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Comment George W. Bush s’est enrichi

La rédaction

Selon sa déclaration de revenus personnels pour 1998, le gouverneur George W. Bush a gagné cette année-là la somme impressionnante de 18,4 millions de dollars, ce qui représente une augmentation véritablement stupéfiante par rapport aux 271 920 dollars qu’il avait déclarés en 1997. D’où vient la différence ? D’une part, la vente de sa participation dans l’équipe de baseball Texas Rangers lui a rapporté 14,9 millions de dollars et, d’autre part, il a reçu environ trois millions du fonds qui gère ses investissements - bien que ce dernier n’ait lui-même déclaré que 200 000 dollars de revenus l’année précédente.

Si toute la lumière était faite sur l’origine de la richesse de George W. Bush, sa carrière serait fortement compromise. Selon un analyste financier bien informé de New York, plusieurs scandales financiers impliquant le gouverneur du Texas seraient sur le point d’éclater et, dans ce cadre, le nom de « Rainwater » sera bientôt aussi connu que « Whitewater ».

En effet, c’est Richard Rainwater, un milliardaire du Texas, qui a fait du jeune Bush un multimillonnaire ; ayant emprunté 106 000 dollars pour les investir dans les Texas Rangers, Bush allait en tirer 14,9 millions en revendant ses parts en 1998, peu avant le lancement officiel de sa campagne présidentielle. Bien que la famille Bush soit depuis longtemps à la tête d’une grosse fortune, George W. n’avait pas eu beaucoup du succès sur le plan personnel avant que Richard Rainwater et surtout ses associés à la Texas Rangers ne s’intéressent à lui. Ils lui ont en effet attribué gracieusement des actions supplémentaires dans l’équipe à hauteur de 10 %, simplement parce que c’était un « Bush », portant ainsi sa participation de 1,8 % (achetés) à 11,8 %.

Déjà à l’époque, Rainwater avait un passé plutôt douteux. En 1984, il s’était associé à Michael Milken, trader condamné pour délits d’initié et inventeur des obligations-poubelles, dans différentes affaires dont celle du Bass Investment Limited Partnership, qui s’est rapidement transformée en société au capital de 1,2 milliard de dollars. Aujourd’hui encore, des années après la condamnation pour escroquerie de Milken puis sa libération sur parole, ce fonds est toujours en cours de liquidation.

Rainwater se trouvait aussi au centre de l’affaire de Harken Energy. Celle-ci avait été renflouée par le spéculateur George Soros et diverses personnes liées à la Banque de crédit et de commerce international (BCCI), qui joua un rôle important dans les opérations Iran-Contra de trafic de drogue contre armes, supervisées par George Bush père. Harken Energy, une petite compagnie pétrolière dont George W. Bush détenait une importante quantité d’actions, était connue pour ses déboires financiers, avant d’obtenir, comme par miracle, des contrats dans l’émirat du Bahrëin, malgré la concurrence de compagnies beaucoup plus grosses.

Le 22 juin 1990, alors que Bush père était Président des Etats-Unis, le jeune George a cédé 212 140 actions dans Harken pour près de 850 000 dollars. On peut supposer qu’il l’ait fait sur la base d’informations secrètes provenant du gouvernement qui orchestrait à l’époque les événements devant mener, en août 1990, à l’invasion du Koweit par l’Irak, puis à l’opération Tempête du désert. Quelques semaines plus tard, les actions de Harken s’effondraient. Bush s’en était débarrassé à temps et de manière pas tout à fait légale puisque, comme le notait le Wall Street Journal en avril 1991, Bush n’en a informé les autorités de la SEC que huit mois après le dernier délai légal.

Plus récemment, Bush a été impliqué dans une autre affaire douteuse portant sur des centres de soins psychiatriques où l’on retrouve, une fois encore, Richard Rainwater. Le 16 février, Charter Behavioral Health Systems, la plus grande chaîne d’hôpitaux psychiatriques des Etats-Unis, était placé en redressement judiciaire. Le rôle décisif dans cette faillite revenait à la société immobilière de Rainwater, Crescent Real Estate Equities (CREE), dont le gouverneur Bush détenait, jusqu’en 1998, à hauteur d’un million de dollars d’actions.

Fondé en 1969, Charter Behavioral Health Systems a acquis des unités de soins à travers le pays. Au début des années 1990, il appartenait à Magellan Health Services, Inc. En 1995, Rainwater et sa femme, Darla Moore, achetèrent 12,3 % de Magellan pour 69,3 millions de dollars. Deux ans plus tard, à travers la CREE, Rainwater rachetait à Magellan une part de 50 % dans Charter, participation qu’il proposa ensuite de mettre à la disposition de... Magellan, moyennant un « loyer » de 41, 5 millions de dollars par an. Fin 1999, ces arrangements financiers avaient conduit Charter à la faillite.

Selon le plan de redressement judiciaire adopté le 16 février, les actifs des 37 unités en service de Charter sont vendus pour la maigre somme de 24,5 millions de dollars à Crescent Operating/COPI Health Care, Inc. - une filiale de la CREE de Rainwater ! Cette filiale sera affranchie de tous les passifs et dettes précédents. En outre, Crescent Operating/COPI Health Care recevra de Charter, à titre de droits, 20,3 millions de dollars par an - soit presque son prix d’achat !

Le 27 janvier 2000, Charter annonçait la fermeture et la consolidation financière de 33 centres psychiatriques, ainsi que le licenciement de 4800 personnes, alors qu’il y a seulement trois ans, en 1997, elle gérait encore 90 centres répartis dans 27 Etats. Par ailleurs, Columbia/HCA, la plus grande chaîne d’hôpitaux privés des Etats-Unis fondée par Rainwater, a été placée sous enquêtes fédérales et d’Etat pour fausses factures en particulier à l’encontre de patients couverts par Medicare, l’assurance médicale pour les personnes âgées.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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