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Feu vert pour un « New Deal européen »

La rédaction

Le 20 juin, le sommet de l’Union européenne (UE) à Thessalonique a donné mandat au gouvernement italien, dont la présidence tournante de l’UE débute le 1er juillet, de poursuivre le projet de « New Deal européen » élaboré par le ministre italien des Finances, Giulio Tremonti. Ce projet prévoit la création d’un « mécanisme d’investissement européen » dans le cadre de la Banque européenne d’investissement (BEI), pour financer - en dehors des budgets nationaux et de l’UE - des projets d’infrastructure à concurrence de 70 milliards d’euros. Le plan Tremonti rappelle certains aspects importants du projet de Triangle productif européen de Lyndon LaRouche, présenté pour la première fois en décembre 1989.

Respectant fidèlement les procédures de l’UE, la déclaration de Thessalonique est centrée sur la Commission de Bruxelles, présidée par Romano Prodi, et annonce que la Commission a l’intention de « lancer une initiative en coopération avec la Banque européenne d’investissement, pour soutenir la croissance et l’intégration en augmentant l’investissement global et l’implication du secteur privé dans les Réseaux de transports européens (RTE) et les grands projets de R&D, et dans ce contexte, invite la présidence italienne à poursuivre dans cette voie. »

Le Premier ministre italien, Silvio Berlusconi, présentera officiellement le « New Deal européen » au Parlement italien le 26 juin, et au Parlement européen début juillet. A Thessalonique, Berlusconi a déclaré : « Le plan Tremonti n’a pas été un thème central des discussions à ce sommet, parce qu’il sera discuté à la première réunion de l’UE sous la présidence italienne. Nous avons décidé, peut-être égoïstement, de le garder comme agenda de notre présidence et de l’élargir au-delà de l’infrastructure. Il y a deux autres directions dans lesquelles il serait utile pour l’Europe d’intervenir. L’une est l’investissement dans les nouvelles technologies militaires », la seconde, « un financement plus important de la recherche et de l’éducation. (...) Il est nécessaire de remplacer la demande privée par la demande publique. »

Le plan Tremonti a été soutenu par des économistes renommés comme le lauréat du Prix Nobel, Franco Modigliani, et Wolfgang Roth, vice-président de la BEI. Cependant, la réaction d’une certaine presse indique que les idéologues du « marché » tenteront de saboter le « New Deal européen ». Le 20 juin, le Wall Street Journal fulminait contre le plan Tremonti, qualifié de « plan dépensier » et de « nouvel emballage pour de vieilles idées » qui, de toutes façons, sont « trop coûteuses ». Dans ce contexte, il n’est pas étonnant de constater que le Financial Times monte en épingle un « scandale de corruption » impliquant Prodi et d’autres commissaires européens.

...Nouvelles discussions sur l’infrastructure

Le 20 juin, lors d’une conférence à Magdeburg sur le financement public de l’infrastructure, le ministre allemand des Transports, Manfred Stolpe, s’est dit informé du plan Tremonti, précisant que le gouvernement allait se réunir dans les jours prochains pour examiner attentivement les moyens de mobiliser des capitaux pour l’infrastructure, en dehors du budget gouvernemental. Une chose est sûre, dit Stolpe, si l’on ne trouve pas de nouvelles sources de financement, il ne sera pas possible de réaliser les grands projets d’infrastructure et surtout, sans un rôle important de l’Etat dans la création d’un cadre fiable pour les projets d’infrastructure, les investissements du secteur privé ne pourront pas se matérialiser.

Le ministre allemand mentionna que lors d’une réunion récente à Saint-Pétersbourg, le ministre russe des Transports, Sergei Frank, avait fait un compte-rendu sur la possibilité d’améliorer la liaison transsibérienne entre l’Asie et l’Europe. La Commission de Bruxelles avait demandé à un groupe de travail dirigé par l’ancien commissaire Karel van Miert d’examiner de plus près les propositions russes. En 2002, précisa Stolpe, plus de 80 millions de conteneurs ont été acheminés par mer, de l’Asie vers l’Europe. Avec une liaison ferroviaire améliorée - transsibérienne, trans-coréenne et trans-asiatique - la plus grande partie du trafic de conteneurs pourrait se faire par train, plus rapidement et à meilleur marché. Selon Stolpe, la liaison transsibérienne vers l’Europe est l’un des projets qui devrait être à l’ordre du jour de l’UE.

La conception de la plupart des projets d’infrastructure dans l’UE datent d’avant 1989. Selon Stolpe, de nouveaux projets devraient prendre en compte l’élargissement de l’UE vers l’Est. Il est bon de rappeler ici que le temps, c’est de l’argent : il y a quatorze ans que LaRouche a présenté son plan de « triangle productif européen » et neuf ans que l’EIR a publié son étude sur le « Pont terrestre eurasiatique ».

La présidence italienne de l’UE (mise à jour du 3 juillet)

Le gouvernement italien organise activement un soutien à son projet de « New Deal européen ». A partir du 1er juillet, l’Italie assurera la présidence tournante de l’Union européenne et dès le lendemain, le Président du Conseil, Silvio Berlusconi, devra présenter au Parlement européen l’agenda pour les six prochains mois.

Le 28 juin, Philippe Maystadt, directeur de la Banque d’investissement européenne (BEI), était à Rome pour discuter avec le ministre italien des Transports, Tremonti, des détails de ce « New Deal ». A l’issue de leur réunion, Maystadt a déclaré que l’initiative italienne était « opportune et soutenable, tant pour l’intégration plus étroite du marché interne [de l’UE] et son fonctionnement, que pour le développement et la reprise économiques ». Le même jour, après avoir rencontré Berlusconi, l’Irlandais Pat Cox, président du Parlement européen, a déclaré à la presse : « Je rappelle ce que Tremonti a dit lors de la dernière réunion de l’Ecofin [ministres des Finances de l’UE] : il ne peut y avoir de stabilité sans croissance. »

Les 4 et 5 juillet, à la réunion de l’Ecofin, Tremonti discutera de la liste élargie des projets de Réseaux transeuropéens (RTE) figurant dans le « Rapport van Miert », qui a été présenté le 30 juin. Comme nous l’avons rapporté, la commission van Miert a porté à 18 le nombre de projets RTE prévus dans le « Plan Delors » original, et elle soutient la proposition italienne prévoyant leur financement à travers la BEI. Entre autres, selon le rapport van Miert, une attention spéciale doit être apportée au « franchissement des barrières naturelles comme les Alpes et les Pyrénées (...) projets transfrontaliers qui furent souvent, dans le passé, victimes d’un manque patent de coordination entre les autorités nationales et d’engagement de leur part ». Parmi les nouveaux projets prioritaires, le Financial Times mentionne le programme Galileo de navigation par satellite, les liaisons ferroviaires Paris-Bratislava et Lyon-Triestre, ainsi que les « autoroutes maritimes » dans la mer Baltique.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
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