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Falsifications de bilans et de statistiques ... et l’excédent budgétaire américain

La rédaction

Nous avons souvent eu l’occasion de dénoncer les méthodes frauduleuses utilisées par le gouvernement et les entreprises américaines pour donner l’apparence d’une véritable croissance économique. Les derniers exemples en date concernent les statistiques du PIB et de la productivité. Maintenant, on a trouvé une autre astuce pour rendre crédible la « croissance » économique : chaque fois que de nouvelles statistiques sont présentées, les chiffres du mois précédent, qui servent de base de comparaison, sont révisés à la baisse, souvent sans raison particulière.

Ainsi, le 3 mai, le Bureau des statistiques du travail (BLS) du ministère du Travail a annoncé une augmentation du nombre de chômeurs en avril de 483 000, soit 6 %, contre 5,7 % de mars. Mais pour détourner l’attention de ces chiffres décourageants, le BLS, l’administration Bush et les médias ont mis l’accent sur un aspect complètement différent : une augmentation de 43 000 du nombre d’emplois non agricoles. Le mois précédent, le BLS avait aussi rapporté une hausse des emplois dans ce secteur - de l’ordre de 58 000 à l’époque. Néanmoins, entre-temps, il a révisé ces chiffres à la baisse et prétend aujourd’hui qu’il y a eu non pas une augmentation, mais une baisse de 21 000. En février, le BLS avait annoncé 66 000 créations d’emplois dans le secteur non agricole. Or, dans le rapport du BLS de mars, on lit que le secteur non agricole a perdu, en février, 2000 emplois !

Lyndon LaRouche a déclaré que tous ces « rapports sur une prétendue reprise reposent sur les pratiques comptables les plus frauduleuses de l’histoire. Ils sont tous destinés à ramener les dupes vers le marché et à pousser le marché à la hausse . »

Le 14 mai, un expert de la City a noté, pour sa part, que le gouvernement américain a recours à une « fraude délibérée et scandaleuse » pour établir ses statistiques. Elles sont en effet « révisées d’un mois sur l’autre ». Et « cela va continuer tant que la fraude sera communément acceptée par le public et par les « spécialistes ». Mais dès que l’on commencera à réaliser à quel point cette pratique est délibérée et à quel point ces méthodes, comme le « calcul hédoniste », sont scandaleuses, il faudra s’attendre à une explosion de colère. Tôt ou tard, on comprendra que les statisticiens de l’administration n’ont rien fait de plus que ce qu’a fait Arthur Andersen . »

Du côté des entreprises, Enron et d’autres groupes ont déjà démontré leur habileté à falsifier des profits et cacher des pertes, par des méthodes hautement « créatives ». Et l’on continue d’en découvrir de nouvelles. C’est ainsi que le courtier américain en énergie, Reliant, a admis début mai avoir participé à une énorme opération de transactions « round-trip » (aller-retour), par laquelle certaines sociétés se vendaient mutuellement des produits - au même prix et en même temps - juste pour doper leur chiffre d’affaires. Près de 20 % du chiffre d’affaires total de Reliant pour l’année dernière a été artificiellement gonflé de cette manière. Des transactions similaires ont été massivement utilisées par d’autres courtiers en énergie, comme CMS Energy, Xcel Energy, EnCana et Merchant Energy Group of the Americas.

La Stern School of Business de l’université de New York a publié une étude montrant qu’entre 1997 et 2001, le nombre d’entreprises ayant « redéclaré » leur état financier avait triplé, et que celles-ci faisaient à présent l’objet d’une enquête de la part de la SEC ou risquaient de l’être. « Redéclarer » son état financier signifie admettre que l’on a utilisé des méthodes comptables frauduleuses lors de la première déclaration. L’année dernière, 158 entreprises l’ont fait et l’on s’attend cette année à un chiffre bien plus élevé.

... Où est donc passé l’excédent budgétaire américain ?

Le temps est loin où le gouvernement et le Congrès américain discutaient de l’utilisation des 5 600 milliards de dollars d’excédent budgétaire prévus par le gouvernement pour la décennie à venir. La chute des recettes fiscales et la hausse des dépenses publiques - notamment en matière de défense et pour le secteur aéronautique - ont entraîné un déficit considérable cette année. Au mois de mai, le Congressional Budget Office a dû revoir à la hausse ses prévisions du déficit budgétaire pour 2002 qui passe de 46 à 106 milliards. Ainsi, selon une estimation de la JP Morgan, le Trésor américain devra émettre pour 424 milliards en bons du Trésor cette année, contre 292 milliards l’année dernière.

Cependant, même les excédents des quatre dernières années sont le résultat d’une fraude comptable. Le ministère des Finances vient de publier un document intitulé « Rapport financier du gouvernement des Etats-Unis », signé par le secrétaire au Trésor Paul O’Neill, reconnaissant certaines de ces tricheries comptables. Il présente les statistiques budgétaires de l’année fiscale 2001 (clôturée le 30 septembre 2001) sur une base de « comptabilité d’engagements ». Selon cette méthode, une entité (gouvernement ou société) doit déclarer les dépenses réelles qu’elle sera amenée à faire, au lieu de ne les déclarer qu’au moment de leur paiement effectif. Suivant la méthode précédente, le ministère américain des Finances déclarait un excédent de 127,1 milliards pour l’année fiscale 2001, alors que, sur une base d’engagements, comme l’écrit O’Neill dans le rapport, « le déficit était de 514,8 milliards pour l’année fiscale 2001 ».

La croissance rapide du déficit public amène O’Neill à prendre des mesures d’urgence pour éviter une cessation de paiements sur la dette américaine, l’ensemble de la dette publique étant sur le point d’atteindre le plafond de 5950 milliards de dollars fixé par le Congrès. Alors que celui-ci n’a pas pu se mettre d’accord ces derniers mois sur un nouveau plafond, le gouvernement prévoit de prélever 44 milliards de dollars de différents fonds de retraite des fonctionnaires, uniquement pour faire face à ses engagements d’ici la mi-juin. En outre, toute nouvelle émission de titres financiers par les Etats et les collectivités locales a été suspendue. En raison des incertitudes sur les recettes fiscales échues le 17 juin, le gouvernement pourrait devoir prendre d’autres mesures, comme la suspension des investissements en dollars dans l’Exchange Stabilization Fund, le recours à la Federal Financing Bank pour obtenir du liquide et le retrait de réserves en dollars détenues dans de grandes banques. Mais comme l’a reconnu O’Neill, toutes ces manœuvres « seront insuffisantes pour gérer la dette au-delà du 28 juin ». Ce jour-là, le gouvernement doit verser environ 67 milliards de dollars d’intérêts à divers fonds fiduciaires.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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