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2-3 juillet 2011, conférence de l’Institut Schiller à Rüsselsheim, Allemagne

Eric Verhaeghe : la loi Glass-Steagall pour la France

La rédaction

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Eric Verhaeghe est économiste et ancien président de l’Association pour l’Emploi des cadres (APEC). Il est également l’auteur du livre Jusqu’ici, tout va bien.

D’abord, je voudrais faire un point général sur ma présentation et préciser que je n’entends pas faire une analyse économique, car je pense que la question du Glass-Steagall en France et dans le monde est un problème politique, une question de choix politique et non pas de système économique en tant que tel.

Je voudrais évoquer deux points ce matin. Regardons un instant le classement des banques mondiales. C’est celui dont on lit souvent des articles dans les journaux qui classent les établissements sur la base de leur capitalisation boursière, c’est-à-dire des actions qu’ils détiennent. Surlignées en rouge, on voit les banques chinoises et en vert les banques américaines. Dans la liste des dix premières banques par capitalisation boursière du monde, on trouve quatre banques chinoises et quatre américaines. C’est pour cela qu’on considère souvent que le système bancaire mondial est contrôlé par les Etats-Unis et par la Chine.

Si nous classons les banques plutôt par leurs avoirs, c’est-à-dire par les biens qu’elles possèdent, nous voyons que les banques chinoises sont moins puissantes, et que la première banque américaine, Bank of America, apparaît dans le classement seulement à la sixième place. Les banques les plus puissantes en termes d’avoirs ont été surlignées en bleu : il s’agit de BNP-Paribas avec 3300 milliards de dollars en avoirs ; Royal Bank of Scotland (RU) en deuxième position avec presque 3000 milliards ; la troisième banque est HSBC Holdings (RU), la quatrième, Crédit Agricole (France), la cinquième, Barclays Bank (RU).

On voit que parmi les vingt-et-une premières banques du monde, on a quatre britanniques et quatre françaises. Ce que je veux montrer avec ces graphiques, c’est que nous avons l’illusion aujourd’hui que le système financier mondial est contrôlé par la Chine et les Etats-Unis, alors qu’en fait, ce sont les banques européennes, françaises et anglaises qui sont les plus puissantes au monde. La réalité est que le système financier est aujourd’hui contrôlé par la finance européenne.

En s’attardant sur ces statistiques, on voit qu’aujourd’hui les banques françaises représentent en terme d’avoirs près de 8000 milliards de dollars, les britanniques, près de 9000 milliards de dollars et les américaines, 6000 milliards.

On voit donc que la France et le Royaume-Uni ont développé une industrie financière puissante et que cette industrie financière à taille mondiale est le résultat d’un véritable projet qui remonte aux années 80. Il n’y a pas aujourd’hui de compétition entre le système financière européen, très puissant, et d’autres systèmes, car la finance européenne a un total d’avoirs qui est réellement très, très important.

Autre comparaison édifiante dans ce graphique, celle entre nos banques « trop grosses pour faire faillite » et la taille des avoirs du pays. Nous voyons que le bilan de BNP-Paribas est de 3000 milliards et que le PIB de la France n’est que de 2260 milliards. Idem si l’on additionne les avoirs des banques françaises et anglaises, on voit que le total est supérieur à la richesse annuelle produite par les Etats-Unis !

Cette courte étude soulève quelques questions. Je me dois d’être concis, ainsi je ne traiterai ici que de deux questions : d’abord, il est important de comprendre par quel processus historique la France et le Royaume-Uni ont développé cette industrie financière de classe mondiale qui n’a pas de concurrent aujourd’hui. Ma deuxième question est : quel a été le rôle de l’élite financière, de l’oligarchie financière de chaque pays, dans cette révolution, dans la naissance de cette puissance financière ?

Faute de temps, je me concentrerai sur le processus historique qui a abouti à la construction de cette puissance financière et à l’explication historique du rôle des élites dans ce processus.

En France, l’histoire de l’industrie financière s’organise autour de trois moments. Juste après la Deuxième Guerre mondiale, nous avons connu une période de supériorité de l’Etat, où toutes les banques avaient été nationalisées. En 1966, le gouvernement français a procédé à une relative dérégulation, et en 1984, sous Mitterrand, il a été décidé de donner naissance à une véritable industrie financière, abrogeant les lois plus anciennes de nationalisation et procédant à la dérégulation totale du système bancaire français.

Pourquoi la loi de nationalisation de 1945 ? Deux raisons principales : tout d’abord, le gouvernement savait que les banquiers français avait collaboré avec l’occupation allemande et a décidé de les punir en nationalisant ; la deuxième et véritable raison, cependant, était que le système bancaire français était totalement ruiné, d’abord par la crise d’avant guerre et ensuite par la guerre elle-même. Dans cet état, les banques françaises n’étaient pas en mesure de participer à l’effort de reconstruction nécessaire d’après guerre.

Ainsi, en 1945, le gouvernement du général de Gaulle a décidé d’adopter la loi de séparation des banques selon leurs métiers. Ce fut la loi Glass-Steagall française de 1945, une bonne loi car elle permit de mener une réelle et efficace reconstruction économique qui fut totalement gérée par l’Etat français. Les gens qui prenaient les décisions en matière de reconstruction et d’investissement public n’étaient pas des banquiers. C’était le Trésor public, un département très important du ministère des Finances où tout était décidé en matière de financement de la France et qui était très efficace.

