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Fascisme financier : on résiste encore en Irlande et en Allemagne

La rédaction

Le 29 février 2012 (Nouvelle Solidarité) – Autant le Sinn Fein de Gerry Adams que le Président irlandais Michael Higgens avaient insisté pour que le nouveau traité européen, vrai Pacte de stabilité renforcé, soit conforme aux principes de la Constitution, en le soumettant notamment à un référendum. Le premier Ministre irlandais Enda Kenny a finalement consenti à ce que l’Irlande organise un référendum dans un futur proche.

Bien que cette fois-ci, en décidant que le Traité pourra être appliqué lorsque douze pays l’auront ratifié, les responsables de l’Union européenne ont mis un garde fou pour empêcher qu’un seul pays hostile puisse prendre toute l’Europe en « otage », le rejet par un pays serait tout sauf anodin. En effet, dans le contexte de crise actuel, avec des millions d’Européens manifestant depuis le Portugal jusqu’à la Grèce contre ces politiques d’austérité brutales, le rejet par un pays pourrait enfoncer le dernier clou dans le cercueil de la zone Euro.

Le commentateur du Daily Telegraph de Londres et porte-parole officieux de la City de Londres, Ambrose Evans-Pritchard, ne s’y est pas trompé dans son analyse. Il a tout de suite attaqué l’Irlande pour avoir osé mettre à risque l’ensemble de l’eurozone : « L’Irlande a choqué l’Europe avec ses plans de référendum sur le Traité fiscal européen, un choix qui risque de causer une fragmentation sans précédent de l’eurozone et un choc frontal avec l’Allemagne. »

Evans-Pritchard semble oublier que le premier Ministre anglais David Cameron a lui-même mis son veto à ce traité en décembre dernier, afin de préserver les intérêts de la City. Celle-ci s’était particulièrement rebiffée lorsque la question d’une taxe sur les transactions financières avait été soulevée, parce qu’elle détruirait « l’industrie financière », qui représente 10% du PIB britannique et emploie 1 million de personnes.

Autre accroc dans la marche non tranquille vers la constitution d’une dictature financière européenne, la décision rendue hier par la Cour constitutionnelle de Karlsruhe en Allemagne dans l’affaire du comité de neuf. Au plus fort de la crise l’année dernière et alors qu’une opposition de plus en plus forte émergeait au Parlement allemand, le Bundestag, contre les politiques de renflouement des États et des banques, Angela Merkel avait décidé que les décisions de ce type ne seraient pas soumises à l’ensemble du Bundestag, mais seulement à un comité de neuf élus, faisant partie de la Commission économique du Bundestag, qui de plus, agirait en secret !

La Cour de Karlsruhe avait déjà statué voici quelques mois que les décisions revenaient à la Commission économique de quarante et un membres. Saisie par deux élus sociaux-démocrates, elle vient d’aller plus loin en réduisant considérablement le pouvoir de ce comité des neuf. La Cour lui a retiré le pouvoir de décision en matière de renflouement des états ou des banques ; elle ne lui a laissé que la possibilité d’acheter, en secret, des obligations d’État sur le marché secondaire.

Il s’agit d’une demi-mesure car la manière dont les États peuvent renflouer les banques c’est en leur achetant des obligations sur le marché secondaire ! Mais elle exprime, une fois de plus, les réticences de l’Allemagne à se faire piéger dans l’hyperinflation comme dans les années trente. Elle exprime aussi l’affaiblissement de la Chancelière qui lors du vote sur le traité mardi dernier, n’a pas obtenu une majorité des voix dans son propre camp. Merkel a aussi refusé la fusion du Mécanisme européen de stabilité (MES) et du FESF (Fonds européen de stabilité financière) en un seul fonds de 750 milliards comme l’exigeaient Timothy Geithner et David Cameron qui souhaitent aller encore plus loin dans cette direction.

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  • petite souris • 04/03/2012 - 22:50

    Vive la résistance ... et le bon sens des peuples !

    Répondre à ce message

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Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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