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Et si on destituait Obama ?

La rédaction

26 juillet 2011 (Nouvelle Solidarité) — Il ne reste que quelques Européens pour s’obstiner à croire que Barack Obama reste un modèle d’humanisme et de courage. Le citoyen américain lambda, surtout ceux qui se sont fait berner par l’apparence de ce beau gosse, n’en peuvent plus.

Le New York Times magazine publiait hier une entrevue avec le célèbre professeur Cornel West, un fervent partisan d’Obama lors de la campagne présidentielle, sous le titre Cornel West sabre le Président :

NYT : Vous avez trente secondes d’entretien privé avec le Président, qu’est-ce que vous lui dite ?

C.W. : Je lui dirai : « Regardez le buste de Martin Luther King qui se dresse dans le bureau ovale et voyez les larmes qui coulent lorsque vous laissez Geithner et d’autres s’occuper de votre politique économique, lorsque vous refusez de vous tourner vers les pauvres et les travailleurs, ou lorsque vous larguer des bombes avec des drones téléguidés sur des civiles innocents. Tim Geithner ne représente pas l’héritage de Martin Luther King. »

NYT : Comment voulez-vous que le président Obama soit celui que vous lui demandez d’être lorsqu’il doit affronter le Congrès Républicain ?

C.W. : Je le dirai de cette manière, mon frère. Tu dois être un thermostat plutôt qu’un thermomètre. Un thermostat définit l’opinion, un thermomètre ne fait que la refléter. Si tu ne fais que la refléter et te contente de contrôler les urnes, tu ne seras jamais un président transformateur. Lincoln était un thermostat, Johnson et Franklin D. Roosevelt également.

Autre exemple, cette tribune rédigée par Sherwood Ross, journaliste à Miami, appelant à la destitution d’Obama :

« Il est temps de destituer le Président Obama et de presser les candidats pour la paix de se présenter pour les prochaines primaires. Le Président Obama n’a rien d’un démocrate au sens traditionnel du terme.

Non seulement il a échoué a stopper l’hémorragie du chômage et à répondre aux besoins de reconversion, comme l’aurait fait un véritable démocrate, mais il a été un partisan actif du renflouement des banquiers et a manifesté sa volonté de se compromettre sur les retraites (Social Security) et l’aide médicale (Medicare), des systèmes publics couronnés de succès et qui sont vitaux pour une grande majorité des personnes âgées, des malades et des infirmes.

M. Obama a également échoué à tendre la main aux travailleurs pauvres, particulièrement aux hispaniques, aux afro-américain et aux populations rurales. De nouveau, comme à l’époque de Roosevelt, un tiers de la nation est mal logé et dans le même temps le chômage réel s’approche davantage des 20% que des 10%, et les jeunes diplômés n’ont pas de débouchées.

Et pire que tout ce qu’a fait ou n’a pas fait Obama aux États-Unis, il a mené des guerres illégales en Asie et en Afrique , héritées pour partie des criminels précédents qui occupaient le bureau ovale et auxquelles il aurait dû rapidement mettre un terme.

Il a étendu de son propre chef la guerre au Pakistan et en a déclenché de nouvelles en Lybie, au Soudan et au Yémen. Ces guerres ont été lancées malgré une opposition toujours plus importante des américains, qui réclament au Congrès et dans les sondages le retour de nos troupes des zones de conflit lointaines.

M. Obama s’est également attribué des pouvoirs monarchiques pour détruire des êtres humains sur de simple suspicions et a conduit des centaines d’innocents, y compris des enfants, vers la mort avec des attaques de drones.

Il a maintenu la plupart des camps d’emprisonnement crées par son prédécesseur assassin, George W. Bush, où des êtres humains ont été torturés et assassinés et se sont vu refusé toute procédure de justice, où des hommes kidnappés souffrent années après années dans les limbes grises de ses prisons et où, de plus en plus, même des enfants sont torturés et violés.

Il maintient ouvert Guantanamo malgré ses promesses et nie à ses prisonniers toute possibilité de recours à un avocat et à un juste procès.

S’il est ce que la faculté de droit d’Harvard produit de meilleurs, alors elle doit être fermée. Un avocat constitutionnaliste qui se conduit de la sorte doit être rayé du barreau ; un Président qui se conduit de la sorte doit être destitué et jugé ».

Voir les 2 commentaires

  • EDITH • 27/07/2011 - 11:02

    Il y en a deux en France,Sarko et lagarde, qui sont les complices de ce sale type,eux aussi devraient être rayé de l’ordre compte tenue du désordre qu’ils propagent !
    Mais les peuples preferent souffrir tranquillement en silence,je croyais pourtant que nous étions dans un pays de révolutionnaires mais non chers amis nous sommes chez les sado-masos et ils aiment çà ce n’est pas eux qui font tout cela c’est le pape !

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  • petite souris • 27/07/2011 - 09:36

    Hier, une discussion avec des étudiants américains de Yale, Harvard, et Columbia, une future avocate, un futur ingénieur chimiste, et un futur musicien de folk country music :

    Tous les trois ont voté pour la première fois et c’était pour Obama avec tout l’espoir de leur jeunesse.

    Aujourd’hui, non seulement, ils sont déçus par ce qu’il fait, non seulement, ils se sentent trahis, car il parle beaucoup et fait le contraire, mais surtout se demandent si le système politique américain n’est pas la cause de cela... et réfléchissent à d’autres formes d’organisation étatique, tant ils sont écoeurés de ce que font par exemple le gouverneur du Wisconsin et Nancy Pelosi...

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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