiciaire du Sénat sur les actions du gouvernement Bush-Cheney, notamment les contrôles exercés au niveau du courrier, la surveillance par le Pentagone et la CIA des données financières personnelles d’Américains, le programme de mise sur écoute de la NSA visant des citoyens américains, les violations des droits des détenus à Guantanamo et d’autres prisons à l’étranger, l’habitude du Président d’interpréter à son idée des lois officiellement adoptées par le Congrès au moment de les signer (signing statements) et le renvoi de procureurs considérés peu malléables. L’ancien président de la Comission, le républicain Arlen Specter, s’est joint à son successeur, le démocrate Patrick Leahy, pour attaquer le gouvernement sur la plupart de ces questions.

Pendant cinq ans, le gouvernement Bush-Cheney a prétendu qu’il ne pouvait soumettre le « programme de surveillance de terroristes » à la supervision de la Cour de surveillance du Renseignement extérieur (FISA), sans compromettre la sécurité des Américains. Or, la veille de cette audition, le ministère de la Justice a affirmé exactement le contraire. Plusieurs sénateurs ont interrogé Gonzalez sur ce revirement. Le sénateur Russ Feingold fit remarquer que selon le gouvernement, « une telle violation de la loi était absolument nécessaire pour défendre le pays » et « mettait même en cause le patriotisme de ceux qui s’y opposaient ». A l’issue de l’audition, le sénateur Leahy a promis de tout faire pour rétablir les droits des détenus.

L’échange le plus houleux eut lieu lorsque Leahy a soulevé le cas de Maher Arar, un citoyen canadien d’origine syrienne arrêté à l’aéroport Kennedy de New York en 2002 puis, au lieu d’être extradé au Canada, emmené en Syrie où il a subi des tortures pendant dix mois. Le gouvernement canadien a présenté ses excuses officielles à Arar, précisant qu’il n’y avait pas lieu de le soupçonner de terrorisme mais, fit remarquer Leahy, le gouvernement américain n’a toujours pas admis qu’il s’agissait d’une erreur. Gonzalez refusa de répondre, prétendant qu’il lui donnerait des explications confidentielles une semaine plus tard. Sur ce, Leahy a explosé : « Nous savions parfaitement que s’il retournait au Canada, il ne serait pas torturé, mais s’il atterrissait en Syrie, il le serait bel et bien. » Quant à l’envoi d’un détenu dans un pays tiers pour être torturé, « vous savez aussi bien que moi que cela s’est produit à de nombreuses occasions ces cinq dernières anneés ».

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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