X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Frénésie boursière : des mises en garde inattendues

La rédaction

Actuellement, des millions de « petits investisseurs » américains et européens achètent des actions de sociétés du secteur « technologie de l’information », ce qui en fait grimper les prix à des niveaux absurdes. En même temps, la Fed et d’autres banques centrales injectent, pour leur part, de grandes quantités de liquidités dans le système bancaire. Ce phénomène conduit certains « experts financiers » à tirer la sonnette d’alarme, ceux-là mêmes qui affirmaient naguère que les Bourses continueraient à monter indéfiniment et que seuls les paranoïaques n’investissaient pas dans les actions.

Anatole Kaletsky, le rédacteur financier du Times de Londres, écrit le 16 décembre dans un commentaire intitulé « Prenez garde à la bulle du Net », que « la spéculation actuelle sur les actions [des sociétés] d’Internet présente toutes les marques d’une bulle financière. La frénésie Internet n’est peut-être pas aussi bizarre que la Tulipmania, qui vit les gens amasser et perdre des fortunes en achetant des bulbes de tulipes hollandaises, sans autre utilisation pratique que leur capacité à créer plus de tulipes, mais Internet peut être comparé à la bulle de la mer du Sud, ainsi qu’à la spéculation dans les actions des chemins de fer au milieu du XIXème siècle et dans les actions des radios dans les années 20. A l’époque comme aujourd’hui, les investisseurs se sont laissés emportés. Ceux qui ont sauté trop tard sur le train de la spéculation ont, en fin de compte, perdu leur fortune. (...) » Kaletsky se demande si la frénésie sur la « technologie de l’information » ne représente pas « un cas d’hystérie collective - une bulle financière classique où même les économistes, les historiens et les commentateurs sociaux les plus respectables se trouvent piégés dans une illusion populaire inspirée par l’espoir d’une richesse instantanée. »

Autre exemple : dans sa chronique du Frankfurter Allgemeine Zeitung, Heiko Thieme, qui incitait auparavant ses lecteurs à investir en Bourse, exprime des craintes similaires. Le 13 décembre, il a relevé les records boursiers qui ont été battus cette année : l’indice Nasdaq a grimpé de 65 % ; le Dow Jones de 22 % ; pendant la première semaine de décembre, les transactions de la Bourse de New York ont atteint un record, avec 5 milliards d’actions échangées en une semaine et les opérateurs à Wall Street reçoivent les plus fortes primes de fin d’année jamais obtenues.

Ensuite, Thieme écrit : « La fièvre des investissements atteint un niveau record. De nouvelles émissions sont échangées à des prix fantastiques, qui ne peuvent qu’être comparées à l’hystérie de la tulipe aux Pays-Bas, il y a quelques siècles de cela. Ce qui se passe aujourd’hui n’a plus rien à voir avec l’investissement traditionnel. (...) L’expérience nous enseigne que la plupart de ces actions [d’Internet], tôt ou tard, descendront aussi rapidement qu’elles ont monté. »

Citons encore un éditorial du 20 décembre dans le Guardian, qui porte sur la « bulle d’Internet condamnée ». Larry Elliott y trace aussi le parallèle entre la frénésie actuelle sur les actions Internet et la bulle de la mer du Sud, ainsi que la période précédent le krach de 1929. « Wall Street et la City semblent être au mieux de leur forme, avec les indices Dow Jones et Nasdaq atteignant de nouveaux sommets cette année. Mais la performance étonnante de ces voltigeurs a masqué le fait qu’un marché très nettement à la baisse est déjà en marche à New York et à Londres. Plus de la moitié des actions de l’indice S&P 500 sont en baisse cette année. (...) Il est très inhabituel de voir les indices boursiers s’élever aussi rapidement quand il y a davantage d’actions à la baisse qu’à la hausse. C’est encore plus inhabituel quand on voit, comme en ce moment, un fossé aussi considérable entre un petit nombre d’actions hautement capitalisées et une longue liste de [sociétés] non performantes. En fait, la tendance récente comporte des similarités frappantes avec la période précédant le grand krach de 1929. Mais comme nous le savons, les leçons de l’histoire tendent à être oubliées quand les individus attrapent le virus de la spéculation. A l’époque de la bulle de la mer du Sud, il est pratiquement sûr que quiconque mentionnait la Tulipmania du XVIIème siècle était traité sans ménagement. »

Le 15 décembre, le Financial Times s’inquiétait du fait que « l’hostilité au big business s’accroît et le ressentiment pourrait empirer s’il y avait un écroulement boursier ». L’auteur de cet article, Tony Jackson, écrit : « Considérons les trois événements suivants : l’échec des discussions sur le commerce mondial à Seattle ; le rejet par l’Europe des organismes génétiquement modifiés ; et l’exclusion de Railtrack, la société britannique de transports, de la privatisation partielle du métro londonien. Ces événements passent du global au provincial. Mais ils me semblent caractéristiques d’un thème commun : l’hostilité au big business. »

Si pour Jackson, cette tendance semble encore gérable pour le moment, il ajoute cependant : « Il y a un risque qui m’inquiète. C’est la possibilité d’un effondrement boursier traditionnel. En un sens, ce serait un châtiment mérité : une bonne leçon pour le triomphalisme capitaliste. (...) »

Écrire un commentaire

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard