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Cheney, Carl Schmitt et la doctrine de l’« exécutif unitaire »

La rédaction

Le 8 janvier, le mouvement de LaRouche a commencé la diffusion à 25 000 exemplaires d’une brochure dénonçant l’effort d’une administration Bush-Cheney battue en brèche pour imposer un régime de « dictature présidentielle ». Parmi les principaux défenseurs actuels de la doctrine d’« exécutif unitaire », on trouve le vice-président Cheney, son chef de cabinet David Addington , le ministre de la Justice Alberto Gonzales, et le juge Samuel Alito, que Bush vient de nommer à la Cour suprême, ainsi que la « Federalist Society ».

Cette doctrine s’appuie sur la triade politico-légaliste chère au juriste attitré des nazis, Carl Schmitt : le Führerprinzip (principe du dirigeant charismatique), le Ausnahmezustand (état d’urgence) et la réduction de toute la politique à un conflit entre « ami » et « ennemi ». Dans ses écrits des années 20 et 30, Carl Schmitt affirme qu’en temps de crise, le chef charismatique incarne la loi et crée la loi, sans être tenu de respecter le droit naturel ni le droit international ou constitutionnel.

Dès le 16 janvier 2001, en commentant la nomination de John Aschroft au ministère de la Justice, Lyndon LaRouche avait averti que l’administration Bush-Cheney s’apprêtait à établir un régime autoritaire de « gestion de crise », recherchant un prétexte de type « incendie du Reichstag » pour le mettre en place. Les attaques du 11 septembre 2001 le lui ont fourni...

Le 20 décembre 2005, lors d’une conférence de presse à bord d’Air Force Two, Cheney se livra à une défense éhontée du pouvoir exécutif absolu pour le président américain, rejetant la « séparation des pouvoirs » mandatée par la Constitution. Il alla même jusqu’à dénoncer comme anticonstitutionnel le « War Powers Act », la loi sur les pouvoirs de guerre qui confère au Congrès la décision de déclarer la guerre ! Il avoua qu’il était arrivé au pouvoir avec la détermination d’éliminer les garde-fous contre un exécutif excessif, votés par le Congrès et décrétés par les présidents Gerald Ford et Jimmy Carter après le scandale du Watergate et les révélations sur l’espionnage illégal de citoyens américains par le gouvernement.

Ferment révolutionnaire en Amérique

Le sentiment pro-destitution qui se répand aux Etats-Unis, principalement alimenté par le rejet de la politique irakienne de l’administration Bush, s’est clairement manifesté lors d’un meeting organisé le 5 janvier par le député démocrate James Moran à Arlington (Virginie), avec le député John Murtha comme invité d’honneur. Plus de mille personnes se sont massées dans une salle bondée, tandis que six cents autres ont dû rebrousser chemin par manque de places. La plupart ont reçu des documents distribués par des jeunes larouchistes et des militants du LaRouchePAC, appelant à « destituer Cheney en premier ! » Alors que les députés comptaient discuter du retrait de l’Irak, et non de la destitution, le public a insisté sur le deuxième thème, faisant remarquer que c’est une mesure importante prévue dans la Constitution. C’était aussi le sujet discuté à un meeting organisé à Boston par le député démocrate Marty Meehan, qui avait voté contre la guerre d’Irak.

Les Américains réagissent, selon LaRouche, « parce qu’ils ont senti l’odeur du nazisme autour de ce gouvernement. Ils n’en veulent pas. Ils font comprendre à leurs élus : "Nous ne voulons pas vivre sous le fascisme". Prenez garde, Rohatyn ! Ils sont prêts à combattre le fascisme, pour arrêter un nouvel Hitler. Ils veulent la destitution. Ils ne capituleront pas devant le fascisme comme les Européens l’ont fait dans les années 30. »

Le chef d’état-major, le général Peter Pace, a reproché à John Murtha de saboter, par ses initiatives, les efforts de recrutement de soldats. En ouvrant le débat sur le retrait d’Irak le 5 janvier, ce dernier avait déclaré : « J’ai dit cela parce que je suis en désaccord avec cette politique, je n’encouragerais pas les gens à s’enrôler. C’est mon opinion personnelle. Il y en a d’autres qui ont trouvé les moyens d’éviter de rejoindre, et c’est bien. C’est une affaire personnelle. »

Murtha aborda de nombreuses questions brûlantes sur l’Irak : le manque de véhicules blindés et autres équipements, le déploiement inapproprié de soldats dans des tâches pour lesquelles ils n’ont pas reçu de formation, le manque de stratégie de sortie, l’effondrement économique en Irak, avec un taux de chômage de 60 %, ainsi que le problème des soins médicaux pour les soldats qui reviennent. Ces problèmes, dit-il, ne sont pas traités « avec des réponses substantielles, seulement de la rhétorique ».

« L’Irak en tant que tel est devenu une affaire totalement politique. Tous les officiers supérieurs sont d’accord avec moi. Nous ne pouvons pas gagner militairement. J’ai donc recommandé le redéploiement dans les plus brefs délais possibles. (...) Pour un certain nombre de raisons, je pense que nous sommes devenus l’ennemi. Et pourquoi sommes-nous devenus l’ennemi ? » A cause d’Abou Ghraib, entre autres.

« Nous devons continuer à intervenir contre une politique à durée indéterminée. (...) On ne peut pas être les gendarmes du monde. » Le rôle du militaire n’est pas de construire une nation, estime Murtha, qui a mentionné une erreur intervenue en même temps que les sévices à Abou Ghraib. « Il y a eu Falludjah, où nous avons chassé 150 000 personnes de leurs maisons. Cela ne nous crée pas que des amis. Il y aussi une guerre de guérilla. (...) Il y a une insurrection en Irak - dont seulement 750 à 1000 insurgés sont des combattants étrangers. Il y a donc des Irakiens qui combattent nos troupes. La seule chose qui puisse unir les Irakiens, c’est [l’opposition à ] l’occupation américaine. (...) »

Quand on lui demanda si le Parti démocrate soutenait sa position, il répondit qu’« un certain nombre de sénateurs qui envisagent de se présenter à la prochaine présidentielle m’ont appelé. Je leur ai dit qu’il n’y a que deux options. La politique de redéploiement, que j’ai suggérée, et celle du Président, qui est de persister sur la même ligne, et vous êtes entre les deux. »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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