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Derrière la démission de Stiglitz

La rédaction

Le 25 novembre, l’économiste en chef de la Banque mondiale, Joseph Stiglitz, a annoncé sa démission. Apparemment, de difficiles relations de travail avec son chef James Wolfensohn et avec le secrétaire américain au Trésor Larry Summers ont beaucoup contribué à cette décision. Il semble que, de l’avis de ce dernier, Stiglitz n’ait pas fait preuve de suffisamment de zèle idéologique en matière de dérégulation financière, de privatisation, de « désétatisation » de la politique économique, etc. En fait, il ne s’opposait pas à la globalisation, mais cherchait simplement à introduire dans les politiques de la Banque mondiale une certaine dose de prudence, de pragmatisme et de respect pour les traditions et la souveraineté.

En avril dernier, dans son discours prononcé à la conférence de la Banque mondiale sur la science économique du développement, Stiglitz a comparé le processus de réformes en Chine à celui adopté par la Russie, sur le conseil de consultants occidentaux, pour faire l’éloge du premier. En dix ans de transition, fit-il observer, l’économie chinoise a connu une croissance remarquable alors que l’économie russe s’est contractée. « Au cours de la décennie commencée en 1989, alors que le PNB de la Chine a presque doublé, celui de la Russie a diminué de près de la moitié, si bien qu’au début de cette période, le PNB russe était environ deux fois celui de la Chine et, à la fin, environ un tiers moindre. »

Selon Stiglitz, alors que l’économie russe stagnait, le nombre de pauvres est passé de deux millions à plus de 60 millions au milieu de la décennie. Et comme la Russie a privatisé une bonne partie de ses industries et de ses ressources naturelles, le niveau d’investissements fixes bruts a chuté. « La Russie s’est rapidement transformée en économie d’extraction, au lieu de devenir une économie industrielle moderne », fit remarquer Stiglitz. « A l’opposé de ces échecs, nous avons le grand succès de la Chine qui a suivi sa propre voie de transition (plutôt que d’utiliser un projet ou une « recette » provenant de conseillers occidentaux). Elle est parvenue non seulement à une croissance rapide, mais à la création d’un secteur dynamique d’entreprises n’appartenant pas à l’Etat.

« Alors que les investissements dans l’industrie russe stagnaient, ceux de la Chine progressaient à grands pas. Ceux qui critiquent ce genre de comparaison font valoir la différence nette des niveaux de départ - le revenu de la Chine était bien plus faible et il y avait donc plus d’opportunités de développement. Au contraire, j’avancerais que les défis posés à la Chine étaient plus grands, car elle devait faire simultanément face aux défis de la transition et du développement. La Chine s’en est mieux sortie que les pays ayant un revenu comparativement faible, alors que les pays de l’ancienne Union soviétique et d’Europe de l’Est ont globalement fait pire que les pays à revenu comparable. »

A la question « pourquoi ces échecs ? », Stiglitz observe que, pour les défenseurs de la thérapie de choc et de la privatisation rapide, « le problème n’avait pas pour origine trop de choc et trop peu de thérapie, mais pas assez de choc et insuffisamment d’agressivité dans la poursuite des réformes. Le remède était correct, mais c’est le patient qui n’a pas suivi les indications du médecin ! » Pour Stiglitz, l’une des causes du problème était qu’on s’est trop fié aux modèles économiques présentés dans les livres de classe, surtout « le modèle néoclassique ».

Environ deux semaines avant sa démission, Stiglitz a noté que les contrôles de capitaux appliqués en Malaisie avaient été « assez efficaces », permettant de « stabiliser une partie de la volatilité associée aux mouvements de capitaux à court terme ». De même pour la Chine, qui « pratiquait des contrôles de capitaux, les gens réinvestissaient dans leur économie et par conséquent, l’économie se portait bien et les contrôles de capitaux ont très bien marché. »

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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