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Faillite ordonnée : pour les Grecs, l’exemple argentin devient une référence

La rédaction

28 juillet 2012 (Nouvelle solidarité) – L’économiste grec Costas Lapavitsas, conseiller du parti grec d’opposition à la Troïka Syriza et professeur à l’Université de Londres, a confié à une assemblée d’Argentins le 18 juillet qu’il avait lui-même et ses collaborateurs étudié de manière attentive la restructuration de la dette argentine en 2005, comme « point de référence », en raison des similarités entre la crise de la dette ayant frappé l’Argentine en 2001 et la Grèce aujourd’hui.

Lapavistas était invité comme orateur lors d’un séminaire organisé par la Banco de la Nacion, propriété de l’Etat argentin, intitulé « Crise internationale : son évolution en Europe et son impact potentiel en Amérique latine ». Il a également affirmé que la Grèce allait être en cessation de paiement d’ici 6 à 12 mois et qu’elle quitterait l’euro, ce qui mettrait fin à l’existence de cette monnaie.

Décrivant les horreurs subies par les Grecs au cours de cette crise, il a ajouté que ce dont l’Europe a besoin aujourd’hui est un Plan Marshall. Il a comparé les swaps sur la dette imposés à la Grèce en février dernier au « mega-swap » de 40 milliards de dollars imposé à l’Argentine en 2001, à un taux usuraire, par le ministre des Finances de l’époque Domingo Cavallo et son homme de main, le secrétaire-adjoint au Trésor et dirigeant du Crédit Suisse David Mulford. Cet accord scandaleux avait lourdement aggravé la crise économique dans le pays tout en permettant aux prédateurs de la finance de s’en mettre plein les poches.

La « débâcle » provoquée par le FMI en Argentine au cours de cette période est comme la crise grecque aujourd’hui, a précisé Lapavistas, rapportant qu’en 2010 les dirigeants grecs avaient prétendu que la potion magique composée de renflouements et d’ajustements structurels préparés par le FMI était nécessaire pour éviter que la Grèce ne tombe dans le même piège que l’Argentine en 2001. « Mais nous avions affirmé exactement le contraire », s’est-il exclamé. « Si nous acceptons ceci, nous allons devenir comme l’Argentine. » Le cas grec, a-t-il expliqué, ressemble bien plus au méga-swap de Cavallo en 2001 qu’à la restructuration de la dette entreprise par le Président Nestor Kirchner en 2005. La crise grecque n’a pas du tout été résolue.

Lapavitsas a déclaré à l’agence de presse nationale argentine Telam qu’une fois la Grèce sortie de l’euro, elle aura la possibilité de mettre en place « des politiques anti-libérales pour sortir le pays de cette situation peu enviable », et que parmi ces politiques il y aurait la nationalisation de certaines banques, des contrôles sur les changes, et certains contrôles sur le taux de change. Il s’agit-là de « quelques une des politiques adoptées par l’Argentine et l’Amérique latine au cours des dernières années », a-t-il fait remarquer.

Le chef de l’opposition grecque Alexis Tsipras, également chef du Parti Syriza, a appelé le gouvernement grec au début de cette semaine à mettre fin aux discussions avec la Troïka, composée de la Commission européenne, la BCE et le FMI. Il a prévenu que la Grèce se dirigeait vers une « procédure de mise en faillite imminente », ajoutant que le programme de la « Troïka a été un échec ». Il a déclaré que le mémorandum de 72 points annoncé avant l’élection mènera le pays vers « l’effondrement social à l’automne », et que ceux qui ne le réalisent pas « sont simplement incompétents ou dangereux ».

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  • petite souris • 29/07/2012 - 00:13

    la Grèce se dirigeait vers une « procédure de mise en faillite imminente »,
    le pays va vers « l’effondrement social à l’automne », et que ceux qui ne le réalisent pas « sont simplement incompétents ou dangereux

    Tout est dit !

    Nozélites politico-médiatiques font semblant de ne pas entendre pour ne pas à avoir de décisions à prendre en espérant un miracle ....
    Dormez en paix braves gens !!!!!

    La rentrée d’automne sera chaude ...... et ce sera la faute de la Grèce !
    Le bouc émissaire qui masquera leur incompétence ou leur trahison est prêt ils ne lâcheront pas la main qui les paye ................

    Vive les grecs qui seront donc les premiers à sortir de ce cercle vicieux de la finance malsaine !!!!

    Répondre à ce message

  • michel dardenne • 29/07/2012 - 04:35

    Le seul bon exemple à suivre pour la Grèce est celui de l’Islande :
    1. refuser de rembourser tous ces intérêts usuraires,
    2. mettre les banques en faillite,
    3. changer le gouvernement corrompu et
    4. poursuivre les banquiers et leurs complices en justice.

    Répondre à ce message

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La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

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La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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