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Elections grecques : les artisans de l’austérité sévèrement rabroués

La rédaction

7 mai 2011 (Nouvelle Solidarité) – Les deux principaux partis responsables de l’adoption des programmes d’austérité au cours des deux dernières années ont été sévèrement secoués par un vent de colère du peuple grec lors de l’élection législative du 6 mai.

Le PASOK (Mouvement socialiste panhellénique) et le ND (Démocratie Nouvelle), qui avaient reçu 77,4% des votes en 2009 n’ont récolté qu’un maigre 32,1% dimanche dernier, incapables, même à deux, de former une coalition pour gouverner le pays.

En terme de sièges le PASOK, qui en avait gagné 160 en 2009, incluant le bonus de 50 sièges alloué au parti obtenant le plus de votes, se retrouve désormais au troisième rang avec seulement 41 sièges, derrière Démocratie Nouvelle (108 sièges) et SYRIZA, la Coalition de la gauche radicale (52 sièges). Ainsi, Démocratie Nouvelle qui a gagné le plus grand nombre de votes malgré une sévère baisse par rapport à 2009 (passant de 33,5% à 14,6%), devient malgré tout le premier parti au Parlement grâce au fameux bonus des 50 sièges.

Les partis anti-austérité ont clairement été ceux qui ont été privilégiés par les Grecs. Les deux plus grands gagnants sont le SYRIZA, qui est passé de 13 à 52 sièges et devient le deuxième plus grand parti au Parlement, et les Grecs indépendants, souvent des transfuges du PASOK en raison de leur opposition aux mesures d’austérité, qui sont passés de 0 députés en 2009 à 33. Les Communistes ont pour leur part gagné 5 sièges supplémentaires pour un total de 26 et la Gauche démocrate, un nouveau parti, obtient 19 sièges. Le parti d’extrême droite Aube dorée, qui a également fait campagne contre l’austérité, obtient 21 sièges (7% des voix) et entre pour la première fois au Parlement.

Alexis Tisipras, le chef de SYRIZA, a non seulement fait campagne contre l’austérité mais a également soulevé de manière explicite la nécessité d’un New Deal à la Roosevelt pour sortir le pays de la crise.

Dans un discours récent il avait déclaré : « Depuis deux ans ils ont pris des décisions sans nous consulter. Le peuple grec ne leur avait pas donné le mandat de prendre ces décisions. Dans le berceau de la démocratie, il n’y a pas de démocratie. Le temps est venu de ramener la démocratie à l’endroit où elle est née. »

Sur la politique économique à suivre, il a ajouté : « Si les politiques d’austérité continuent, l’Europe est menacée de rupture. Ces politiques provoquent le malheur, le chômage et la pauvreté, comme au cours des années 30. L’Europe a besoin d’une solidarité sociale et non pas de se soumettre aux lois du marché. » Il a également déclaré que la Grèce avait été transformée en « protectorat », privée de toute parole dans le gestion de ses propres affaires. « Nous voulons que l’accord sur le prêt soit annulé », a-t-il insisté, qualifiant les conditions qui y sont rattachées d’« inhumaines » et a conclu en disant que « l’Europe a définitivement besoin d’un New Deal ».

Ces résultats font écho ailleurs en Europe à la victoire de François Hollande en France (qui a fait campagne sur la nécessité de renégocier le dernier Traité européen sur l’austérité), contre le chouchou de la finance qu’était Nicolas Sarkozy. La défaite subie, toujours le 6 mai, par le parti d’Angela Merkel dans l’élection régionale du Land de Schleswig-Holstein en Allemagne va bien évidemment dans la même direction.

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  • LyonCultureLand • 08/05/2012 - 13:31

    Un New deal à la Roosevelt, pourquoi pas mais sans oublier que le bilan économique du New deal a été un demi-échec.
    Il n’a pas permis à beaucoup d’Américains de sortir de la pauvreté.
    Un New Deal serait pourtant une option valable à condition de revoir totalement le système financier tel qu’il existe actuellement et de se tourner vers les énergies qui profitent à tous.

    • Alkali • 09/05/2012 - 03:02

      Oui, il faut résolument changer le cadre, sinon ce ne sera rien de plus qu’un deal pour que la farce puisse continuer.
      Les mêmes causes produisant toujours les mêmes effets, un new deal qui ne modifierait pas le cadre ne serait qu’un autre miroir aux alouettes ; un de plus.

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  • petite souris • 07/05/2012 - 23:14

    Voilà des bonnes nouvelles !!!!

    Que notre nouveau président soit à l’écoute de ce qu’il se passe en Grèce et en Allemagne et en fasse une synthèse qui aille dans le bon sens dès le 16 mai....lorsqu’il se rendra à la "convocation" de Merkel ....

    .... Tous les candidats S&P aux législatives sauront quoi dire pendant leur campagne ..............

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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