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Des proches de Cheney bientôt inculpés ?

La rédaction

Dans les médias américains, la rumeur court que le vice-président Dick Cheney ne se présenterait pas comme colistier de Bush en 2004, et qu’il serait peut-être même obligé de partir avant les prochaines élections. En effet, il a toutes les raisons d’être inquiet suite à l’ouverture de trois enquêtes par le Grand jury de Washington - notamment celle portant sur la divulgation à la presse de l’identité de Valerie Plame, une agente de la CIA. Les deux autres concernent, l’une la falsification de documents tendant à prouver que l’Irak voulait acheter du minerai d’uranium au Niger, l’autre une affaire de pots-de-vin (180 millions de dollars) versés à de hauts fonctionnaires du Nigeria par un consortium dirigé par Halliburton, alors que Cheney en était le PDG.

De sources proches de l’enquête, on laisse entendre que quatre personnes pourraient être inculpées dans l’affaire Plame : le chef de cabinet du vice-président, Lewis Libby, Richard Perle, du Defense Policy Board, Kenneth Adelman et l’adjoint de Libby, John Hannah. L’enquête est supervisée par le procureur spécial Patrick Fitzgerald.

Les médias américains des 9 et 10 février rapportaient que des procureurs fédéraux et des agents du FBI avaient déjà entendu au moins trois collaborateurs de la Maison-Blanche : son porte-parole, Scott McClellan, l’adjoint de celui-ci, Adam Levine, et l’ancienne conseillère de Cheney, Mary Matalin. Tous avaient été invités à se présenter devant le Grand jury en tant que « sujets » - catégorie se situant entre « simple témoin » et « cible » probable d’une inculpation. (En général, les « cibles » ne comparaissent pas devant un Grand jury.)

Selon le Washington Post, le FBI a également « interviewé » d’autres personnes de la Maison-Blanche (une « interview » étant, en l’occurrence, un entretien avec un témoin non assermenté), dont le conseiller spécial du Président, Karl Rove, le conseiller en communication, Dan Bartlett, l’ancien porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, et deux adjoints de Cheney, Lewis Libby et Catherine Martin. Toujours selon le Washington Post, les interrogatoires portaient sur la stratégie adoptée par l’exécutif à l’égard de l’ancien ambassadeur Joseph Wilson, mari de Valerie Plame, après que ce dernier ait rendu public les résultats de son enquête officielle sur l’affaire de l’uranium nigérian, concluant à une fraude manifeste. Les questions du FBI pour ces « interviews », se basaient sur des milliers de documents et d’e-mails examinés par ses agents.

Le New York Times écrit que lors de ces interviews, l’atmosphère était tendue et agressive. Les enquêteurs ont fait de multiples références aux « notes abondantes compilées par I. Lewis Libby, chef de cabinet et conseiller à la sécurité nationale de Cheney. Selon les magistrats, les enquêteurs parlent de notes "volumineuses". En outre, ils ont posé des questions sur certains appels téléphoniques passés en juillet dernier sur le mobile de Catherine Martin . »

Le quotidien de New York cite aussi les avocats de la défense : « Les enquêteurs ont cité des pièces indiquant que certains responsables de la Maison-Blanche étaient extrêmement irrités par l’article de M. Wilson et vexés que la CIA l’ait envoyé en Afrique, alors que la Maison-Blanche présentait leur réaction comme une légère inquiétude . »

Le Financial Times du 13 février a consacré un article au même thème, ajoutant : « Certains disent qu’ils faut s’attendre à des inculpations. On parle de hauts responsables dans le bureau de Cheney . »

Le 12 février, la commission du Renseignement du Sénat a voté à l’unanimité pour étendre le champ de son enquête afin d’y inclure d’éventuelles exagérations en matière de renseignement, de la part de responsables du gouvernement, la collecte de renseignement par l’Office of Special Plans du Pentagone (OSP) et le Policy Counterterrorism Evaluation Group, ainsi que le rôle du Congrès national irakien d’Ahmed Chalabi qui a transmis des informations au gouvernement américain.

Par ailleurs, deux anciens employés d’Halliburton au Koweit ont témoigné devant une commission du Sénat, le 13 février. D’après eux, les pratiques commerciales de la société au Koweït et en Irak consistent à acheter des produits à des prix scandaleusement élevés auprès de fournisseurs pré-sélectionnés. Un directeur d’achats s’est souvent entendu dire : « Ne t’en fais pas pour le prix, il faut juste remplir la commande. » Les coûts sont couverts par les contribuables américains.

« Qui remplacera Cheney ? », demandent les médias

« Dick Cheney est-il un handicap pour le ticket ? » demande le Newsweek du 16 février. Alors que la cote de popularité du président Bush a chuté sous les 50%, certains dirigeants républicains commencent à s’inquiéter. Selon l’Associated Press du 8 février, après que l’ancien inspecteur en armements de la CIA, David Kay, ait démissionné de son poste le 23 janvier, exprimant ses doutes sur l’existence des ADM en Irak, le Président a perdu 10 points dans les sondages réalisés fin janvier par le National Annenberg Election Survey. Dans la même période, le soutien à la guerre en Irak a lui aussi reculé : fin janvier, seulement 46% des personnes interrogées estimaient que « la situation en Irak méritait qu’on y lance une guerre », contre 53% le mois précédent.

Newsweek cite le stratège républicain Scott Reed : « On a beaucoup plus parlé de Cheney ces deux dernières semaines. (...) Cheney est entré dans le monde de Bush ; soit vous l’aimez, soit vous le haïssez. » Les accusations selon lesquelles l’administration Bush aurait exagéré la menace des ADM irakiennes ont « braqué les projecteurs sur le vice-président » et il n’aime pas la lumière. Auparavant, écrit cet hebdomadaire, la présence de Cheney à la Maison-Blanche était considérée comme rassurante, car Bush était perçu comme inexpérimenté. « Cheney (...) était un vieux routier bourru, taciturne, donnant l’impression qu’il dormirait très bien dans un abri anti-bombes. (...) Mais comme depuis le 11 septembre, Cheney disparaît dans un "lieu non divulgué" et ne réapparaît que de temps à autre pour mettre en garde contre de sinistres menaces terroristes et d’armes bactériologiques ou nucléaires, il ressemble de moins en moins à Gary Cooper et de plus en plus au Dr Folamour. » Puis, il y a eu les scandales autour d’Halliburton et les parties de chasse de Cheney avec le juge Scalia en Louisiane. Mais malgré tout ceci, selon Newsweek, personne ne pense que Bush abandonnera Cheney comme colistier cette année.

Cependant, d’autres rapports affirment le contraire, certains suggérant même des remplaçants. « Cheney remplacé par Frist ? » demande le US News & World Report dans son numéro du 16 février. « Les problèmes politiques du vice-président Dick Cheney ont conduit certains dans le Tennessee à répandre des rumeurs selon lesquelles leur Bill Frist, président du groupe républicain au Sénat, serait appelé à prendre le poste de vice-président si l’ancien PDG d’Halliburton devait démissionner. » Le 10 février, Dana Milbank, du Washington Post, notait que l’image de Cheney s’était ternie et qu’il devenait « un handicap pour son patron ».

La presse internationale s’en fait également l’écho. Selon le Financial Times du 13 février, « les républicains commencent à se demander si M. Cheney ne serait pas un handicap ». Le quotidien cite la députée républicaine Deborah Pryce, qui dit que l’on parle de son ancienne association avec Halliburton et d’une « culpabilité par association ». Pour sa pat, le quotidien italien Corriere della Sera du 13 février rapporte : « Il est révélateur que, pour la première fois à la télévision, on discute de la démission possible de Cheney et de son remplacement par le secrétaire d’Etat Colin Powell . »

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

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