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En attendant le choc
des taux d’intérêt

La rédaction

Dans son dernier rapport trimestriel, la Banque des règlements internationaux (BRI) passe en revue les graves turbulences financières déclenchées par la hausse attendue des taux d’intérêt :

« La possibilité que les taux américains puissent commencer à augmenter plus tôt que prévu, a provoqué une vaste liquidation sur les marchés financiers internationaux en avril et début mai. Les investisseurs à travers le monde ont réagi d’une manière exceptionnellement vive à quelques communiqués américains sur la macro-économie, provoquant de fortes chutes sur les marchés des obligations gouvernementales, de la dette des marchés émergents et des marchés boursiers . »

  • Bons du Trésor américains : « Les rémunérations des obligations dans les grandes économies ont augmenté de début mars à mai, avec une hausse particulièrement marquée aux Etats-Unis. De la mi-mars à la mi-mai, la rémunération sur les bons du Trésor à 10 ans aux Etats-Unis a augmenté de plus de 100 points de base, pour dépasser les 4,80%, niveau jamais vu depuis la mi-2002 . »
  • Marchés boursiers asiatiques : « A partir de la mi-avril, la liquidation sur les marchés boursiers a été de loin la plus forte au Japon et sur les autres marchés asiatiques. Le TOPIX et les autres indices en Asie (sans tenir compte du Japon) ont reculé respectivement de 6% et de 11%. Le marché japonais a été particulièrement volatile en mai. » La chute du 10 mai fut la plus forte depuis les attaques terroristes du 11 septembre 2001.
  • Marchés émergents : « Les spreads [primes de risque] sur les marchés émergents ont fortement grimpé en avril et mai. La liquidation de la dette des marchés émergents durant cette période a été la plus forte depuis la mi-2002. (...) La liquidation a démarré le 14 avril, lorsque le Brésil en particulier a connu une hausse de ses spreads suite à un fort déclin des valeurs boursières américaines. Les spreads sur les obligations brésiliennes libellées en dollars ont atteint un sommet à 800 points de base le 10 mai - presque deux fois plus élevés que leur plancher de janvier - avant de revenir à 700 points de base fin mai. Les spreads sur les obligations turques ont aussi fortement augmenté. » Plus généralement, de nombreux marchés émergents sont vulnérables à une hausse des taux d’intérêt. Les pays ayant un fort déficit budgétaire, comme le Brésil et la Turquie, sont particulièrement sensibles à toute diversion des flux de capitaux des marchés émergents vers ceux qui sont plus matures. Le large volume d’émission de la part des emprunteurs des marchés émergents au cours du premier trimestre 2004 a mis en lumière leur besoin en financement extérieur. » Un autre facteur contribuant aux troubles est « la plus grande présence de hedge funds et autres investisseurs sur le marché de la dette des économies émergentes ».

Tout ceci survient alors que la Réserve fédérale n’a pas encore commencé à relever ses taux. Mais la forte augmentation des prix à la consommation et à la production - en dépit de tous les efforts « créatifs » pour manipuler à la baisse les chiffres officiels de l’inflation - inflige des pressions supplémentaires à la Fed et aux autres banques centrales pour qu’elles abandonnent leurs politiques d’injection de liquidités.

Face au gonflement du marché du logement et des prêts à la consommation, la Banque D’Angleterre vient de hausser de 0,25%, pour le deuxième mois consécutif, son taux d’escompte, qui atteint désormais 4,5%. De son côté, le 17 juin, la Banque nationale suisse a fait passer son taux d’escompte de 0,25% à 0,5%. Entre-temps, depuis le début du mois de juin au Japon, le débat intense sur l’éventuelle hausse des taux par la Banque du Japon est à l’origine d’un fort recul du marché obligataire. Et, bien sûr, lorsque les prix des obligations reculent, leurs rémunérations doivent augmenter pour trouver des acheteurs. Ainsi le rendement des bons japonais à 10 ans, qui touchait un plancher Il y a un an, dépassant à peine 0,4%, a triplé (1,2%) en mars dernier pour atteindre 1,87% le 16 juin, son plus fort taux depuis quatre ans.

