Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire 16 novembre - L’Afrique, la Chine de demain ? Lire 16 novembre - Sacha Lin-Jung : L’amitié France-Chine et les Nouvelles Routes de la soie Lire
AccueilActualité
Brèves

Etats-Unis : tout le monde veut couper les banques en 2 !

La rédaction

13 juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Des deux côtés de l’Atlantique et au sein même de la finance, le retour à la séparation bancaire Glass-Steagall s’impose comme une évidence. Toutefois, il faut être clair sur ce dont il s’agit : ce n’est pas une réformette à l’intérieur des banques comme l’on fait Obama et Cameron ; il s’agit de couper les banques en deux pour liquider les dettes purement financières et rétablir le crédit à l’économie. C’est en ce sens que viennent de s’exprimer Thomas Hoenig, chef de l’Agence fédérale américaine de garantie des dépôts bancaires (FDIC), et le professeur Luigi Zingales de l’Université de Chicago.

« Finie la couverture sociale pour les banques »

JPEG - 3.6 ko

Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, Thomas Hoenig, ancien président de la Réserve fédérale de Kansas City et nouveau directeur de l’agence fédérale de garantie des dépôts bancaires (organisme créé en 1933 par la loi Glass-Steagall), prend officiellement parti pour Glass-Steagall. Sous le titre : « Finie la couverture sociale pour les banques », Hoenig détruit les arguments mis en avant par ses pairs pour défendre le statu quo et propose son propre plan publié qu’il a présenté devant le Sénat le mois dernier.

« Pourquoi je suis devenu partisan du retour à Glass-Steagall »

JPEG - 4.7 ko

Dans une tribune publiée par le Financial Times (!), Luigi Zingales écrit « Pourquoi je suis devenu partisan du retour à Glass-Steagall ». En effet, lui qui enseigne à la prestigieuse Booth School of Business de l’Université de Chicago et qui écrit régulièrement dans les colonnes du quotidien financier italien Il Sole 24 Ore, confesse d’entrée de jeu que les évènements de ces dernières années ont fini par changer sa position : « J’ai reconsidéré mon opinion et suis devenu convaincu de la nécessité d’une séparation obligatoire » entre banques d’affaires et de dépôt.

L’une des principales raisons de son changement, écrit-il, est que la loi Glass-Steagall établie par Franklin Roosevelt en 1933 est d’une très grande simplicité comparée à la fameuse « règle Volcker » adoptée par Obama et Wall Street ; alors que la loi Glass-Steagall compte seulement 34 pages, la règle Volcker compte « 298 pages de baratin incompréhensible requérant des bataillons de juristes pour être interprétées ». « Plus la loi est simple, écrit-il, moins il faut de clauses et moins cela coûte cher à mettre en application. Plus c’est simple, plus les électeurs peuvent comprendre de quoi il retourne et exprimer leur avis en fonction. Finalement, plus c’est simple, plus il est difficile pour des personnes ayant des intérêts particuliers de s’en sortir en jouant sur le côté obscur de la loi. »

Zingales explique aussi que l’abrogation de Glass-Steagall a provoqué « une chute du marché des actions et l’explosion des marchés opaques de gré-à-gré ». « La taille des banques d’affaires a explosé et leur prépondérance sur les marchés s’est accrue proportionnellement. Ainsi, les nouveaux instruments financiers (comme les Credit default swaps) se sont développés sur le marché opaque du gré-à-gré contrôlé par quelques acteurs puissants plutôt que sur un marché public transparent et bien régulé. »

Finalement, Glass-Steagall « a permis de limiter le pouvoir politique des banques. Sous l’ancien régime, les banques de détail, les banques d’affaires et les sociétés d’assurance avaient des intérêts différents et donc leurs efforts de lobbying tendaient à s’annuler mutuellement. Mais après que les restrictions furent levées, les intérêts de tous les acteurs majeurs se sont retrouvés alignés. Ceci a conféré au secteur bancaire un pouvoir disproportionné à façonner l’agenda politique. Ce pouvoir excessif a non seulement endommagé l’économie, mais le secteur financier lui-même. Une manière de combattre cet abus de pouvoir, au moins partiellement, est de rétablir la loi Glass-Steagall. »


Couper les banques en deux en 1 minute chrono par Cheminade2012

Un message, un commentaire ?


form pet message commentaire
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

  • sasbakbenjamin • 14/06/2012 - 19:41

    Vous avez entierement raison, Eric. Le pessimisme (appelé par ses partisans "réalisme") a toujours été la solution miracle pour régler les problèmes. L’Histoire prouve que les cyniques qui la regardent par le trou de la serrure tout en narguant les acteurs de celle-ci ont toujours été plus efficaces pour améliorer le sort des peuples que ces imbéciles qui ont mis les mains dans le cambouis pour que les peuples aient des constitutions et des sécurités sociales, qui auraient mieux fait de rester chez eux.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 14/06/2012 - 11:07

    .......Tout le monde veut couper les banques en deux !!!!!

    Ah !
    Bon !
    ....rien vu venir !!!!!
    ..................avant la fin de l’été ?

    Répondre à ce message

  • Eric • 13/06/2012 - 20:51

    C’est vrai que c’était le paradis aux Etats-Unis entre 1933 et 1999. Les Américains étaient éminemment moraux, aimaient leurs prochains comme eux-mêmes et respectaient tous la vraie règle d’or : "Tu ne feras pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse."

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

Nos 3 étapes contre le saccage social

23 mai 2012
Nos actions
Nos 3 étapes contre le saccage social

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard