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Catastrophe en Asie : LaRouche commente la négligence criminelle de l’administration Bush

La rédaction

Le séisme du 26 décembre au large des côtes de Sumatra et le tsunami qu’il a provoqué dans le bassin indien, faisant au moins 150 000 morts et quelque cinq millions de sinistrés, représentent l’une des pires catastrophes de l’histoire humaine connue. Elle nécessite des secours et des efforts de reconstruction internationaux sans précédent. Le 26 décembre 2004 restera sans doute une date dont les conséquences politiques globales dépasseront celle du 11 septembre 2001 et remettra à l’ordre du jour la question d’un nouvel ordre économique mondial juste, totalement éclipsée au cours de ces trois dernières décennies de « globalisation »

Il est désormais établi que le gouvernement américain, en particulier le département d’Etat, était informé de l’imminence du méga-désastre qui s’annonçait dans l’océan Indien, mais n’a pas signalé aux pays riverains le danger qui les guettait avec l’arrivée prochaine du tsunami (raz-de-marée sismique). En commentant ce fait, Lyndon LaRouche a déclaré qu’il s’agissait d’un cas de négligence caractérisé et que si ces pays avaient été dûment informés, on aurait pu sauver des milliers, voire des centaines de milliers, de vies humaines.

Selon une enquête de l’EIR, le US Geological Survey avait informé presque instantanément le département d’Etat de l’enregistrement d’un énorme séisme avec risque de tsunami, mais le département d’Etat n’a pas transmis l’information aux pays concernés. La première information est venue du Centre des opérations du département d’Etat, un bureau de mobilisation fonctionnant 24 heures sur 24 afin de réagir rapidement à toute situation d’urgence. Mais aucune mesure efficace n’a été prise.

Au moment où le raz-de-marée consécutif au séisme frappait la côte nord-ouest de Sumatra (Indonésie), on avait encore le temps d’avertir les autres pays. Il restait environ une heure avant que le tsunami n’atteigne la côte de la Thaïlande, deux à trois heures avant qu’il ne frappe le Sri Lanka et les côtes indiennes et plus de trois heures pour le Bangladesh. En outre, il semblerait qu’une mise en garde du gouvernement américain ait été automatiquement envoyée à la base militaire américaine de Diego Garcia dans l’Océan Indien, au moins une heure avant le déferlement du raz-de-marée. Des terroristes présumés d’Al Qaida sont détenus au large de cette base.

Selon LaRouche, la passivité du département d’Etat est davantage le résultat de son mauvais fonctionnement qu’une décision délibérée. Le vrai problème vient d’une « odeur nauséabonde » émanant de la Maison-Blanche, qui pollue l’ensemble de l’administration, répandant la démoralisation dans toute la branche exécutive, y compris la CIA, l’Armée et le département d’Etat et poussant de nombreux responsables à partir, dégoûtés ; les purges sont dirigées depuis la Maison-Blanche. Les républicains du Congrès polluent, quant à eux, la branche législative, tandis que d’autres, comme le juge Scalia de la Cour suprême, contaminent les tribunaux.

Le 1er janvier, LaRouche a mis l’accent sur le point essentiel : l’inaction du département d’Etat reflète « l’immoralité qui gagne les rangs des hauts fonctionnaires de la branche exécutive », due aux effets du régime Bush-Cheney. Par conséquent, toute mesure corrective doit commencer par là.

LaRouche a dénoncé toute tentative de « minimiser l’importance de ce problème essentiel » ou de détourner l’attention de la menace que représenterait, pour l’ensemble de la planète, ce processus de dégénérescence du gouvernement américain, si clairement mis en évidence dans l’attitude du département d’Etat. Pour lui, les efforts des gouvernements européens pour aider les gouvernements et les populations des pays frappés sont, certes, importants, mais ne doivent pas cacher le fait que le problème principal reste la politique future du gouvernement américain sous Bush et Cheney, telle qu’elle est reflétée dans l’inertie du département d’Etat.

Les ressources que seule la présidence des Etats-Unis peut mobiliser

L’ampleur et l’urgence des secours nécessités par la catastrophe en Asie nécessitent une mobilisation de la présidence américaine. En effet, aucune organisation humanitaire internationale, y compris les Nations unies et les organisations qui leur sont affiliées, n’a les moyens matériels ni l’influence politique nécessaires pour relever ce défi.

En 1994, suite à l’éclatement de la crise des Grands Lacs en Afrique et à l’expulsion d’un million de réfugiés rwandais vers le Zaïre voisin, engendrant une crise humanitaire massive, le président américain Bill Clinton entreprit une vaste intervention de secours international, sous la houlette des Etats-Unis. Le fer de lance de cet effort était un pont aérien permettant de faire parvenir très rapidement dans la zone de crise des ressources logistiques de l’armée américaine. Contrastant avec le silence de plusieurs jours de George W. Bush, l’initiative du président Clinton amena la France et l’Allemagne, bientôt suivies par d’autres nations, à déployer à leur tour des ressources nationales dans la zone de crise.

Comme aujourd’hui, il s’agissait à l’époque d’agir de toute urgence afin d’éviter la propagation d’épidémies comme le choléra, le typhus et la dysenterie suite à la destruction des systèmes sanitaires et de gestion de l’eau, maladies à l’origine d’une mortalité massive. Les organisations humanitaires - toujours à court de personnel, de financement et de ressources logistiques - sont loin de pouvoir réaliser ce que les vastes capacités militaro-logistiques des Etats-Unis peuvent assurer.

Dans les heures qui suivirent la décision de Clinton, en 1994, l’armée américaine acheminait par voie aérienne des systèmes de purification de l’eau qui, avec l’aide du Technische Hilfswerk allemand (THW) et de l’armée française, ont pu assurer en quelques jours la distribution d’eau potable dans les camps de réfugiés de la région de Goma, réduisant ainsi le taux de mortalité très élevé dû au choléra. Le pont militaire américain était conçu pour amener non seulement des secours, mais aussi du matériel de construction et d’autres équipements. Le président Clinton envisageait de poursuivre l’effort en assurant la construction de routes pour transporter la nourriture, les matériaux de construction, etc., nécessaires pour nourrir, loger et soigner un million de réfugiés. Sa politique fut en fin de compte sabotée suite aux énormes pressions politiques provenant d’éléments à l’intérieur du département d’Etat et d’autres gouvernements, craignant pour leurs « intérêts africains ». Néanmoins, l’attitude de Clinton en 1994 contraste fortement avec la négligence de l’administration Bush, alors que se jouait la vie de millions de gens dans le bassin de l’océan Indien.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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