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Condoleeza Rice ou la nouvelle stratège de campagne de George W. Bush

La rédaction

George W. Bush, candidat présidentiel du Parti républicain, veut donner l’impression qu’il est en rupture avec la politique étrangère et de sécurité nationale de son père, l’ex-président Bush. En réalité, si l’actuel gouverneur du Texas était élu Président, il choisirait une équipe de la même trempe que celle de son père, dont la politique avait été rejetée par les électeurs en 1992.

Lorsque Bush a présenté pour la première fois, lors d’une conférence de presse au printemps 1998 à Austin (Texas), son « équipe idéale » de conseillers, l’ancien secrétaire d’Etat de l’ère Reagan-Bush, George Shultz, y figurait comme directeur du « comité exploratoire » de sa campagne. Aux côtés de Shultz se trouvait Condoleeza (« Condi ») Rice, principale conseillère en politique étrangère du candidat Bush.

Depuis, les médias favorables à Bush s’efforcent de coller à Mme Rice l’image d’une « étoile montante » sur l’horizon diplomatique, certains la voyant même comme la future secrétaire d’Etat. Elle est présentée comme une jeune universitaire afro-américaine qui incarne la devise favorite de Bush sur le « conservatisme compatissant ».

A partir de février 1989. Condi Rice faisait partie de l’équipe du Conseil de sécurité nationale (NSC) du gouvernement Bush. Elle a pris la direction des affaires soviétiques en mai 1990 avant d’être promue le 9 août 1990 assistante spéciale du Président.

Condi Rice et Bob Strauss, ambassadeur de Bush à Moscou en 1991 et 1992, ont joué un rôle clé dans la formulation de la politique de « thérapie de choc » vis-à-vis de la Russie.

Née à Birmingham (Alabama), Condi Rice est la fille d’un pasteur presbytérien afro-américain. Plus tard, elle a suivi des études de sciences politiques à l’université de Denver (Colorado) et à l’université Notre-Dame, dans l’Indiana. Diplômée en 1981, elle obtint le poste de professeur assistant en sciences politiques à l’université de Stanford, avec pour spécialité les affaires soviétiques.

Soutenue par l’ancien président de l’Intelligence Oversight Board de l’ère Reagan-Bush, Glen Campbell, elle fut nommée membre de l’Institut Hoover sur la guerre, la paix et la révolution, connu pour son anticommunisme. Peu après, Rice commença sa carrière à Washington, d’abord comme conseillère sur la politique d’armement nucléaire soviétique auprès de l’état-major (1985-1986), puis comme experte en soviétologie auprès de l’administration Bush.

Elle était désormais la protégée du directeur du NSC Brent Scowcroft. En 1993, l’université de Stanford attribua à Rice le poste juste inférieur à celui de doyen. Deux ans plus tard, elle fut, avec son ancien collègue du NSC, Philip Zelikov, co-auteur d’un livre intitulé « L’Allemagne unifiée et l’Europe transformée ».

Après son départ de la Maison Blanche, elle profita de son expérience à Washington pour se faire nommeractivité fort lucrative au conseil d’administration de diverses grandes sociétés, dont Chevron, Morgan & Co., Transamerica Corp., Charles Schwab Corp.. Elle était souvent consultée par ABC News et était membre du Council on Foreign Relations (CFR), de l’Institut Hoover et du conseil d’administration de la Rand Corporation.

Selon un attaché de presse de la campagne de Bush, Condi Rice s’est entourée de trois importants subalternes, tous des anciens de l’ère Reagan-Bush :

  • Paul Wolfowitz, adjoint au secrétaire d’Etat et sous-secrétaire à la Défense dans les administrations Reagan-Bush. Il est très proche de la droite israélienne. Il a organisé le 25ème anniversaire de la Commission trilatérale et est membre de la New Atlantic Initiative (NAI) dirigée par l’ancien Premier ministre britannique Margaret Thatcher.
  • Richard Perle, adjoint au secrétaire à la Défense de l’administration Reagan. Perle est membre du conseil d’administration du groupe Hollinger, au sein duquel siègent aussi Kissinger et Thatcher. Il fut soupçonné d’avoir été impliqué dans les activités d’espionnage au profit d’Israël de Jonathan Pollard, au Pentagone.
  • Robert Zoellick, actuellement président du Center for Strategic and International Studies de l’université de Georgetown à Washington. Il était sous-secrétaire d’Etat chargé des affaires économiques dans l’administration Bush et conseiller au département d’Etat, avant de devenir adjoint au secrétaire-général de la Maison Blanche. Zoellick est membre du conseil d’administration international de la NAI.

Pour revenir à Condi Rice, elle fait partie du conseil d’administration du Forum for International Policy (FFIP) depuis sa création, peu après la défaite de George Bush aux présidentielles de 1992. De nombreuses personnalités de son administration ont trouvé refuge dans le FFIP après leur départ du gouvernement. Le président de son conseil d’administration est Lawrence Eagleburger, qui travaille au cabinet de conseil de Kissinger. Il a également joué un rôle déterminant dans le déclenchement des guerres dans les Balkans.

Parmi les autres membres du conseil d’administration du FFIP, on trouve Brent Scowcroft ; Dwayne Andreas, ancien président du groupe céréalier Archer Daniels Midland (ADM), connu pour ses « liens privilégiés » avec des dirigeants de l’ancienne nomenklatura soviétique et actuellement membre du conseil d’administration de la société Hollinger-Argus, ce qui le met au centre de l’appareil oligarchique du Commonwealth anglo-américain (BAC) ; le général Colin Powell, chef d’état-major pendant l’opération Tempête du désert ; Robert Strauss, l’ami de Bush au sein du Parti démocrate texan ; et George Shultz qui, à ses moments perdus, fait campagne pour la dépénalisation de la drogue.

L’ex-président George Bush, Scowcroft, Eagleburger et Powell ont été faits chevaliers honoraires par la reine Elisabeth II d’Angleterre en récompense de leur soutien à la Grande-Bretagne et de services extraordinaires rendus à la « relation privilégiée » anglo-américaine.

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La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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