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Egypte ? C’est l’hyperinflation alimentaire, crétin !

La rédaction

1 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – La déferlante d’une crise d’effondrement généralisée, conséquence prévisible de l’effondrement d’un système financier et bancaire mondial moribond, se manifeste violemment par ce qu’on tend à réduire trop souvent à des « émeutes de la faim ».

Parmi d’autres, le cas de l’Egypte, où dès la mi-novembre 2010, l’économiste Hamdi Abdel-Azim, ancien président de l’Académie des sciences sociales Sadate du Caire, dans une déclaration à IPS Inter Press Service, avertissait que « si la hausse des prix alimentaires persiste, il y aura une explosion de la colère populaire contre le gouvernement ». Rappelons que déjà en 2008, lors des « émeutes du pain », l’effigie du président Hosni Moubarak fut piétinée par des Caïrotes en colère.

Soulignons néanmoins que les causes de la situation actuelle, comme l’a rappelé Lyndon LaRouche lors d’un entretien avec Russia Today, dépassent de loin les réalités des économies régionales.

D’ailleurs, ces derniers jours, quelques analystes financiers courageux n’ont pas hésité à pointer du doigt la politique folle des plans de sauvetage bancaire et d’assouplissement monétaire (quantitative easing) décidés par la Réserve fédérale américaine et la plupart des banques centrales des pays membres du G20.

Phil Flynn, un spécialiste des marchés agricoles à Chicago, affirme sans ambages qu’en vérité, « lorsque la Fed décide de faire de l’assouplissement quantitatif, elle exporte de l’inflation vers les marchés émergents(…) Il n’y a pas de doute qu’un des effets secondaires d’un dollar faible et de l’assouplissement quantitatif est la hausse des produits de base. Cela a contribué à créer une poussée haussière pour les denrées… »

Hier, Ed Yardeni, un autre professionnel des marchés, proposait ironiquement dans sa lettre confidentielle qu’il fallait ajouter le nom du Directeur de la Réserve fédérale Ben Bernanke à la liste des révolutionnaires, puisque sa politique a provoqué des troubles et des révolutions dans le monde.

« Depuis qu’il s’est prononcé pour un changement révolutionnaire de politique monétaire le 27 août 2010, lors de son allocution à Jackson Hole, le prix du maïs, du soja et du blé a augmenté respectivement de 53%, de 37% et de 24,4% à la clôture des marchés vendredi dernier. » Yardeni constate également que « le prix du barril de pétrole brute s’est envolé de 19,8% sur la même période passant de 75,17 à 90,09 dollar. L’explosion des prix de l’énergie et de la nourriture se rajoute à un chômage important dans les pays actuellement frappés par des émeutes ».

Une lettre de lecteur publiée par le Financial Times d’aujourd’hui confirme le rôle de l’inflation des prix alimentaires en Egypte. La lettre de Vincent Truglia, intitulée « C’est la nourriture et non pas la politique qui est au centre de la contestation en Egypte », affirme que l’alimentation est « la vraie raison » du soulèvement actuel.

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« Il ne s’agit pas d’un soudain désir de réforme. La question essentielle est plutôt le prix de la nourriture. Il existe deux sujets vexatoire pour le gouvernement égyptien : d’abord, une population qui croit et dépasse les 80 millions ; ensuite, une baisse de la production agricole nationale par habitant. Des émeutes de la faim ont eu lieu en 1977 et en 2008. Le gouvernement a eu la chance de pouvoir gérer le problème directement. Le ministère de l’agriculture égyptien rapporte que 40% de la consommation alimentaire, comprenant 60% de la consommation intérieure de blé, l’aliment de base du pays, furent importés. Égypte, dans le passé un des greniers à blé du monde, est aujourd’hui humilié par son statut de plus grand importateur de nourriture mondiale. Des prix plus élevés pour les céréales ont obligé le gouvernement en 2010 d’élargir le nombre de bénéficiaires de coupons alimentaire, une aide élargie au riz et au sucre. De plus, le gouvernement annonça que 50% des approvisionnements en blé furent ravagés par des insectes. Un tel gouvernement jette des doutes sur sa compétence.

« (…) Est-ce que les émeutes vont se tarir ? Je ne le pense pas, au moins tant qu’on n’identifie pas clairement les responsabilités pour des prix si élevés (bien qu’ils n’en soient pas la cause) et les dommages provoqués par les insectes. Selon le type de calculs, les prix du blé ont grimpé de 50 à 70% en 2010, pour l’essentiel à cause d’aléas climatiques.

« (…) Ce n’est pas juste l’Egypte et la Tunisie qui font peser des inquiétudes. L’Algérie prie la terre entière pour obtenir des céréales pour calmer la situation. Le Yémen est dans la même situation. (…) L’enjeu n’est pas un enjeu politique ; il s’agit de nourriture. Voilà pourquoi, si le président Moubarak pense pouvoir chevaucher le dragon, il faut qu’il mette rapidement la main sur de la nourriture bon marché. »

Alors qu’en coulisse tout le monde admet qu’il faut revenir à Glass-Steagall et à des parités stables entre monnaies, avec Sarkozy dans la cabine de pilotage du G20, on risque de rester sur le G-faim…

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 02/02/2011 - 18:38

    Le G8 est un club dont les membres se sont désignés eux mêmes les représentants des pays les plus riches, le G20 itou et ne parlent et décident que pour eux.

    Or d’après la commission de toponymie de l’IGN (Institut Géographique National), il y avait 192 pays ou Etats indépendants reconnus par la communauté internationale au 1er janvier 2004.

    Il y a donc 172 pays qui ne sont pas concernés directement par les réunions de ces clubs fermés.

    Je me demande donc pourquoi les médias nous parlent de ces réunions qui ne concernent qu’un si petit nombre de pays et de dirigeants.

    Et les peuples ? et les autres pays ?
    Faut pas s’étonner que ces gens-là ne comprennent pas les populations qui se révoltent et qui ont raison.

    Répondre à ce message

  • michel49 • 02/02/2011 - 09:40

    La nourriture c’est ....de la politique !

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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