X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Cheney accusé de crimes de guerre

La rédaction

Le colonel Lawrence Wilkerson, qui fut un proche collaborateur de Colin Powell pendant seize ans, a récemment accusé Dick Cheney et Donald Rumsfeld de diriger une « cabale » politique opérant en dehors des voies officielles du gouvernement. Lors d’une interview accordée le 29 novembre à l’émission « Today » sur Radio 4 de la BBC, Wilkerson a été encore plus dur vis-à-vis de Cheney, dans des propos qui ont été repris par le Press Trust d’Inde et certains médias britanniques. Peu avant, la même émission avait diffusé une interview de l’ancien ambassadeur Joe Wilson, attaquant l’équipe en place à Washington qui promeut des changements de régime dans le monde.

Au journaliste qui lui demandait si Dick Cheney était coupable de crimes de guerre pour avoir autorisé la torture et la terrorisation de prisonniers, Wilkerson répondit : « Promouvoir la terreur est certainement un crime en vertu du droit américain, et je soupçonne fort que ce soit aussi un crime (...) de droit international ». Il déclara que la planification de la politique à suivre après l’invasion de l’Irak avait été usurpée par le vice-Président, le secrétaire à la Défense et certaines personnes au Pentagone, et qu’elle était tout à fait « inepte et incompétente ». A la question de savoir s’il en rendait Cheney responsable, l’ancien chef de cabinet de Colin Powell au département d’Etat répondit : « Pour ce qui est des deux processus de prises de décision dont j’étais le mieux informé - le mauvais traitement des prisonniers et la politique post-invasion - j’en fais porter la responsabilité directe à Cheney. J’estime que la relation entre MM. Cheney et Rumsfeld est à l’origine de ces deux déboires, en particulier, et comme je constate que le Président ne leur en demande aucuns comptes, du moins jusqu’à présent, je dois donc lui imputer la faute à lui aussi. »

Quant à savoir qui proposait d’abandonner les pratiques habituelles vis-à-vis des prisonniers, Wikerson répondit : « Qui fait actuellement pression sur le Congrès en faveur de l’utilisation de la terreur ? Le vice-président des Etats-Unis. » Comment en est-on arrivé à la pratique de sévices délibérés ? Wilkerson dit qu’il y avait deux parties en présence dans le débat : d’un côté, Colin Powell et Will Taft, qui défendaient l’application des Conventions de Genève, tandis que « l’autre côté était représenté par John Yoo du département de la Justice et Alberto Gonzales [actuel ministre de la Justice]. (...) Sous la protection du vice-Président, le secrétaire à la Défense a commencé à faire ce qu’ils souhaitaient au départ, bien que le Président ait pris une décision allant clairement dans le sens d’un compromis. »

Concernant les « erreurs de renseignement » ayant précédé la guerre d’Irak, Wilkerson dit qu’il « avait soutenu au début l’argument du gouvernement selon lequel on l’avait trompé », mais qu’il avait changé d’avis entre-temps. « Il y a d’une part l’interrogatoire du cheikh al-Libby [un transfuge irakien], dont les aveux ont été obtenus par des techniques autres que celles autorisées par [les Convention de] Genève. C’est [son témoignage] qui a conduit Colin Powell à dire le 5 février 2003 à l’ONU qu’il y avait des contacts substantiels entre al-Qaida et Bagdad. Maintenant, nous savons qu’al-Libby s’est rétracté et nous sommes quasiment sûrs que son témoignage n’était pas valable.

« Mais plus important encore, on sait maintenant que la Defense Intelligence Agency avait exprimé son désaccord avec ce témoignage, avant même que Colin Powell fasse sa présentation. Nous n’avons jamais été mis au courant de [cet avis]. » Il mentionne ensuite la source irakienne surnommée « Curveball », qui avait fourni le renseignement sur les laboratoires biologiques mobiles en Irak, repris par Powell dans son discours : « Le renseignement allemand avait averti la CIA que cette source (...) n’était pas digne de confiance. Alors, vous commencez à réfléchir, à vous demander si les renseignements ont tout simplement été manipulés, s’ils étaient politisés, et triés ; si le peuple américain a été trompé. »

« Comme un chien et son maître »

Le vice-président Dick Cheney est aux abois. La meilleure preuve en est la prestation de sa femme Lynne à la National Public Radio le 30 novembre, où elle a tenté de défendre son mari. Pour ce faire, elle s’est enferrée dans des mensonges pour couvrir ceux de son mari.

Lorsque la journaliste Diane Rehm lui demanda si elle pensait que son mari tentait d’étouffer l’affaire des tortures, Lynne Cheney lui répliqua : « Cette question ne mérite pas de réponse. » A la journaliste qui insistait : « Etes-vous gênée par ce qu’a dit le vice-Président à propos de la torture ? », elle répondit alors : « C’est une question offensante. Tout bonnement incroyable ! »

Mme Cheney déclara ensuite que Dick et elle partageaient les mêmes opinions, et que cette similitude était comparable à celle du chien qui adopte les manières de son maître ! Concernant Saddam Hussein et le 11 septembre, elle affirma que « Dick n’a jamais dit qu’il y avait un lien, parce qu’il n’y en a pas. » En réalité, le vice-Président a parlé officiellement d’une telle relation à maintes reprises, se référant à une rencontre à Prague entre Mohammed Atta et un agent du renseignement irakien. Il a été démontré plus tard qu’aucune rencontre de ce type n’avait jamais eu lieu.

Lorsque la journaliste mentionna le colonel Wilkerson, qui accuse Cheney d’être l’architecte de la politique irakienne, Lynne fit semblant de tomber des nues : « Je n’avais jamais entendu parler de Larry Wilkerson avant qu’il fasse ces déclarations. (...) Le tout est sans fondement. (...) ne mérite aucune réponse. »

Par ailleurs, la femme du vice-Président osa affirmer que le Congrès avait eu accès à tous les renseignements sur les armes de destruction massive (ADM) irakiennes. Rehm ayant fait remarquer que les briefings quotidiens destinés au Président n’avaient pas été portés à la connaissance du Congrès, elle se contenta de répondre que « le Congrès n’a pas profité des informations disponibles ». Sur l’appel du député John Murtha au retrait des forces américaines d’Irak, « Dick et moi le connaissons bien, et il a tort ».

Au cours du débat, un auditeur lui rappela que le vice-Président avait obtenu cinq reports d’incorporation pendant la guerre du Vietnam, tandis que lui-même avait été mobilisé à deux reprises. Il lui demanda combien de membres de sa famille étaient actuellement en Irak ; elle ne répondit pas.

Le soir même, Mme Cheney présenta son dernier livre lors d’une réception aux Archives nationales de Washington. A la surprise de son hôte, l’archiviste Allen Weinstein, elle se lança dans une tirade en faveur de la guerre d’Irak, sans que personne n’ai abordé le sujet, comme le fit remarquer Weinstein. Elle s’en prit ensuite à ses détracteurs et à ceux de son mari.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard