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En votant NON à Lisbonne, les Irlandais pourraient sauver l’Europe !

La rédaction

10 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité)« Un vote positif n’est nullement garanti lors du second référendum sur le traité de Lisbonne qui aura lieu le 2 octobre prochain », avertit le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, sur son blog.

Si en juin 2008, 53,4% des Irlandais avaient rejeté le Traité de Lisbonne, un sondage TNS publié jeudi dernier par le Irish Times indique que le « oui » est en perte de vitesse. Il a perdu 8%, et retombe à 46% au grand profit des indécis dont la proportion gagne 7% pour atteindre les 25%. Révélateur de la dynamique générale, le « non » progresse de 1%. Rappelons qu’en 2008, le « oui » était encore largement majoritaire avant de s’effondrer à 15 jours du scrutin…

Cette évolution inquiète les euro-fanatiques, car cette fois ci, le « non », contrairement à 2008, n’a pas de grand héraut médiatisé. Le millionnaire Declan Ganley, après la défaite cuisante de sa liste Libertas aux élections européennes, se tient à l’écart et seul le Sin Fein maintient sa campagne pour le non.

Pourtant, aujourd’hui, l’UE a « mis le paquet » espérant offrir des concessions sur tout ce qu’on croyait sujet à irritation. Ainsi, le nombre de commissaires ne sera pas revu à la baisse, on renonce à l’harmonisation fiscale et sociale — dont l’absence avait attiré tant de capitaux prédateurs — et l’Union reconnaît vaguement la neutralité irlandaise et se déclare incompétente pour juger dans le domaine de l’avortement et du mariage gay (tous deux interdits en Irlande).

Cependant, ce que Bruxelles ne veut pas remettre en cause, c’est son rôle comme courroie de transmission de la mondialisation ultralibérale. Si le Premier ministre irlandais Brian Cowen prie une fois de plus son peuple de ne pas voter « non » pour sanctionner sa gestion de la crise économique, son nom est indissociablement attaché au « oui ». La popularité du gouvernement irlandais atteint un bas historique. Si contrairement à 2008, l’Association des fermiers irlandais (IFA) s’est officiellement prononcée en faveur du traité, des fortes divisions apparaissent.

Car économiquement, l’Irlande vacille. Le Tigre celtique subit de plein fouet la crise mondiale et les Irlandais, sortis de la misère il y a à peine trente ans, retrouvent le chômage et des déficits publics. Le chômage s’élève à 12,4% en août et le pays compte 192.672 chômeurs de plus qu’il y a un an.

Comme en 2008, Cowen, en annonçant le pire, espère faire apparaître le « oui » comme la panacée.

En tout cas, la possibilité d’un quatrième rejet du Traité de Lisbonne (après les « non » hollandais et français à la constitution européenne en 2005, suivi du« non » irlandais de 2008), donne quelques cauchemars à l’oligarchie eurocratique.

Le Monde se plaint amèrement que l’avenir de ce traité « soit menacé par ceux dont le pays a le plus spectaculairement bénéficié de son entrée dans la Communauté : les Irlandais, seuls à devoir s’exprimer par référendum. »

Ne montrant aucun respect pour ses propres règles, l’EU se prépare à violer sans états d’âme la belle démocratie dont elle se réclame sans cesse :

Comme le formule Jean Quatremer sur son blog : « Cette prise en otage de l’Union, pour des motifs de politique intérieure, par un pays qui pèse moins de 1% de la population européenne, est désormais ressentie comme illégitime par les partenaires de Dublin. Les 26 pays qui ont ratifié le traité de Lisbonne (même si l’Allemagne, la Tchéquie et la Pologne n’ont pas totalement achevé le processus) peuvent-ils ainsi être stoppés dans leur volonté de réformer les institutions de l’Union ? D’autant que le problème risque de se reposer sans cesse : à bientôt trente États membres, l’incident de ratification ne devient pas seulement possible, mais probable. »

La campagne sera « très serrée », a reconnu le ministre des affaires étrangères irlandais Michael Martin. La présidence suédoise de l’UE a prévenu qu’un non des Irlandais signerait la fin du traité de Lisbonne.


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Article : Pour une Europe des patries et des projets

Voir les 6 commentaires

  • Victor • 10/09/2009 - 20:52

    Irlandais tenez bon, vous êtes l’espoir d’une autre Europe !

    Votez NON !

    • Chantal • 15/09/2009 - 23:22

      Que DIEU ou simplement les irlandais vous entendent.

      Votez NON !

    Répondre à ce message

  • princedenogent • 12/09/2009 - 18:42

    Il faut se rendre à l’évidence, avec ou sans traité de Lisbonne, la plupart des traités européens sont voués à disparaitre ; et ce en grande partie à cause de la crise financière qui vont les emporter.Je pense plus particulièrement au Traité de Maastricht dont les critères sont déjà enfoncés et dont la chute va ètre caractérisé par celle de l’Euro,ainsi qu’à l’Acte Unique avec une éventuelle sortie des pays de l’Europe du Sud,et un retour des frontières.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 10/09/2009 - 15:38

    J’espère de tout coeur que le "non" l’emporte et que le symbole de l’Irlande se transforme en trèfle à 4 feuilles !!!

    • Pic et Puce • 11/09/2009 - 04:34

      Les Irlandais doivent avoir un instinct de mefiance car on leur a clairement fait comprendre qu’ils avaient mal votes...L’on sait tres bien que si l’on faisait voter les peuples la reponse serait NON definitivement. On devrait par contre faire un referendum sur : voulez-vous conserver la Grande Bretagne au sein de l’Union Europeenne et former une alliance eurasienne....La reponse serait OUI...C’est un reve europeen et un cauchemar anglais...

    • clemence66 • 12/09/2009 - 10:12

      Le plus important desormais, c’est que voter "non" signifie aussi vouloir une autre europe.

      Alors qu’avant, souvenez vous de mitterrand "l’europe c’est la paix le nationalisme c’est la guerre".

      On était sous l’emprise d’un chantage...

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

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