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George Bush impliqué dans le scandale de la Bank of New York

La rédaction

Le 28 août, Lyndon LaRouche a déclaré : « Les racines du scandale de blanchiment d’argent impliquant le vice-président Al Gore mènent toutes directement à l’ancien président George Bush. Les opérations de blanchiment, auxquelles la Bank of New York participera par la suite, ont toutes été mises en place à l’époque du président Bush et par son appareil. »

Au fur et à mesure que les médias américains et internationaux mettent au grand jour les manigances entre Gore, les oligarques russes et leurs homologues occidentaux, les pressions politiques sur le pré-candidat présidentiel Gore s’accroissent. Bien entendu, les républicains du courant Bush en profitent pour l’attaquer avec force, alors qu’ils se sont rendus coupables des mêmes méfaits vis-à-vis de la Russie. Il y a exactement un an, LaRouche avait pourtant déjà dénoncé la corruption de Gore et montré à quel point ses accords véreux avec la Russie représentaient une menace pour la sécurité nationale.

Dans sa déclaration du 28 août, LaRouche poursuit : « Al Gore a simplement rejoint (...) ce gang auquel appartenait déjà George Bush. Certains d’entre vous doivent se souvenir que, quand le président George Bush a nommé Robert Strauss [démocrate du Texas] à son poste [d’ambassadeur] à Moscou, j’avais déclaré que George Bush envoyait le « Prince des voleurs » à Moscou pour enseigner au KGB comment voler. C’est ainsi qu’a démarré l’opération de blanchiment d’argent impliquant, entre autres, la Bank of New York.

« Plus tard, à l’occasion de diverses visites à Moscou, j’ai lancé une enquête sur le lien entre les opérations de corruption menées par des milieux associés à Bush ainsi que par certaines personnalités du parti démocrate, et des opérations à grande échelle de la mafia totalement contraires aux intérêts de la Russie comme des Etats-Unis. J’ai, bien sûr, dénoncé à plusieurs reprises l’implication du vice-président Al Gore dans ces sales opérations. Toutefois, dans ces affaires, les milieux de l’ancien président Bush sont bien plus sales, et de loin, que Gore. On peut se demander si le Washington Post ou le Wall Street Journal auront l’honnêteté de parler du rôle du gang de Bush dans cet énorme scandale de blanchiment d’argent. »

En conclusion, LaRouche recommandé de lire les informations rassemblées par l’EIR ces dernières années et que nous résumons ici. Depuis 1989, le président Bush a fait de l’adoption des « réformes » économiques radicales promues par le FMI, la pièce maîtresse de la politique américaine envers les « pays de transition » en Europe de l’Est. En 1991-1992, l’administration Bush a fortement promu la « thérapie de choc » en Russie. Strauss, lié depuis longtemps à la famille Bush et à James Baker III, a été envoyé à Moscou précisément pour assurer la mise en oeuvre de la thérapie de choc, conçue par un groupe de prédateurs anglo-américains et de « réformateurs » russes corrompus, parmi lesquels Gaïdar, Tchoubaïs, Tchernomyrdine, Berezovski et un certain Konstantin Kagalovski dont le nom a fait la une dans les récits sur le scandale de la Bank of New York.

Kagalovski faisait partie d’un dizaine de jeunes économistes russes ambitieux, choisis au début des années 80 par le Centre de recherches sur les économies communistes (CRCE) et l’Institut des affaires économiques (IEA). Ces deux institutions avaient été créées par l’ultralibérale Société du Mont-Pèlerin. C’est là que Kagalovski a appris la théorie selon laquelle l’économie informelle mafieuse devait être à la base de la « transformation » de la Russie en économie « capitaliste ».

En janvier 1992, tandis qu’Eltsine nommait Gaïdar au poste de Premier ministre, Kagalovski fut chargé d’assurer la liaison entre la Russie et le FMI. A ce titre, il prépara le premier mémorandum qui « qualifia » la Russie pour devenir membre du FMI. Lors de cette adhésion en mars 1992, Kagalovski devint le premier membre russe du conseil d’administration du FMI. Comme beaucoup de « jeunes réformateurs », Kagalovski rejoignit par la suite ce que l’on appelle pudiment le « secteur privé », où il pilla systématiquement les actifs économiques « privatisés » de la Russie. Tout cela eut lieu à l’époque de la présidence Bush.

C’est à Washington, devant le siège du FMI, que Kagalovski rencontra sa future femme, Natacha Gurfinkel, une femme d’origine russe employée à la Bank of New York. En peu de temps, la Bank of New York allait devenir l’une des principales banques occidentales opérant dans un milieu bancaire russe infesté par la mafia. Le 20 août 1999, Natacha Kagalovski était suspendue de ses fonctions à la tête du département est-européen de la Bank of New York, pour le rôle qu’elle avait joué dans le détournement de fonds gouvernementaux, estimés à 15 milliards de dollars. Toutefois, la Bank of New York n’a pas fait son entrée dans le monde financier russe via la famille Kagalovski. Une participation de 8% dans la Bank of New York était détenue par Bruce Rappaport qui, dans les années 80, avait déjà noué des liens financiers douteux avec des personnalités de la « nomenklatura » soviétique, tout en étant très impliqué dans l’entreprise financière des opérations Iran-Contra de Bush. En 1990, la Bank of New York acheta 28% de la banque genevoise de Rappaport, Inter Maritime, ce qui en fit son bras bancaire privé.

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