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Conférance de Bangalore : « La situation mondiale au lendemain de la guerre en Irak »

La rédaction

Les 26 et 27 mai, une conférence internationale sur le thème « La situation mondiale après la guerre en Irak », à laquelle participait Lyndon LaRouche, s’est tenue à Bangalore, dans le sud de l’Inde. Elle était co-organisée par Chandrajit Yadav, président du Centre pour la justice sociale en Inde, et Helga Zepp-LaRouche, présidente de l’Institut Schiller international.

La journée du 26 fut ouverte par Shri Natwar Singh, ancien ministre, dirigeant du Parti du Congrès et secrétaire général du Mouvement des non-alignés (MNA) à l’époque où Indira Gandhi avait accueilli le sommet du MNA à New Dehli en mai 1983. Singh parla de la nécessité d’avoir un monde multipolaire et un dialogue franc avec Washington, en vue de le conduire à abandonner sa politique d’« hyper-puissance ». C’était une bonne introduction au discours principal de la journée, celui de Lyndon LaRouche. Le lendemain, Helga Zepp-LaRouche a fait un discours sur le dialogue des cultures et des religions, et a discuté de la grande culture indienne et du dialogue millénaire qu’elle a entretenu avec les cultures d’Europe et de Chine. Le même jour, une « déclaration de Bangalore » fut adoptée par les 240 participants qui venaient de tout le pays.

Shri Chatuvedi, gouverneur du Karnataka, province dont Bangalore est la capitale, était l’invité principal de la conférence, qui accueillait également trois ministres de la même province : Shri Dharam Singh, Shri Krishnappa et Shri Mahadev. Parmi les délégués, figuraient des députés, des professeurs, des dirigeants d’organisations féminines et une cinquantaine de jeunes. Parmi les invités étrangers, il y avait Nouri Hussain, dirigeant de l’Organisation de solidarité des peuples afro-asiatiques basée au Caire, et des représentants de haut niveau de l’ambassade de Chine à New Delhi. Le général de brigade Jasjit Singh, analyste des questions de sécurité, a également pris la parole.

Par ailleurs, LaRouche a tenu deux conférences de presse devant de nombreux journalistes. Sa visite a reçu une excellente couverture médiatique dans de grands quotidiens indiens comme The Hindu, The Sunday Times of India et The Deccan Herald, ainsi que dans de nombreux journaux régionaux. La chaîne publique indienne Doordashan et diverses chaînes régionales ont également fait état des interventions de l’économiste américain.

LaRouche à Bangalore : « comment parvenir à un ordre économique juste »

Dans son discours à Bangalore, Lyndon LaRouche a présenté une analyse sans compromis sur la situation aux Etats-Unis et dans le monde. Il a rappelé la première évaluation qu’il avait faite sur la nouvelle administration Bush en janvier 2001 pour conclure qu’elle avait été - malheureusement - « entièrement confirmée » par les faits. A l’époque, il avait déjà mis en garde contre « ce qui s’était passé en Allemagne entre 1928 et 1933 », lorsque le monde se trouvait dans une « crise financière internationale systémique ». Aujourd’hui, dit-il, « nous sommes confrontés à une menace similaire. Le 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont eu leur « incendie du Reichstag » et le vice-président Dick Cheney l’a utilisé pour imposer sa politique fasciste à un président qui est devenu une « marionnette de fait ».

Aux Etats-Unis, dit LaRouche, nous avons « un système présidentiel, dans lequel les pouvoirs exécutifs du gouvernement résident dans la Présidence ». Le Congrès, en plus de ses pouvoirs législatifs, peut restreindre les décisions du Président dans certains domaines, mais avec la désintégration de fait du Parti démocrate, il n’y a plus « d’opposition organisée efficace ». Le groupe de Cheney et Rumsfeld a organisé une guerre « anticonstitutionnelle, illégale et amorale » contre l’Irak, comme première étape d’une campagne de guerre plus large qui vise la Chine au bout du compte. Mes associés et moi-même, dit LaRouche, « nous nous sommes battus pour obtenir certains changements. Nous n’avons pas réussi, mais nous avons néanmoins bloqué le processus. » Le monde devrait maintenant en tirer les leçons.

Autre thème abordé par LaRouche : une brochure publiée par sa campagne pour dévoiler l’idéologie synarchiste associée au philosophe Leo Strauss, qui a influencé Cheney et Rumsfeld. Ce rapport est diffusé actuellement dans le monde, et de grands médias américains et européens s’en sont fait l’écho. Il y a maintenant le potentiel d’un « processus de Watergate » au Sénat américain, contre Rumsfeld et Cheney.

Cependant, « ceci n’est pas la solution ». Selon LaRouche, « il faut s’attaquer à la racine de la maladie, (...) un système financier essentiellement parasite, immoral et en faillite. (...) Nous devons créer aujourd’hui ce pour quoi nous avons lutté à Colombo (Sri Lanka), en août 1976. Nous devons faire revivre l’esprit de Bandung [du mouvement des non alignés]. (...) Nous devons faire revivre le concept d’un nouvel ordre économique juste... Maintenant ! » Pour développer l’Eurasie, « nous avons besoin d’infrastructure, de technologie », et d’un sens de mission. Le monde a besoin d’une « paix universelle positive », déclara LaRouche en conclusion.

Dans son discours inaugural, Natwar Singh avait cité l’importance historique de la création des Nations unies suite à « l’échec de la diplomatie occidentale » qui s’était traduit par les désastreuses guerres mondiales du XXème siècle. Mais aujourd’hui, les Etats-Unis « qui ont tant fait pour la création de l’ONU », ont dénigré les Nations unies. Après la guerre d’Irak, « on est retourné à la situation qui prévalait au XIXème siècle. Les pouvoirs impériaux s’étaient alors installés dans plusieurs régions d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine pour imposer leur volonté. » Singh a souhaité que « le message qui [sorte] de cette conférence soit le suivant : le meilleur espoir pour résoudre les conflits internationaux, ou les prévenir, passe par le renforcement de l’ONU. (...) La conversion d’un monde unipolaire en un monde multipolaire (...) ne peut se faire qu’avec de la bonne volonté, de la compréhension, de la confiance mutuelle, et non par la confrontation . »

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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