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Finance : la Banque du Japon ferme le robinet

La rédaction

Le 9 mars, la Banque du Japon a décidé de réduire considérablement le volume de liquidités alimentant le marché interbancaire japonais - il s’agit d’une première mesure pour mettre fin à sa politique de taux d’intérêt zéro. Depuis le printemps 2001, le volume fourni se situait entre 30 et 35 milliards de yens, soit près de 300 milliards de dollars. La quantité à atteindre vient d’être réduite de 80 % pour se monter à 6 milliards de yens (environ 50 milliards de dollars). Cette réduction s’effectuera graduellement sur plusieurs mois dans l’espoir d’éviter des perturbations. On s’attend à ce qu’elle fasse lentement augmenter les taux du marché, mais pour l’heure, le taux de base de la Banque du Japon reste à zéro.

La banque centrale nippone a annoncé cette décision de compromis suite aux pressions exercées par un gouvernement fortement endetté, ainsi que, de manière plus discrète, par la communauté financière internationale.

En même temps, la hausse des taux et la contraction des liquidités disponibles au Japon, en Europe et aux Etats-Unis, tendance qui devrait s’accélérer cette année, vont faire disparaître la base des divers « carry trades » financiers dans le monde .

Déjà, le taux de rémunération des obligations gouvernementales et d’entreprise a fortement augmenté sur toutes les grandes places financières, tandis que le volume d’obligations émises enfle à son tour, en anticipation de nouvelles hausses des taux. On a constaté deux séries de ventes paniques ces dernières semaines, frappant les transactions sur les actions, les obligations et les devises de presque tous les « marchés émergents » du monde. La première série a été déclenchée par le krach islandais de février et, même si on en parle peu, cette crise aux répercussions internationales significatives est loin d’être terminée.

La deuxième série est intervenue le 7 mars, où les Bourses des pays émergents ont eu à déplorer leurs plus grosses pertes depuis deux ans. Ce jour-là, en effet, les Bourses de Russie, de Turquie et de tous les pays latino-américains ont reculé de 3 à 6 %, les primes de risque des obligations gouvernementales respectives se sont envolées, pendant que les devises du Brésil, de Turquie et d’Afrique du Sud coulaient. Ces liquidations ont été accompagnées de ventes paniques sur les marchés des matières premières, notamment ceux des métaux comme le cuivre, le zinc,et l’aluminium, qui se trouvaient tous à des sommets suite à la spéculation des hedge funds.

Mise en garde de la BRI : la bulle des marchés émergents sur le point d’éclater

Dans son dernier rapport trimestriel, la Banque des règlements internationaux (BRI) insiste sur la situation précaire des actifs dans les pays dits émergents, dont les prix ont fortement augmenté ces dernières années sous l’influence des « carry trades » internationaux.

« Les prix des actifs dans les marchés émergents ont atteint des hauteurs records au début de la nouvelle année, note la BRI. Des investisseurs étrangers se sont jetés sur les obligations et les actions des marchés émergents, faisant monter les indicateurs d’évaluation au sommet de leurs niveaux historiques, voire au-delà. » Suite aux gains « déjà impressionnants de 2005 », les obligations, actions et devises des marchés émergents se sont à nouveau « fortement relevées en janvier et février. » Les gains les plus importants ont concerné les actions : « Presque toutes les Bourses émergentes ont enregistré des augmentations à deux chiffres en 2005, emmenées par l’Egypte, la Colombie et d’Arabie saoudite, où les prix ont plus que doublé. » Cette hausse « est due en grande partie aux énormes afflux de capitaux étrangers ». En même temps, les marchés émergents ont pu vendre pour 231 milliards de dollars d’obligations sur les marchés internationaux en 2005, volume record, supérieur de 52 % à celui de l’année précédente. En moyenne, ces obligations offraient une rémunération de presque 12 % en 2005, selon des estimations privées.

L’autre marché à fort rendement et à haut risque ayant profité de grandes quantités de capitaux en 2005 est celui des obligations d’entreprises, y compris les obligations pourries. « Ces derniers mois n’ont pas vu de répit dans le rythme rapide des fusions et acquisitions, y compris les achats par effet de levier (LBOs). En 2005, on a annoncé un total de 3200 milliards de dollars pour les acquisitions, soit une hausse de presque 30 % par rapport à 2004 et le plus haut niveau depuis 2000. Plus inquiétant pour les investisseurs dans le crédit, en 2005, les LBOs ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis la frénésie d’acquisitions à la fin des années 80 - frénésie qui contribua à la forte augmentation des défauts de paiement d’entreprise peu après. En outre, à la différence des années 80, le récent accroissement de l’activité LBO n’a pas été limité aux Etats-Unis. En effet, plus de la moitié de tous les accords impliquaient des entreprises situées hors des Etats-Unis, essentiellement en Europe mais aussi en Asie », note la BRI.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Jacques Cheminade
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