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Chicago2016 : la Maison Blanche prise en plein conflit d’intérêt

La rédaction

6 octobre 2009 (Nouvelle Solidarité) - Non content d’avoir perdu 5 millions d’emplois depuis son investiture en janvier dernier, Barack Obama vient de perdre les Jeux Olympiques de 2016 pour lesquels Chicago était candidate. L’affaire serait relativement secondaire si elle n’était pas entachée d’un conflit d’intérêt flagrant au cœur duquel l’on trouve les plus proches conseillers du Président. Après l’affaire des arrangements secrets entre la Maison Blanche et les lobbies pharmaceutiques et de l’assurance autour de la « réforme » de la santé, ce nouveau scandale révèle la nature fantoche de l’administration Obama.

Le 2 octobre, après avoir passé des journées au téléphone pour tenter de convaincre les membres du jury du Comité international olympique, Barack Obama a fait l’aller-retour Washington-Copenhague dans la journée afin de les inciter par sa présence à choisir Chicago. Mais la visite éclair du président américain semble avoir eu l’effet inverse puisque Chicago a terminé à la 4e et dernière place. Pourquoi une telle débauche d’énergie ? Parce que Chicago est sa ville d’adoption ? Pas seulement. Le comité « à but non-lucratif » Chicago2016 est piloté par les mêmes intérêts privés qui ont porté la candidature Obama en 2008.

Valerie Jarrett, la plus proche conseillère du Président, est au centre du conflit d’intérêt. Amie personnelle et mentor de Barack et Michelle Obama, elle était vice-présidente de Chicago2016. Avant de prendre son poste à la Maison Blanche, Mme Jarrett dirigeait une entreprise de BTP à Chicago, The Habitat Company, qui espérait remporter le contrat pour la construction des 3500 maisons du Village olympique ! Elle est également copropriétaire d’un complexe d’immeubles délabrés (à 90% inoccupés) qui auraient été démolis pour faire place à l’infrastructure des Jeux. Le 1er mai dernier, la Maison Blanche a accordé une dérogation extraordinaire à Valerie Jarrett pour lui permettre de représenter le Président dans le dossier de candidature de Chicago. A la tête du « Chicago Group » à Washington, elle a déclaré à Bloomberg News que la candidature olympique était l’objet de « discussions quotidiennes » à la Maison Blanche.

Le directeur politique de la Maison Blanche, David Axelrod, en est un autre exemple. Sa société, ASK Public Strategies, assurait des missions de relations publiques pour Chicago 2016. Quatre autres membres de Chicago 2016 faisaient partie du comité pour l’investiture d’Obama, dont Penny Pritzker, propriétaire d’hôtels (Hyatt Hotels) considérés comme prioritaires pour le site des Jeux olympiques.

Mais le plus révélateur dans cette histoire, c’est le rôle de Tony Blair et des intérêts fabiens britanniques. C’est après une rencontre le 22 septembre avec l’ancien Premier ministre britannique et éventuel futur Président de l’Europe, que Valerie Jarrett a poussé Obama à se rendre coûte que coûte à Copenhague, quelles que soient la situation intérieure américaine et la réaction de l’opinion.
La communication de Chicago2016 est directement gérée par l’agence Hill & Knowlton, qui avait géré la candidature victorieuse de Londres2012 menée par Tony Blair. Hill & Knowlton est tristement célèbre pour avoir mené la campagne de com’ mensongère qui avait provoqué, en 1990, l’entrée en guerre des Etats-Unis et de leurs alliés contre l’Irak. Hill & Knowlton appartient au groupe britannique de communication WPP et deux de ses principaux dirigeants ont officié dans le cabinet de Tony Blair et dans sa campagne de 1997. Le chef de cabinet d’Obama est aussi lié à cette affaire, puisque le mari de sa principale assistante est un des principaux dirigeants de Hill & Knowlton et était chargé de la candidature Chicago2016.

Si le fiasco politique de Copenhague est avant tout le fruit de ces réseaux, c’est le narcissisme du président lui-même qui a amené le discrédit sur la présidence américaine. En juin 2008, alors qu’il n’était encore que candidat à la candidature démocrate, Barack Obama a expliqué devant la foule assemblée au Washington Park de Chicago, futur site du stade olympique, qu’ « en 2016, mon second mandat touchera à sa fin, et je ne peux rien imaginer de mieux que d’être ici, en tant que Président des Etats-Unis, marchant aux côtés du maire Daley, de Rahm Emanuel, de Dick Durbin et de Valerie Jarrett, et d’annoncer au monde : "Que les jeux commencent !" » Dans sa folie narcissique, Barack Obama pensait que sa simple présence à Copenhague créerait un aura suffisant pour que les membres du jury se sentent touchés par la grâce et décident de voter Obama…euh, non…Chicago. Gageons que sa visite a eu l’effet inverse et que les pays qui n’ont pas de voix dans les institutions internationales ont été d’autant plus motivés pour voter Rio.

Dans ce contexte, il faut s’attendre à ce que la Maison Blanche contre-attaque avec d’autant plus de férocité sur la réforme de la santé. Alors que les deux propositions de loi actuellement en discussion à la Chambre et au Sénat ne passeraient jamais en l’état, en raison des dispositions prévoyant l’instauration d’un Comité indépendant d’experts médicaux pour trier les patients, des sources haut placées à Washington ont indiqué à l’Executive Intelligence Review que la Maison Blanche compte faire adopter deux textes différents dans les deux chambres, puis faire en sorte que le « Conference Committee », qui est chargé de concilier les deux versions en une seule, introduise les changements voulus à huis clos, après le vote.


A lire : Obama poursuit la présidentialisation du régime


Voir les 2 commentaires

  • yann • 07/10/2009 - 12:16

    obamoustache s’est fait tirer les oreilles
    S’il est tombé par terre c’est la faute à wall street.
    Le nez dans le ruisseau c la faute à albion !

    MAYDAY, MAYDAY vous dis-je

    Répondre à ce message

  • Senec • 07/10/2009 - 09:45

    C’est exact. Son élection et les compliments passionnés de ses supporters lui sont déjà montés à la tête. Notons qu’il a cela dans sa nature. Il ne doute pas de lui-même. Il ressemble plutôt à une machine qu’à un homme. Pas d’émotion visible, rien que du texte standardisé et récité comme un texte de thèse ! C’est tout dire.

    Répondre à ce message

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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