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Europe : vers une réhabilitation de l’industrie ?

La rédaction

Lors de leur réunion au sommet, le 4 septembre, le président Chirac et le chancelier Schröder ont annoncé une nouvelle « initiative de croissance » pour l’Europe. Tout en soutenant explicitement le « plan Tremonti », l’initiative d’investissements infrastructurels à hauteur de 50 à 70 milliards d’euros présentée par la présidence italienne, ils ont proposé de lui donner une dimension supplémentaire, au-delà de l’infrastructure, en l’étendant à des projets de recherche et développement et à des projets pilotes dans l’industrie.

L’Allemagne a déjà établi une liste préliminaire de 19 projets, dont le programme de satellite Galilée, le nouvel aéroport Berlin-Brandebourg, le Transrapid reliant le centre ville de Munich à son aéroport, des systèmes de radio et de télévision numériques, des systèmes à bande large, une nouvelle technologie ferroviaire, les applications industrielles pour accélérateurs de particules et, malheureusement, l’établissement de « parcs éoliens off-shore ». Tout comme ceux prévus dans le plan Tremonti, ces projets devraient être financés en grande partie par la Banque européenne d’investissements (BEI). Lors des entretiens franco-allemands qui se tiendront à Potsdam, le 18 septembre, les deux gouvernements devraient présenter une liste conjointe de projets ainsi que d’autres détails sur l’« initiative de croissance ».

Au-delà des différences secondaires entre la proposition italienne et celle-ci, que les médias financiers tendent à monter en épingle, le point important ici, c’est que ces gouvernements commencent enfin à admettre, bien que prudemment, que pour sortir de la dépression, il faut abandonner les dogmes néolibéraux et postindustriels de « sociétés de services ». Ce changement d’attitude se reflète dans le plan de sauvetage du géant Alsthom par le gouvernement français, ainsi que dans l’effort pour empêcher les investisseurs américains de mettre la main sur les industries de défense européennes et dans le nouveau débat sur la nécessité de l’énergie nucléaire en Europe.

En même temps, ces gouvernements continuent à miner, sans le dire, le Pacte de stabilité. Le 27 août, Jean-Pierre Raffarin a signifié au président de la Commission, Romano Prodi, que, pour son gouvernement, la croissance et l’emploi passent avant le respect des critères sur le déficit budgétaire. Et il a proposé à nouveau d’exclure du calcul du déficit, les investissements publics dans la recherche et développement et dans la défense, faisant prévaloir qu’un euro dépensé pour la recherche n’a pas le même poids qu’un euro dépensé pour quelque chose de moindre importance.

Le lendemain, lors d’une conférence de presse à Berlin, le chancelier Schröder s’est dit tout à fait favorable à une attitude « plus flexible » par rapport au traité de Maastricht. « Nous ne voulons pas abandonner le pacte de stabilité, mais nous voulons l’interpréter d’une manière économiquement raisonnable. (...) J’ai l’impression que ce point de vue est partagé par de nombreux pays et qu’il va l’être par d’autres encore ». Il précisa que ce point de vue est défendu par « le gouvernement français et je n’ai pas vu l’Italie prendre une position différente ». Lors d’une conférence de presse à Dresde, le 4 septembre, le chancelier a estimé qu’il fallait consentir des efforts spéciaux pour soutenir les industries productives et que le secteur des services ne peut exister sans production industrielle. « C’est par l’industrie que nous gagnons notre pain », dit-il.

La menace de la désindustrialisation de l’Europe avait aussi été évoquée par Jean-Pierre Raffarin dans sa réunion avec Prodi, le 27 août. Il faudrait assurer en particulier la présence de sociétés européennes dans les secteurs de l’énergie et du transport, si nécessaire grâce à la protection des gouvernements. Le ministre italien des Finances Tremonti a déclaré le 7 septembre que l’économie européenne a besoin d’une intervention extraordinaire, « avec un parfum de colbertisme ».

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
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Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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