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Comment les banques cherchent à faire du FESF une pompe à finances

La rédaction

18 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Cinq mois après le début de la crise grecque, les dirigeants de la zone euro ont créé le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Crée pour ne durer que trois ans, son utilisation fut qualifiée « d’hypothétique » par le gouvernement Sarkozy au mois de mai. Pourtant, le FESF, dirigé par l’Allemand Klaus Regling fut activé en juillet avec la création d’une société anonyme basée dans ce paradis fiscal qui s’appelle le Luxembourg.

Pour l’instant, le FESF dispose de très peu d’argent ; il n’a que la capacité de lever 440 milliards d’euros sur les marchés grâce aux garanties des Etats de la zone euro. A cela peuvent s’ajouter 60 milliards d’euros empruntés par la Commission européenne, une fois de plus garantis par les Etats membres. La Commission pourra re-prêter cette somme en urgence et le FMI pourra ajouter 250 milliards s’il le juge nécessaire. Le FESF dispose, auprès des agences de notation, de la meilleure note. Aussi bonne que celle… des Etats-Unis jusqu’à récemment.

Calfeutrer temporairement les brèches pour faire tenir la Grèce, l’Irlande et le Portugal a permis de gagner du temps. Cependant, pour secourir l’Italie et l’Espagne, où les banques françaises sont en première ligne, la force de frappe du FESF manque de puissance.

D’où les demandes pressantes « des marchés » pour « sécuriser » le fonctionnement du FESF, en augmentant ses capacités, une décision pour l’instant totalement exclue par Angela Merkel, sous forte pression d’une opposition venant de sa propre coalition, le FDP et la CDU.

C’est dans ce contexte que le commentaire de John Dizard publié dans le Financial Times du 15 août prends tout son sens. « L’eurocratie », écrit Dizard, « se montre plus disposée qu’avant à écouter des gens ayant de l’expérience dans la restructuration des dettes ». Par exemple, l’équipe qui a conçu le programme Troubled Asset Relief Program (TARP) de Henry Paulson, l’ancien PDG de Goldman Sachs nommé secrétaire au Trésor par George Bush.

La question que se posent les acteurs du marché obligataire, est « comment les 440 milliards du FESF peuvent devenir une banque de renflouement, un TARP européen ».

Ce sera difficile, mais pas impossible, avoue Dizard qui fait l’éloge des avocats excellents de Paulson qui, en coulisse et à l’abri des regards, ont su insérer dans la loi TARP une petite disposition qui l’a transformée en une « pompe à finances pour le système bancaire ».

« Le TARP de 2008 fut écrit avec une spécificité apparente, mais il incorporait des clauses élastiques qui ont permis au Secrétaire au Trésor de le transformer d’un fond achetant des obligations en un moyen pour pomper du capital dans le système bancaire. Comme l’a dit un juriste financier : ’Il y avait un paragraphe au sein de ce projet de loi très long, qui est devenu le centre de l’action et qui n’a jamais été débattu ni même remarqué par le Congrès’. »

« La leçon clé que l’eurocratie aurait du tirer de cet épisode du TARP est qu’un fond de renflouement a besoin absolument d’un mécanisme de financement, d’un boite à cash disponible rapidement… Une fois que le Secrétaire du Trésor Paulson avait mis ses mains dans la loi TARP, les populistes n’ont rien pu faire pour l’empêcher, lui et ses successeurs, de dépenser des centaines de milliards pour acheter des titres aux banques. »

Il ressort aussi de cet article, que les banques espéraient vivement que le FESF allait, en plus de secourir les banques en difficulté, aider toutes les banques à la recherche de capitaux pour la recapitalisation requise pour se conformer à la nouvelle régulation dite de Bâle III. En effet, une des nouvelles prérogatives, accordée au FESF est de fournir des capitaux à des gouvernements qui recapitalisent leurs banques. Cependant, on avait pu croire que cette option visait plutôt une banque de nature « systémique » menacée de faillite et non pas toute banque soumise aux contraintes de Bâle III…

Le problème que « les amis de l’eurocratie au sein du secteur bancaire » voient dans le FESF, continue Dizard, est qu’il s’agit d’un fonds de garantie étendu par les Etats en cas de besoin et pas d’argent directement disponible. La question dans ce contexte est de savoir « comment le programme de recapitalisation pourra voir le jour rapidement » pour recapitaliser les banques. « Il semblerait que vu ces difficultés, la prochaine vague de recapitalisations des banques devra être improvisée nation par nation ». Mais, pas d’inquiétude à avoir, la « Réserve fédérale répondra rapidement aux demandes de la BCE pour avoir de l’argent frais en cas de besoin pour des swaps. Ainsi les marchés monétaires américains pourront laisser leurs dépôts en Europe sans aucune crainte. »

Illusions...

Voir le commentaire

  • petite souris • 19/08/2011 - 23:25

    ... en aucun cas FESF signifie
    Faire des Efforts pour Sauver la France ...

    Hélas ! Hélas ! Hélas !

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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