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Des chefs militaires s’opposent à la Maison Blanche à propos des Conventions de Genève

La rédaction

Reflétant l’opposition grandissante à la politique de torture adoptée par le gouvernement Bush, vingt-neuf officiers supérieurs à la retraite, y compris trois anciens chefs d’état-major (Powell, Shalikashvili et Vessey), ont demandé le 14 septembre au Congrès de rejeter une disposition du projet de loi sur les commissions militaires, qui redéfinirait l’article 3 des Conventions de Genève en assouplissant les normes appliquées au traitement des prisonniers et détenus.

De son côté, Jack Vessey, chef d’état-major sous Reagan, a écrit une lettre où il exprime ses craintes qu’une telle législation « affaiblisse l’Amérique à deux égards. D’abord, elle saperait la base morale qui a guidé notre conduite en temps de guerre tout au long de notre histoire. Deuxièmement, elle donnerait à nos adversaires un argument juridique pour maltraiter les prisonniers de guerre américains. »

Les vingt-neuf signataires, sous la houlette de Shalikashvili et du général Joseph Hoar, ancien commandant du Commandement central, affirment que le langage du projet de loi de la Maison Blanche « viole les principes fondamentaux des conventions de Genève et représente une grave menace pour les membres des forces armées américaines, actuellement et lors de guerres futures ». Le texte précise : « Si l’avilissement, l’humiliation, la brutalité physique et morale vis-à-vis de prisonniers sont légalisés ou considérés comme admissibles en vertu d’une interprétation restrictive de l’Article 3 commun aux conventions de Genève, nous devrons renoncer à toute objection crédible au cas où de telles pratiques barbares seraient infligées à des prisonniers américains. »

Toujours selon cette lettre, début septembre, le département de la Défense a émis une directive imposant le respect des normes de l’Article 3. « Nous saluons cette nouvelle politique », affirment les militaires retraités. Depuis trop longtemps, estiment-ils, les règles concernant le traitement des détenus sont trop floues, voire illégitimes, et certains soldats ont dû en assumer la responsabilité lorsqu’il y a eu des dérapages. Cependant, ajoutent-il, cette nouvelle directive sera vite écartée si la proposition de loi de la Maison Blanche est adoptée.

Commissions militaires d’exception : des républicains défient la Maison Blanche

Malgré les intenses pressions exercées par Dick Cheney et la Maison-Blanche, quatre républicains de la Commission des Forces armées du Sénat, ainsi que onze démocrates, ont approuvé le 15 septembre, à 15 contre 9, le projet de loi sur les détenus et les commissions militaires présenté par les sénateurs républicains John Warner, Lindsey Graham et John McCain. Le quatrième républicain à se joindre à eux est Susan Collins du Maine. Ce texte restreint les violations des Conventions de Genève et le recours aux tribunaux d’exception, que le gouvernement Bush-Cheney veut imposer.

La veille, alors que les négociations avec la Maison Blanche étaient dans l’impasse, Warner fit savoir qu’il soumettrait son texte à la Commission le lendemain matin. A l’issue de la session à huis clos de la matinée, il annonça la reprise du débat en session ouverte pour 14h15. Un sénateur républicain tenta alors une manœuvre pour bloquer la reprise, tandis que d’autres proféraient des menaces brutales, émanant de la Maison Blanche. Warner soumit néanmoins au vote son projet de loi, qui fut adopté. Une dizaine de sénateurs républicains seraient, semble-t-il, prêts à le soutenir s’il était présenté à l’ensemble du Sénat.

Quelques heures avant le vote, le sénateur McCain avait reçu une lettre de l’ancien secrétaire d’Etat Colin Powell lui apportant son soutien et s’opposant aux efforts de Bush pour contourner les Conventions de Genève lors des interrogatoires et des poursuites contre des terroristes présumés. Selon des sources à Washington, l’alignement de Powell sur McCain reflète une division plus profonde du Parti républicain en trois factions : les conservateurs traditionnels, les « patriciens » représentatifs des plus riches et les libéraux. La défection de Powell est considérée comme un signe que les républicains auparavant proches de « Bush père » ont rompu de façon décisive avec la coalition Bush-Cheney, désormais exclusivement soutenue par les fanatiques religieux de droite et les néo-conservateurs fascistes. Cette rupture aurait été dirigée par Colin Powell et Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale de Bush père, qui veulent tester McCain pour voir s’il peut devenir un allié fiable des républicains dissidents.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

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