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Certains militaires allemands déplorent les suppositions douteuses et les objectifs discutables

La rédaction

Mgr Walter Mixa, évêque catholique affecté aux forces armées allemandes, a fustigé la décision du gouvernement Schröder d’engager des unités de la Bundeswehr dans la « guerre au terrorisme » en Afghanistan, au Proche-Orient ou dans le nord-est de l’Afrique. Dans des interviews avec l’Agence de presse catholique le 7 novembre et Die Welt le 8 novembre, Mgr Mixa a également dénoncé la conduite actuelle de la guerre en Afghanistan qui est, selon lui, un échec du point de vue militaire, frappant surtout la population civile mais pas les terroristes. Pour Mgr Mixa, « il ne faut pas qu’une « loyauté aveugle à la Nibelungen » envers les Etats-Unis conduise à une situation dans laquelle on écarte toute remarque critique sur la guerre. (...) Il y a une limite à la solidarité ».

Dans Die Welt, Mgr Mixa a réitéré ses critiques : « Il est absolument clair que je rejette le genre de guerre actuellement menée par les Etats-Unis et leurs alliés. » Au lieu de remonter la piste des auteurs réels des attentats terroristes du 11 septembre par « d’autres moyens plus efficaces », les bombardements de l’Afghanistan détruisent l’infrastructure d’un pays pauvre et « renforcent » l’hostilité du monde islamique envers le monde chrétien.

De même, d’autres responsables militaires allemands en retraite ont critiqué l’« aventure » consistant à envoyer des troupes allemandes en Afghanistan ou au Proche-Orient. Par exemple, le général (cr) Klaus Reinhardt, ancien commandant des troupes de la KFOR au Kosovo, a exhorté les Américains à ne pas « sous-estimer les hivers enneigés afghans » ni les « répercussions politiques dans le monde arabe du bombardement continu pendant le Ramadan ». Reinhardt a qualifié d’« idée folle » les plans visant à envoyer des forces spéciales allemandes dans les montagnes afghanes.

Pour le général (cr) Heinz Karst un éventuel déploiement militaire allemand en Afghanistan ou au Proche-Orient reposerait sur des « suppositions douteuses, des objectifs discutables et des moyens insuffisants ». Il a comparé le genre de « loyauté aveugle » dont fait preuve aujourd’hui le gouvernement allemand envers l’administration Bush à celle des Allemands en 1914 envers l’Empire autrichien suite à l’« attaque terroriste » contre l’archiduc Ferdinand, ce qui les conduisit à une désastreuse guerre mondiale.

Pour le général Karst, il ne faut pas écarter les « questions déplaisantes » lorsque « l’enjeu est la guerre ou la paix ». Il a déclaré qu’il convient de répondre aux questions posées par LaRouche sur les circonstances et le contexte des attaques du 11 septembre. En particulier celle-ci : existe-t-il « sur place des Américains qui, dans l’ombre, tirent les ficelles » et entendent provoquer un état de guerre et un régime d’état d’urgence intérieur, dans « une situation comparable à la crise économique mondiale des années 30 ? »

La conséquence visible des événements du 11 septembre, a déclaré le général Karst, est que les Etats-Unis sont désormais en état de guerre. Une expansion des opérations militaires par-delà l’Afghanistan, par exemple contre l’Irak ou le Soudan, ferait naître le danger d’un conflit global entre l’islam et le christianisme. La Bundeswehr, a précisé le général Karst, a été financièrement démunie par les mêmes politiciens qui veulent envoyer des soldats allemands combattre dans une guerre pour laquelle ils ne sont ni préparés ni équipés.

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