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De Goebbels à aujourd’hui : la dictature médiatique en Allemagne

La rédaction

Dans le cadre des élections au Bundestag, prévues pour le 27 septembre, Helga Zepp-LaRouche, présidente du Mouvement des droits civiques-Solidarité (BüSo, notre parti frère en Allemagne), a publié ce tract pour dénoncer la censure imposée à sa campagne électorale.


par Helga Zepp-LaRouche

« En Allemagne, les médias sont plus contrôlés aujourd’hui qu’à l’époque de Goebbels. » Voilà ce que m’assurait il y a quelques années le rédacteur en chef d’un journal bien connu proche de la CDU. Exagéré ? Pas du tout, à quelques exceptions près, comme nous allons le démontrer ici.

En mars 2004, Das Parlament [journal officiel du Parlement allemand] publia une analyse intitulée : « Qui contrôle les médias contrôle l’opinion ; les experts en communication rendent les journalistes responsables du désenchantement politique ». L’article cite Thomas Petersen, chercheur à l’Institut de l’opinion publique d’Allensbach : « La formation de l’opinion publique suit étroitement, dans sa tendance, le contenu des médias de masse – et non l’inverse. (…) Cela veut dire que les médias ne reflètent pas l’opinion, ils la créent. » (…) Avez-vous déjà remarqué que dans les débats télévisés, on voit toujours les mêmes têtes ? Et même lorsqu’une nouvelle personnalité apparaît, elle évite de soulever les sujets tabous, même les galopins du parti Die Linke [La gauche] déguisent leur voix comme le loup en grand-mère, dans l’espoir d’être invités à nouveau. Tous ceux que l’on soupçonne de ne pas respecter les « règles » sont exclus de la liste d’invités.

« Poutine dominait les reportages des chaînes dans le giron de l’Etat, les adversaires n’avaient aucune chance », écrivait le Suddeutsche Zeitung. Voilà un sacré culot pour un des organes de la mondialisation qui, entre décembre 2008 et avril 2009, n’a pas soufflé mot de la tentative du Conseil européen pour faire adopter à la hussarde le Traité de Lisbonne, sans débat public. Ou peut-être avons-nous manqué les articles des nombreux adversaires du Traité, publiés dans ses colonnes ?

Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, les puissances occupantes accordèrent une « licence » aux médias allemands, les chargeant de « rééduquer » leurs congénères dans le sens voulu par les intérêts anglo-américains, principalement. Au cours des soixante dernières années, la concentration toujours plus grande de la presse entre les mains de quelques groupes d’édition et la représentation proportionnelle des partis politiques à la direction des chaînes de télévision publiques eurent pour effet de faire taire les opinions non conformes au système. La structure créée après 1945 donna naissance à des trusts médiatiques, qui s’intéressent moins au droit à l’information des citoyens qu’à leur propre positionnement comme acteurs « globaux » sur la scène mondialisée. La puissante Fondation Bertelsmann n’en est qu’un exemple parmi d’autres.

Il ne vient même pas à l’esprit des journalistes ou des rédactions de produire des articles ou des émissions allant à l’encontre de la ligne fixée. Ils savent que seule une attitude obséquieuse permet d’éviter un revers de carrière.

A ce titre, il est instructif de lire une interview du Spiegel (22 février 2005) avec lord George Weidenfeld, qui publia en 1942 sa première étude sur la politique de Josef Goebbels [ministre de la Propagande d’Hitler]. A cette occasion, Lord Weidenfeld (qui, par ailleurs, éclaire régulièrement la lanterne des lecteurs du tabloïd Bild) admit avoir été « séduit » par Goebbels, qu’il considère comme un « génie…à sa façon ». « Il a compris comment prendre aux adversaires le meilleur ou le plus efficace, sans aucune gêne, tout en donnant à ces choses un sens contraire. » Les Verts appliquent la même méthode lorsqu’ils parlent de « New Dealvert ».

Les services de renseignement anglo-américains étudièrent de très près Goebbels. L’ancien directeur de la chaîne américaine CBS-TV, William Paley, commenta que le développement de la télévision avait donné la possibilité de « out-goebbel Goebbels », c’est-à-dire de faire mieux que le ministre nazi.

Dans la même interview, Lord Weidenfeld se déclara particulièrement impressionné d’avoir trouvé dans un manuel des SS la notion de Hörfang, qui « veut dire que le commentateur nazi de la radio devait mélanger opinion et information dès la première ou la deuxième phrase pour en donner l’explication nationale-socialiste. »

Ah ! ah ! Maintenant nous savons d’où vient la façon dont les médias couvrent le BüSo, utilisant le principe de Hörfang, ce qui donne immanquablement quelque chose du genre : « Le BüSo a une vision apocalyptique et prévoit depuis des années l’effondrement du système financier mondial. Ses détracteurs disent que… »

« Lorsqu’on arrive à diffamer sans cesse et à démoraliser l’adversaire, affirme Lord Weidenfeld, et que la résistance faiblit, alors la victoire est à moitié gagnée. » Il poursuit : « Bien sûr, on arrive toujours, à un moment donné, à une réaction cathartique, lorsque la propagande ne colle plus du tout avec la réalité. »

Ce point fut atteint lorsque les citoyens d’Allemagne de l’Est ne se laissèrent plus intimider par [l’émission politique officielle du régime]Schwarzer Kanal, et c’est alors que la population se révolta en proclamant en chœur : « Nous sommes le peuple ». Ce moment de catharsis se produit maintenant aux Etats-Unis, où la population ne croit plus à la propagande du gouvernement et où des dizaines de milliers de citoyens interpellent tous les jours leurs élus pour leur demander de s’expliquer.

Un très grand nombre de dirigeants politiques dans le monde savent que Lyndon LaRouche et le BüSo sont les seuls à avoir prévu la crise systémique, grâce à une méthode d’analyse économique supérieure. Si les médias occidentaux s’intéressaient réellement à la vérité, ils prendraient pour point de départ la justesse incontestable des prévisions de LaRouche après l’éclatement de la crise, fin juillet 2007, afin d’étudier pourquoi il a eu raison, contre toute la flopée d’économistes qui, eux, se sont trompés.

En automne 2007, lorsque des membres du BüSo contactèrent les rédactions de différents journaux pour leur rappeler la justesse des prévisions de LaRouche, la réponse du Handelsblatt fut : « Nous savons ce que vous dites, mais nous ne publierons certainement rien sur vous. »

Alors que le gouvernement chinois menaçait de boycotter le Salon du livre de Francfort, si des écrivains hostiles au régime y participaient, le Wiesbadener Kurier du 11 septembre parla de « censure », citant l’auteur Bei Ling qui vit en exil  : « C’est comme en Chine, ils ne veulent pas entendre de voix dissidente. »

On pourrait en dire autant de l’attitude des médias allemands envers tous ceux qui, chez nous, mettent en cause l’opinion établie. A cette seule différence près : en Chine, les grands quotidiens parlent des idées de Lyndon LaRouche.

Article : en Allemagne, un référendum sur Lisbonne s’impose

Extraits du programme d’Helga Zepp-LaRouche

— Contre le Club de Rome, le club de la vie !

— Refaisons de l’Allemagne le pays des poètes et des penseurs !

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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