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Economistes : ne soyons pas atterrés, terrorisons l’oligarchie !

La rédaction

Par Christine Bierre

Depuis début septembre, quatre économistes très en vue – Philippe Azkenazy (CNRS), André Orléan (CNRS), Thomas Coutrot (ATTAC) et Henri Sterdinyak (OFCE) – occupent le devant de la scène, d’abord avec la publication d’un manifeste des « économistes atterrés », puis avec un colloque qui eut lieu le 9 octobre à Paris.

Notons que du côté de l’analyse, la copie est souvent excellente. D’abord parce que ces économistes, qui ont été depuis rejoints par plus d’un millier de leurs confrères, décrivent avec grande précision une situation où, depuis la fin des années 70, s’abritant derrière l’axiome néolibéral de la toute efficacité des marchés, s’est construit un « marché financier mondialement intégré sur lequel tous les acteurs (entreprises, ménages, Etats, institutions financières) peuvent échanger toutes les catégories de titres (actions, obligations, dettes, dérivés, devises) pour toutes les maturités (…) L’intégration financière a porté le pouvoir de la finance à son zénith par le fait qu’elle unifie et centralise la propriété capitaliste à l’échelle mondiale , lit-on dans ce texte . La puissance de cette finance centralisée est telle, que non seulement elle définit des normes de rentabilité abusives – les fameux 15 % et plus de bénéfices payés aux actionnaires – mais qu’elle détient "la clé du financement des Etats", obligés « d’emprunter auprès d’institutions financières privées qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque centrale européenne. »

Mais pourquoi des « économistes atterrés »  ? Car bon nombre d’entre eux avaient cru que la crise financière gravissime que traverse le monde allait amener les « classes dominantes » à renoncer aux théories économiques qui nous y ont conduites. Or, ils s’aperçoivent qu’il n’a fallu que la crise grecque pour que les Etats reviennent au « logiciel néo-libéral »  : l’obsession pour l’équilibre budgétaire et les politiques « d’ajustements brutaux » contre les Etats en déficit. « Une forme de dictature des marchés qui s’impose partout » dont ces économistes, à l’instar de Philippe Azkenazy, dénoncent les « risques sociaux » et même « démocratiques ».

Mais si les attaques se font plus virulentes, les solutions proposées nous laissent pantois, ne serait-ce que par rapport à la vigueur de pensée d’un Maurice Allais. Certes, André Orléan dénonce le caractère « parasitaire » de la finance – en 2007, elle a capté 40 % des profits – et propose un retour à la « segmentation » de façon à éviter le too big to fail , et le mélange des genres ; d’autres menacent de faire tomber « le mur de l’argent » . Mais il ne s’est trouvé personne à la tribune pour défendre le rétablissement de la loi Glass-Steagall et la mise en banqueroute des titres toxiques, proposés par une intervention de Solidarité et Progrès depuis la salle, seule mesure concrète permettant réellement de venir à bout de l’oligarchie. Au contraire, Frédéric Lordon répliqua que la faillite contrôlée des banques (que pourtant Roosevelt a mise en œuvre avec succès en 1933) est l’exemple même de la « bonne/fausse solution » , car elle provoquerait un chaos trop grand. Lordon promeut au contraire la « nationalisation complète » , qui, sans l’élimination des titres toxiques, équivaudrait à un nouveau renflouement déguisé de ces intérêts.

Bien sûr, il s’agit d’un collectif de courants allant de l’extrême gauche à la droite de Strauss-Kahn, c’est pourquoi un début de vraie solution côtoie des mesures compatibles avec la même oligarchie qu’il s’agit de détruire. Le panel sur la croissance fut particulièrement désastreux, avec la présence de plusieurs tenants de la décroissance, dont Geneviève Azam, que le titre de membre du conseil « scientifique » d’ATTAC ne fait pas rougir. En phase avec le WWF des Princes Philip et Bernard, elle appela à en finir avec l’idée d’une nature qui serait « gratuite et à disposition » et à « découpler » le modèle européen de progrès – avec forte croissance – de celui qu’il faut proposer aux pays en voie de développement, car nous dépensons déjà « l’équivalent de plusieurs planètes » . Elle fut prise à partie par plusieurs membres du public, qui ont rapproché ces positions de celles de Malthus, au cœur même de l’Empire britannique. Mais c’est l’intervention d’un ingénieur depuis la salle qui cerna le mieux le problème non seulement des décroissants, mais d’autres collègues ingénieurs, nombreux parmi les orateurs, tentés par la décadence verte. En utilisant l’exemple du nucléaire, il leur rappela que les ressources ne sont pas disponibles, tels des fruits sur les arbres, qu’il suffit d’allonger le bras pour cueillir. C’est la créativité, cette ressource naturelle potentiellement infinie, et le travail, qui depuis le début permettent à l’homme de progresser, en découvrant une série potentiellement infinie de nouvelles ressources.



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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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