En 1966 eut lieu la première dérégulation. Une loi permit aux banques de développer leurs activités et ce fut le premier adoucissement de la loi de séparation des métiers de banque.

En 1984, le gouvernement, sous le ministère de Pierre Bérégovoy, a adopté une loi qui abrogeait totalement la séparation des métiers bancaires (notre Glass-Steagall) et a procédé à la dérégulation totale du système bancaire.

Ce projet fut celui de groupes financiers puissants et le gouvernement français a décidé dans ce contexte de créer des banques très, très, très importantes, de taille mondiale, ainsi que des compagnies d’assurance, dans le but de créer un secteur hyper-compétitif à l’échelle mondiale. C’était l’ambition publique française d’avoir une industrie financière de classe mondiale.

Pour ce faire, le gouvernement français a privatisé le secteur financier. Et voici la liste : la Société générale a été privatisée en 1986 ; la Banque nationale de Paris, en 1993. Ce fut une période de dix ans de privatisation des banques publiques, alors qu’en même temps on développait le système des banques privées. Rappelons qu’il y a dix ou vingt ans, les banques françaises étaient des banques publiques et la privatisation des banques a été décidée afin de pouvoir construire ce secteur financier de taille mondiale.

Ce sont les élites qui ont bâti ce système. J’appelle ceci la constitution d’une puissance financière, car toutes les décisions ont été prises par l’aristocratie française. En France, vous le savez, nous avons la tradition d’une noblesse de robe, constituée de fonctionnaires, et ce sont ces fonctionnaires qui, agissant comme des nobles, ont décidé de privatiser le système bancaire français et d’organiser une industrie financière privée de taille mondiale.

L’on trouve une concentration particulière de cette aristocratie « républicaine » dans l’Inspection générale des Finances (IGF), un département du ministère des Finances à partir duquel on gère l’économie et le système bancaire français.

Je prends deux exemples de ces inspecteurs généraux qui ont décidé de privatiser les banques publiques. D’abord Jean-Yves Haberer, né en 1932. C’est un ancien de l’Ecole nationale d’administration. Il a été aussi Inspecteur général des finances et en 1966, il a été le conseiller au ministère des Finances qui a conçu la première loi de dérégulation bancaire en France. C’est lui qui l’a conçue, qui l’a écrite, qui l’a gérée.

En 1978, il a été directeur du Trésor, il a participé à la construction du système monétaire européen, et en 1982, il était PDG de BNP. Vous voyez donc le pont existant entre les hauts fonctionnaires qui ont élaboré la politique bancaire et les banques privées dont ils sont devenus les PDG ; ils ont décidé de diriger le système financier français, après avoir décidé qu’il devait être constitué !

Jean-Yves Haberer est bien connu en France parce qu’il était le PDG du Crédit lyonnais au moment de son effondrement, qui a coûté 15 milliards d’euros aux citoyens français.

Autre exemple de cette aristocratie française qui a décidé de construire ce système bancaire privé : Michel Pébereau. Né en 1942, diplômé de l’Ecole nationale d’administration, membre de l’Inspection générale des finances, Pébereau a été conseiller du ministre des Finances en 1970 et il est aujourd’hui PDG de BNP-Paribas.

J’aime bien Michel Pébereau et Haberer, mais ces deux exemples montrent comment l’aristocratie financière est née d’une aristocratie d’Etat, et c’est elle qui a décidé de privatiser les banques publiques et qui dirige aujourd’hui les banques qui ont été ainsi privatisées ; les mêmes personnes qui ont fait passer les lois et qui en ont ensuite bénéficié !

Cette idée est très importante, car souvent nous avons l’illusion que les « trop gros pour faire faillite », le système bancaire et financier international, sont une sorte de création naturelle, de produit inéluctable de la société humaine. En réalité, ce système est la conséquence des choix politiques faits par des gens qui ont décidé d’utiliser l’intérêt général pour leur bénéfice personnel et de défendre leur conception de l’économie et de la société.

En conclusion, je voudrais dire que nous avons en France un système de banques « trop grosses pour faire faillite », un système de classe mondiale plus puissant que le système bancaire américain, comparable plutôt au système britannique. La constitution de ce système a été décidée il y a trente ans. Au départ c’était un système public d’Etat qui, par décision politique est devenu un système privé. C’était un choix oligarchique et aujourd’hui, nous ne devons pas oublier que cette crise financière est d’abord une crise de ce système de privatisation d’intérêts publics et de ce choix de système imposé par une minorité qui en a bénéficié pendant trente ans.

Je voulais vous présenter cet état de choses, car la France est un exemple intéressant du développement financier et ce sera aussi un cas intéressant pour tester la loi Glass-Steagall des temps modernes.

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  • P.Julliard • 02/08/2011 - 09:54

    L’intervention de Monsieur Verhaeghe est vraiment très intéressante.

    Je n’avais jamais pensé à faire le lien entre le total des actifs du bilan d’une banque et le PIB d’un Etat. C’est un excellent argument pour montrer l’ineptie du système actuel.

    Néanmoins, pouvez-vous m’expliquer une telle différence dans le classement entre la capitalisation boursière et le total des actifs d’un établissement, compte tenu de la valorisation des banques selon les normes comptables IFRS, c’est-à-dire selon les valeurs du marché.

    Merci par avance pour votre réponse.

    • ERF • 12/08/2011 - 15:32

      J’aimerais connaitre la réponse à l’excellente question posée par le précédent lecteur. Merci.

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