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Demain, nous serons tous des « terroristes » islandais

La rédaction

10 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) — Le phénomène révolutionnaire de « grève de masse » qui s’est manifesté dans la victoire de Kesha Rogers aux Etats-Unis, se fait sentir aussi de ce côté de l’Atlantique : le 6 mars en Islande, 93% des électeurs ont rejeté le renflouement des créanciers anglo-hollandais de la banque Icesave, qui a fait faillite en octobre 2008. En dépit des menaces proférées par Londres, selon lesquelles l’Islande serait déclarée « paria international » si elle refusait de verser quelque 5,5 milliards de dollars aux gouvernements britannique et néerlandais, seulement 1,6% des électeurs ont voté « oui » au remboursement.

Fin décembre 2009, le parlement islandais avait accepté, à une majorité d’une seule voix, le remboursement de cette somme qui se monte à non moins de 40% du PIB national. Toutefois, après avoir reçu une pétition signée par 60000 citoyens (20% de la population totale), le président Grimsson refusa de signer la proposition de loi, préférant organiser un référendum sur la question.

Le gouvernement britannique a tout fait pour bloquer le scrutin populaire, craignant à juste titre qu’il n’établisse un dangereux précédent. En fait, en 2008, les gouvernements britannique et néerlandais avaient décidé, précipitamment et de façon unilatérale, de rembourser dans leurs pays respectifs les déposants de la Landsbanki et de sa filiale Icesave, en dépit du fait que celles-ci étaient de facto des extensions de banques londoniennes. Le gouvernement de Gordon Brown a même qualifié l’Islande d’Etat terroriste, invoquant des lois anti-terroristes pour confisquer les dépôts d’Icesave en Grande-Bretagne !

Sa réaction a eu un effet boomerang en Islande, déchaînant la résistance populaire. Le Premier ministre Gordon Brownest devenu l’ennemi public numéro un. Des centaines d’Islandais ont affiché leur photo de famille sur un site internet, avec cette question : « Est-ce moi le terroriste, Monsieur Brown ? » Une caricature populaire montrait Gordon Brown sous les traits d’un écolier méchant, qui tente d’impressionner deux écolières en menaçant avec une tronçonneuse un petit écolier terrifié acculé au mur, ressemblant à l’ancien Premier ministre islandais Geir Haarde. Brown dit : « Eh les petites, regardez un peu ! Voilà comment on traite un terroriste qui te vole ta gamelle ! »

Ce processus de grève de masse s’exprime aussi en Allemagne sous la forme d’une opposition grandissante à l’euro, attisée par l’intention du gouvernement de renflouer la Grèce – en réalité la zone euro et le système bancaire britannique – aux dépens des contribuables. Bien que les médias tentent de transformer ce sentiment en hellénophobie, le fait est qu’un sauvetage, sous quelque forme que ce soit, irait radicalement à l’encontre des conditions posées par l’Allemagne pour l’adoption de l’euro.

On en voit un reflet dans le dossier à la une du Spiegel du 8 mars, intitulé « l’euro-mensonge », et de manière encore plus explicite dans un éditorial du Frankfurter Allgemeine Zeitung de la veille, sous le titre : « La Grèce ou le mark ». La rédaction du quotidien libéral de la communauté bancaire de Francfort avertit que tout renflouement – par l’Allemagne ou avec sa participation – constituerait une violation des traités européens, qui ne sauraient survivre à une nouvelle plainte devant la Cour constitutionnelle. Le résultat serait le retour au mark.

« Qui ne se souvient des promesses solennelles de stabilité, invoquées pour vendre l’euro aux Allemands ? Les garants en devaient être, d’abord, une banque centrale politiquement indépendante, et deuxièmement, la discipline fiscale de tous les pays de l’euro en vertu des règles claires inscrites dans les traités communs, disait-on. On n’en parle pratiquement plus aujourd’hui. Par contre, on parle beaucoup plus des moyens de violer la loi. Si la clause "no-bailout" bascule, la dernière ancre d’un euro stable cédera. Dès lors, l’union monétaire devient une communauté de la dette. Avec la dévaluation de leur argent et de leurs pensions, tous les citoyens devront en payer le prix fort. Comme ils craignent pour les fruits de leur travail, de nombreux Allemands regrettent le mark. Si le traité de Maastricht est rompu, le fondement juridique de l’euro est supprimé, on ira à nouveau à Karlsruhe (devant la cour constitutionnelle). Un troisième jugement de la Cour sur l’euro pourrait signifier la fin de l’Union monétaire. Mais ainsi les Allemands retrouveraient leur mark. »

Tout comme aux Etats-Unis, la grève de masse en Europe ne peut être arrêtée. Cependant, elle a besoin de vrai leadership afin de ne pas se laisser manipuler ou finir dans l’impasse d’une révolte sans lendemain.

Notre mouvement offre cette orientation en proposant une réorganisation du fond en comble du système financier international selon les « critères Glass-Steagall », et un retour à une politique de crédit productif public. Après le Texas, c’est aux électeurs de Bretagne et de la Rhénanie du Nord-Westphalie (NRW) de faire entendre ce message.


Notre campagne aux régionales :
Bretagne, phare du nouveau monde


Voir les 2 commentaires

  • arcane • 11/03/2010 - 12:35

    Bravo oui bravo aux islandais.
    les citoyens de tous les pays d’europe, devraient dans chaque pays creer une banque citoyenne avec les moyens informatiques dont nous disposons, ou chaque citoyen particulier et petites entreprises deposeraient son argent, ses taxes, ses impots en attendant de faire plier les banksters et acolites pour les ramener à la réalité.
    ainsi les citoyens de base pourraient continuer à vivre et on couperait le robinet à ces vampires.
    On obligerait le politique à se remettre au service du peuple et non des financiers qui veulent nous persuader que sous leur forme actuel ils sont incontournables.
    Nous dénoncons depuis des années passons aux actes

    Répondre à ce message

  • petite souris • 10/03/2010 - 16:07

    Bravo aux islandais et surtout Bravo à son gouvernement ayant eu le courage d’un referendum !

    Puisse cet exemple montrer la voie à nos dirigeants !

    Soyons déjà des terroristes, tout comme l’étaient les résistants pour le régime de Vichy lors de la dernière guerre !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
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Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

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