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Couper les remboursements aux malades coupables

La rédaction

24 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - Les arrêts de travail : 11 % des dépenses de santé (plus de 5 milliards d’euros par an) ; apport de l’Etat de 300 millions d’euros à certains hôpitaux publics pour apurer leur dette ; hausse tendancielle de 80 % du coût des affections de longues durées ; le nombre de bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie dépasse le million de personnes, en hausse de 7 % sur un an ; manque de 5,1 milliards d’euros (en 2008) dans les comptes du système de retraite ; après une embellie en 2006, le déficit des caisses d’assurances sociales a replongé à 11,7 milliards d’euros en 2007 ; etc. etc. Selon les apparences, la faute en reviendrait au malade et au personnel de santé, coupables et responsables de trop de dépenses inconsidérées.

Visiblement devant un tel marasme, une seule solution reste possible : couper, couper et surtout trouver les coupables. Pour définir un plan de réforme suffisant, le 6 février, Nicolas Sarkozy a réunit les partenaires sociaux pour une "Conférence protection sociale" consacrée au financement des retraites, de l’assurance-maladie et de la dépendance. But de l’exercice : fixer le calendrier et la méthode pour redresser les comptes.

Déjà dans le but de minimiser les dépenses, depuis quelques mois une dizaine de caisses de la Sécurité Sociale font la chasse aux « arrêts de travail de complaisance ». Selon un des leaders du marché de la contre-visite, Medicat Partner, actuellement 95 % des arrêts vérifiés sont absolument justifiés. Il faut savoir que ces contrôles sont exécutés au coût de 38 euros la contre-visite médicale. La Fnath (Association des accidentés de la vie) considère que cette disposition « s’apparente à une privatisation du contrôle de la sécurité sociale - mission de service public- et d’une délégation de ses missions à des sociétés commerciales qui emploient des médecins rémunérés par l’employeur pour traquer les salariés en arrêt de travail ». La Fédération dénonce des « dispositions inacceptables, d’autant plus qu’elles s’appliquent aux victimes du travail ».

Une autre des mesures préconisées pour sauver le système malade serait de ramener les hôpitaux à « l’équilibre budgétaire ». « A cet effet, l’ Inspection générale des affaires sanitaires (Igas) et l’ Inspection générale des finances (IGF) proposent de développer les analyses médico-économiques et financières, d’imposer la comptabilité analytique dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM), de développer les analyses de qualité et des tableaux de bord pour suivre la performance régionale. » selon une dépêche de l’Union syndicale de la psychiatrie. Pour y parvenir, l’Igas et l’IGF préconisent de recentrer la mission des agences régionales de l’hospitalisation (ARH) sur la performance et l’efficience hospitalière et de leur donner les outils de pilotage adéquats, à l’issue d’une mission d’audit de modernisation sur 19 hôpitaux, petits ou gros.

Bien sûr, les établissements les moins productifs sont sommés d’adopter de nouvelles règles budgétaires qui feront dépendre leurs recettes du volume d’activité. Dans ce but, la tarification à l’acte (T2A) pousse la direction des établissements hospitalier a chercher une « clientèle rentable » en sélectionnant au sein d’un groupe de malades les moins atteints, qui permettront de mettre en œuvre des soins dont le coût est inférieur au forfait. Voila qui ouvre d’autant plus la porte au privé qui non seulement deviendra le partenaire obligé (c’est lui qui a les pécunes) mais aussi le donneur d’ordre sur le fonctionnement des unités de services, la rentabilité faisant force de loi (voir ici).

Le gouvernement propose un remaniement en ajoutant une "cinquième branche" à la Sécurité Sociale, après la maladie, les retraites, la famille et les accidents du travail. Elle devra financer les soins et l’accompagnement des personnes âgées en situation de dépendance. La "cinquième branche" succédera à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, créée pour gérer l’argent du lundi de Pentecôte travaillé (dans les faits, un impôt de 0,3 % sur les salariés et les épargnants, exonérant les professions libérales). Nicolas Sarkozy incite à la création de produits d’épargne spécifiques, laissés au choix des familles. Une ouverture explicite à l’assurance privée. Sans doute, une façon supplémentaire de « décharger » les diverses caisses d’assurances maladie et d’ »externaliser » les dépenses de l’Etat.

Mieux vaut être riche et assuré que pauvre et malade.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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