Une source financière basée à Londres estime que les troubles que traverse le marché obligataire japonais pourraient avoir des implications globales. Les banques et les compagnies d’assurance se positionnent déjà pour un changement de phase - lorsque la Banque du Japon abandonnera sa politique de taux zéro. Actuellement, le marché obligataire japonais est délaissé en catastrophe, les obligations à faibles taux d’intérêt sont en passe d’être liquidées, mais lorsque la rémunération sur les bons japonais aura atteint un niveau comparable à celui des autres grandes économies, selon cette source, les grands investisseurs japonais pourraient décider de s’engager dans le marché japonais en liquidant leurs avoirs étrangers. La hausse des taux japonais pourrait déboucher sur un nouveau régime où le Japon, qui était jusqu’en mars le plus important acheteur étranger de bons du Trésor américains, deviendrait un vendeur net d’avoirs étrangers. Qui voudrait alors financer l’énorme déficit du compte courant américain ?

Le bateau va-t-il chavirer ?

Dans une interview au Financial Times de Londres, Bill Gross, de PIMCO, déclarait le 17 juin : « Trop de dettes, des risques géopolitiques et diverses bulles financières ont créé un environnement hautement instable, qui peut basculer n’importe quand. Le potentiel de revirement est plus grand en ce moment qu’à tout autre au cours des 20 ou 30 dernières années. » Nous avons créé une économie mondiale, dit Gross, qui repose sur un effet de levier grâce aux crédits. C’est surtout vrai du Japon et des Etats-Unis. « Face à tous ces crédits à la consommation, à ces dettes d’entreprise et d’Etat, même des modifications minimes des taux d’intérêt peuvent avoir un effet énorme. » Le plus petit changement risque de « faire chavirer le navire ».

Gross mentionne ensuite la bulle sur le marché des matières premières, la bulle sur le marché immobilier en Grande-Bretagne et, en dernière instance, la devise américaine elle-même. « Le dollar américain est soutenu par la bonté des étrangers - le Japon et la Chine. Sa valeur devrait être 20% en dessous du niveau actuel. Le Japon et la Chine vont changer d’attitude. Nous ne savons pas quand. Mais nous savons qu’ils le feront . »

Pour le directeur du fonds d’investissement Pimco, la situation est particulièrement dangereuse du fait que les hedge funds, des fonds purement spéculatifs qui échappent à toute surveillance, jouent un rôle de plus en plus important dans le système financier. Il parle dans ce contexte de « l’émergence de l’alchimie financière ». Les risques sont énormes et un nouveau désastre comme celui de LTCM (Long-Term Capital Management), en 1998, menace.

Le déficit commercial américain atteint un nouveau record

Selon le dernier rapport du département du Commerce, publié le 16 juin, le déficit commercial américain sur les biens et les services a atteint le record de 48,33 milliards de dollars en avril. Les seuls biens affichent un déficit record de 53,18 milliards de dollars. Ainsi, de janvier à avril, le déficit sur les biens se monte déjà à 203,94 milliards - 40% de plus qu’il y a deux ans à la même période. En avril, les importations de biens américains étaient presque au même niveau qu’en mars, tandis que les exportations rapportaient 65,76 milliards de dollars, contre 67,30 milliards en mars.

Deux jours plus tard, le département du Commerce a annoncé un déficit trimestriel record de 144,9 milliards de dollars du compte courant, alors qu’il était de 127 milliards au trimestre précédent. Si le déficit du compte courant se maintient au même niveau au cours des prochains trimestres - s’il ne se creuse encore - le déficit pour l’ensemble de 2004 pourrait avoisiner les 600 milliards de dollars.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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