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De Boston, LaRouche présente « une véritable plate-forme pour novembre 2004 »

La rédaction

Lors d’un webcast transmis depuis Boston, le 25 juillet, le candidat démocrate Lyndon LaRouche a présenté une plate-forme pour le Parti démocrate qu’il voulait voir débattue lors de la Convention du Parti s’ouvrant le lendemain. Il est d’autant plus important d’ouvrir le débat sur ce thème que la plate-forme démocrate « officielle », adoptée par les dirigeants sans débat, est une copie conforme (version light) des politiques du gouvernement Bush, y compris l’unilatéralisme, l’« action préventive » dans « la guerre au terrorisme » et les menaces adressées à la Corée du Nord et à l’Iran.

Dans sa lettre d’accompagnement, adressée aux « Citoyens des Etats-Unis », LaRouche affirme d’emblée son engagement à mettre fin à la présidence Bush-Cheney, « tout d’abord, en assurant le départ immédiat de Cheney du gouvernement (sinon, il risque de ne pas y avoir d’élection en novembre 2004) et, deuxièmement, en donnant à l’Amérique un nouveau Président, et une nouvelle coalition bi-partisane au sein du Congrès, sans délai (jeu de mots sur le nom du député Tom Delay) . »

Il demande ensuite à ses concitoyens de considérer certains faits décisifs pour l’avenir de la nation. « Dans des circonstances similaires à la situation actuelle, Franklin Roosevelt a dit : nous ne devons avoir peur de rien d’autre que de la peur elle-même. Nous devons donc affirmer que la plus grande menace pour notre nation est le déni hystérique de la réalité, exprimé par nombre de nos dirigeants politiques et par la population en général. Comme l’avait dit Roosevelt à l’époque, le plus grand danger vient de cette peur, qui s’exprime le plus souvent par le déni de ce que nous devrions craindre le plus. (...) Certains diront : "Ils éviteront quand même le pire », ou « il faut accepter le système", ou "ne me parlez pas de grandes idées, je dois m’occuper de ce qui se passe dans ma communauté" . »

Il est donc temps, écrit LaRouche, que les dirigeants démocrates se débarrassent de leurs illusions et inspirent aux citoyens le courage de reconnaître et de faire face à la double réalité de la dépression économique et du danger de guerre mondiale. Il compara certains dirigeants politiques actuels à des parents qui se trouveraient dans un hôtel en feu. « L’un dirait calmement, mais résolument : "Nous devons sortir d’ici, prenons nos affaires et partons", et l’autre lui répondrait sur un ton hystérique : "Arrête de parler comme ça. Tu risques d’énerver le bébé." Nous devons être calmes, mais audacieux, et prendre les mesures dont la nation a besoin aujourd’hui . »

« Bref, notre nation, et le monde, se trouvent aux prises avec un effondrement monétaire et financier, une crise économique beaucoup plus dangereuse que toute autre menace récente, (...) beaucoup plus que la menace qui s’est concrétisée dans la période 1929-1945. » Faute de tenir compte de cette menace, c’est non seulement la candidature de Kerry qui serait condamnée, mais aussi la nation tout entière. D’où la nécessité de débattre de la plate-forme proposée par LaRouche.

« Nous devons gagner la présidence, tout en sachant que cette victoire n’est en aucun cas acquise pour l’instant. En nous battant pour la présidence, nous devons aussi assurer qu’une coalition d’élus démocrates et républicains partageant une intention commune, obtienne la majorité au Congrès. » Comme LaRouche le fait remarquer, l’aspect marquant de sa proposition est l’importance donnée au type d’avenir qu’elle réserve à la génération des jeunes adultes.

Dans la plate-forme elle-même, LaRouche replace la crise économique et politique actuelle dans le contexte de la durée des quatre dernières générations. L’intervalle entre mars 1933 et le 12 avril 1945, pendant la présidence de Roosevelt, représente le point de référence pour « le type d’initiatives dont nous avons besoin aujourd’hui pour sortir notre république de la dépression économique ». LaRouche évoque le changement de paradigme culturel qui a transformé les Etats-Unis d’une société de producteurs en société de consommateurs, et son impact sur la génération des jeunes adultes d’aujourd’hui. Dans son attaque contre la politique de guerre du gouvernement actuel, LaRouche met en avant le rôle du vice-Président Dick Cheney, qui a toujours défendu la politique de « guerre permanente » et de « guerre nucléaire préventive ». En même temps, pour faire face à l’effondrement financier global actuel, il propose de reprendre les principes à la base des réformes de Roosevelt et de renouer avec sa perspective stratégique.

...et lance un nouveau comité d’action politique

Lors d’une conférence transmise sur internet depuis Boston, le 25 juillet 2004, Lyndon LaRouche, candidat à l’investiture présidentielle démocrate, a annoncé son intention de créer, dès le 30 juillet, un comité d’action politique destiné à assurer la victoire du Parti démocrate lors des élections de novembre, en dépit des efforts de sabotage des dirigeants du Parti.

« Je suis déterminé à faire en sorte que le Parti démocrate remporte l’élection de novembre, dit-il. Et c’est nous qui allons l’assurer. Car la direction du Parti est en état de faillite mentale et morale - il y a un vide. Mais nous ne pouvons nous contenter de rester là et de dire "OK, nous avons raison et ils ont tort". On ne peut pas laisser ce pays péricliter, par dépit et par colère, face à leur folie. C’est notre pays ! C’est à nous qu’il appartient, historiquement - pas à eux ! Et nous devons le défendre. Nous devons le défendre à travers les institutions du gouvernement qui furent créées selon cette république et cette constitution qui est la plus ancienne au monde ! Aucune autre constitution n’a duré aussi longtemps que celle des Etats-Unis ! C’est le meilleur système de gouvernement qui ait jamais existé sur Terre, en dépit des voyous et des escrocs qui ont pu s’imposer et prendre les rênes du pouvoir. C’est en vertu de la constitution de cette nation que le monde a pu sortir d’une dépression et qu’il fut sauvé de la menace d’un empire nazi mondial !

« Les Etats-Unis pourraient jouer à nouveau le type de rôle que Franklin Roosevelt joua dans les années 30 et 40, non en tant qu’empire, mais en faisant preuve d’un vrai leadership. De tous ceux qui en ont le pouvoir, ce pays est le seul qui puisse renverser le cours des événements mondiaux et, en tant que dirigeant parmi ses égaux, rassembler les nations pour bâtir un monde digne. (...) Le seul instrument dont nous disposons pour le faire, formellement, est le Parti démocrate.

« C’est ici à Boston, vendredi prochain [30 juillet], au lendemain de la convention, que je vais lancer ma campagne de leadership, sans doute pas à titre de candidat investi, à moins qu’ils ne soient soudainement frappés par une illumination. (...) Si c’est le cas, je suis prêt à me charger de la tâche. La différence entre eux et moi, c’est que je suis qualifié pour cela. (...) Ils ont tenté de m’exclure. Je vais les inclure !

« Voilà en gros le plan de bataille. Nous allons lancer un comité d’action politique (...) Nous allons lancer la campagne officielle, et elle sera battante, afin de retirer la présidence des mains de ceux qui l’occupent aujourd’hui. (...) Parallèlement, nous allons tenter de mobiliser le peuple des Etats-Unis, républicains comme démocrates, et aussi ceux qui ne s’associent à aucun de ces partis (probablement pour de bonnes raisons), pour les rassembler autour des intérêts de la nation . »

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

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La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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