X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Elections 2005 : défaites cinglantes pour le Parti républicain

La rédaction

Les diverses élections du 8 novembre ont assuré aux démocrates d’importantes victoires, tendant à confirmer les pires craintes des républicains : leur parti, dirigé par George W. Bush, commence à perdre le soutien même de sa base la plus fidèle. Certes, le fort taux de participation des démocrates, notamment des cercles syndicaux, a beaucoup contribué à la défaite des initiatives dictatoriales du gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger et à la victoire du candidat démocrate au poste de gouverneur de Virginie, face à un républicain très à droite. Mais, au-delà, le recul des républicains est dû en grande partie à l’absence de mobilisation de leurs troupes - due, à son tour, à la rage grandissante ressentie envers Bush et Cheney.

On ne peut ignorer le rôle des démocrates larouchistes et du Mouvement des jeunes larouchistes dans ces élections. Ils sont en effet particulièrement actifs en Californie, où le gouvernator a été mis en échec, et en Virginie, où « Bush a reçu une fessée », pour citer un analyste. Voici quelques précisions :

  • Virginie : le gouverneur adjoint Tim Kaine a gagné avec 52 % des voix, contre 46 % pour le républicain Jerry Kilgore. Les pronostics étaient bien plus serrés jusqu’à ce que ce dernier accepte que Bush vienne lui apporter son soutien à la veille du scrutin. Le bon score remporté par les démocrates dans le nord de l’Etat et aux alentours de Washington est directement attribué, par certains analystes, à la présence soutenue du mouvement larouchiste. Kaine a également emporté le fief du fondamentaliste Pat Robertson à Virginia Beach. Deux comtés (Loudoun et Prince William) ont voté démocrate pour la première fois depuis de longues années.

    Un sondeur d’opinion a confirmé à un porte-parole de l’EIR que les brochures et tracts diffusés en masse par les larouchistes dans le nord « ont sans aucun doute créé un climat anti-Bush et Cheney dans la région. Aucune autre organisation ne distribue des brochures intitulés Les Enfants de Satan. Nous avons même parlé à des fondamentalistes qui étaient convaincus que Cheney était bien un enfant de Satan. Des républicains (...) ont voté contre Kilgore et contre le soutien que Bush lui a apporté. »

    Un analyste de l’université de Virginie, le professeur Larry Sabato, estimait : « En venant ici à la veille de l’élection, le Président a choisi de faire de ce scrutin un test national. Si on fait cela, c’est bien pour être associé au résultat. (...) Jusque-là, la course était serrée. Par conséquent, Bush doit accepter la fessée. »

    Un président de circonscription démocrate commenta : « La victoire la plus importante est celle remportée contre Richard Black [dans le comté de Loudoun], un député néo-conservateur de la droite chrétienne, qui a exercé quatre mandats de suite. C’était un "poster boy" de Cheney, et toute sa machine est désormais bloquée. » Plus de 46 % des électeurs ont voté cette année, contre 23 % en 2003. De nombreux républicains ont rejoint la campagne du démocrate David Poisson qui a battu Black. Au niveau de l’Etat, les démocrates ont gagné deux sièges au Parlement, mais restent néanmoins minoritaires (58 contre 40, avec deux indépendants).

  • Californie : le gouverneur Arnold Schwarzenegger proposait huit référendums, dont tous ont été rejetés par les électeurs. Quatre d’entre eux étaient fondamentaux. La proposition 74, qui aurait pénalisé l’éducation publique et le syndicat des enseignants, a été battue par 55,1 % contre 46,5 %. La proposition 75, prévoyant d’entraver la participation des syndicats aux campagnes politiques (pour la raison évidente que ceux-ci l’empêchaient d’imposer les mesures d’austérité prévues), a été rejetée par 53,5 % des Californiens, contre 46,5 %. Celle portant le numéro 76, baptisée « faites-moi dictateur » parce qu’elle aurait permis au gouverneur de sabrer unilatéralement le budget, a subi une défaite cinglante, avec 62,1 % de non. Enfin, 59,5 % des électeurs ont voté contre sa proposition de redécoupage électoral. Le message était on ne peut plus limpide : les Californiens ont désavoué non seulement le gouverneur mais sa tentative de gouverner par voie de référendum, afin de passer outre le Parlement élu de l’Etat.
  • New Jersey : le sénateur démocrate Jon Corzine a obtenu 1,2 million de voix, soit 53 %, contre 43 % pour son adversaire Forrester. Le taux de participation, (46 %) était le même qu’en 2001. Cependant, 30 000 démocrates de plus se sont rendus cette fois-ci aux urnes, augmentant le score de Corzine de quelque 3 %. Côté républicain, la participation n’était que légèrement plus forte, tandis que celle des indépendants était en baisse. Au niveau de l’Etat, les démocrates ont gagné deux sièges au Parlement, pour bénéficier d’une majorité de 49 contre 31, et dans la plupart des villes, ils ont conservé la mairie.
  • Ohio : le taux de participation (38 %) était plus faible que prévu par le secrétaire d’Etat Kenneth Blackwell, qui a estimé, par la suite, que les électeurs républicains avaient boudé les urnes. Notons un résultat important qui a été passé sous silence dans la couverture médiatique nationale : le référendum proposé par l’ancien sénateur John Glenn a été adopté à une forte majorité. Il s’agit de l’initiative « Des emplois pour l’Ohio » prévoyant deux milliards de dollars pour « des projets d’infrastructure économique et la recherche dans les technologies de pointe ». Les démocrates ont gardé la municipalité à Cleveland, Toledo et Cincinnati.
  • Michigan : Selon le député Lamar Lemons, la réélection de Kwame Kilpatrick comme maire de Détroit est très importante et inattendue - un revirement de dernière minute. En fait, la machine de Kilpatrick au sein du Parti démocrate était opposée à celle de Dennis Archer et du gouverneur Jennifer Granholm.

    Toujours selon Lemons, les funérailles de Rosa Parks, vieille dame de la lutte pour la défense des droits civiques des Afro-Américains, ont marqué un tournant pour Kilpartrick. Le discours mobilisateur qu’il y a prononcé - et qui a été retransmis dans les médias - a réveillé la base du mouvement des droits civiques à Détroit. Rosa Parks avait travaillé pour le député John Conyers pendant vingt-sept ans.

  • Viriginie occidentale : les démocrates ont remporté une victoire surprise à la municipalité de Parkersburg. C’est là que George W. Bush avait tenu sa tristement célèbre conférence de presse au sujet des caisses de retraite publiques : montrant les classeurs contenant des bons du Trésor américains, il les avait qualifiés de « titres de dette sans valeur ». Dans la présidentielle de 2004, Bush y avait obtenu 62 % des suffrages, mais cette année, c’est le démocrate Bob Newell qui a battu le républicain Rick Modesitt (63 contre 37 %), en dépit de moyens financiers bien plus modestes.

Les « experts » politiques prétendent qu’on ne peut voir dans les résultats de novembre 2005 une tendance nationale indiquant la probabilité d’une victoire démocrate l’année prochaine. Néanmoins, il est clair que Bush en sort affaibli et que les démocrates pourraient reprendre le dessus, à condition de suivre la voie indiquée par Lyndon LaRouche.

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard