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Comme la Grèce, les départements français menacés d’une austérité féroce

La rédaction

12 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) — Parfois se trouve exprimé dans le microcosme un processus qui relève du macrocosme. Ainsi, ce qu’on prépare pour la Grèce, c’est-à-dire sa mise sous tutelle financière, se produit sous nos yeux en région parisienne.

Le jeudi 8 avril, le conseil général de Seine-Saint-Denis, présidé par le socialiste Claude Bartolone, a voté un budget « illégal ». Le département, déjà en mauvaise passe à cause de prêts « toxiques » à taux variables, refuse de réduire ses dépenses économiques, sociales et culturelles et a décidé d’inscrire comme « recette sûre » 75 millions d’euros dûs par l’Etat. Cette somme n’est qu’une petite partie des 240 millions que l’Etat doit au département depuis 2004.

Comme conséquence, le préfet sera amené à saisir la Chambre régionale des comptes (CRC) et cette dernière, dans un délai de deux mois, risque de mettre le département sous tutelle !

Ce n’est qu’un symptôme de plus de la faillite systémique dans laquelle nous plonge la crise financière internationale. D’ailleurs plusieurs départements français accusent l’Etat de ne pas compenser les charges qu’il leur a transférées et jugent leur situation aggravée par la crise et la disparition de la taxe professionnelle. Mardi, sept présidents de conseils généraux, dont deux élus de droite, ont brandi la menace de recourir au Conseil constitutionnel si l’État ne payait pas ses dettes.

Les départements endettés ont de plus en plus mal à s’acquitter du versement de prestations comme le revenu minimum d’insertion (RMI) et celui de solidarité active (RSA), l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) et la prestation de compensation du handicap (PCH).

Depuis plusieurs mois Bartolone a plaidé le dossier auprès du préfet, de Bercy, de Matignon et auprès de l’Elysée, en soulignant que les collectivités locales, qui ne représentent que 9,3% de la dette publique, effectuent 73% des investissements publics !

L’Etat « nous donne chaque année moins de moyens. Nous sommes obligés d’effectuer les dépenses obligatoires qui touchent aux personnes âgées, aux handicapés, au versement du RMI et du RSA », a expliqué Claude Bartolone jeudi à la presse.

« J’entends parfois parler de "budget insincère". Je crois que c’est tout le contraire. Ce qui est insincère, c’est de nier la dette de l’État. Ce qui est insincère c’est de jeter à la vindicte populaire le travail de ces élus, de ces agents qui font vivre la solidarité au quotidien. Ce qui est insincère, c’est de faire croire que l’on baisse la fiscalité au niveau national, tout en forçant les collectivités locales à l’augmenter pour faire face à leurs missions premières. C’est un budget sérieux que nous proposons. Surtout quand on sait qu’en dehors des dépenses obligatoires — intouchables par définition — nous ne pouvions faire des économies que sur les 140 millions d’euros de dépenses dites facultatives. (…)

Alors, qu’on ne s’y trompe pas, les 75 millions inscrits en recettes, ce n’est pas de la désinvolture. C’est un message clair et puissant adressé par la Seine-Saint-Denis au gouvernement : « la balle est dans votre camp ; remboursez votre dette ou prenez vous-même la responsabilité de coupes insupportables dans notre budget ».

Furieux, le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux confirme que « si la Seine-Saint-Denis ne met pas en œuvre les mesures nécessaires, le préfet gérera le budget départemental ».


Dossier : un plan de relance par le crédit productif public, ou la nécessaire transformation de la monnaie en capital


Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 12/04/2010 - 23:39

    Les victimes sont d’abord les populations, qu’elles soient de tel ou tel département.

    Les dirigeants politiques en "responsabilité" de quelque bord qu’ils soient ne sont que des courroies de transmission complices sûrement des conséquences de la crise et parfois des causes quand ils se sont tus en sachant évidemment ce qui allait se passer, Bartolone comme les autres ni plus ni moins.
    Il a juste le petit courage de mettre en évidence cela.

    Mais les victimes seront d’abord et toujours les populations.

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  • Le cavalier orange • 12/04/2010 - 15:55

    En tant que Sequano-dyonisien (c’est-à-dire habitant de seine-saint-denis). Claude Bartolone joue à la victime alors que dans l’émission "c politique" d’hier passée sur France5, il a indiqué que les banques lui avaient offert des titres toxiques alors qu’il était maire du Pré Saint Gervais et qu’il avait refusé sous pretexte qu’il n’y comprenait rien. Les titres toxiques qu’il a souscrit en tant que président du conseil général de Seine-Saint-Denis étaient-ils plus compréhensibles ? Comme d’habitude, les politiques s’enferment dans le monétarisme sans dénoncer le vrai problème même si Bartolone a commencé hier à pointer du doigt le système financier, jamais il ne leur vient à l’esprit le crédit productif public dont on parle tant ici. Je ne vais donc pas m’appitoyer sur son sort par contre celui de la Seine-Saint-Denis m’inquiète... Etant un département très fragilisé, il trainquera le premier de la crise...

    Répondre à ce message

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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