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Géorgie : derrière la révolution des Roses, les épines de Soros

La rédaction

par Michele Steinberg

23 août 2008 — Cela ne date pas d’hier que George Soros et le baron britannique Mark Malloch Brown, ancien administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) manigancent des provocations contre la Russie et la déstabilisation des Balkans et de l’Eurasie centrale.

Dès 1993, Malloch Brown rejoint un comité organisé par Soros pour se rendre en Serbie et en Bosnie, afin de le conseiller sur le meilleur usage d’un fonds de 50 millions de dollars destiné à « reconstruire » le pays ravagé par la guerre.

A la fin des années 1990, Soros avait financé le groupe serbe Otpor, un gang spécialisé dans l’agitation de rue, qui se vante aujourd’hui d’avoir fait tomber le dictateur serbe Slobodan Milosevic en 2000. Soros et ses équipes décident d’utiliser l’expérience serbe pour former une petite armée d’agitateurs professionnels, ces « troupes de choc de la démocratie » qu’on verra à l’œuvre lors de la « Révolution Orange » en Ukraine, puis de la « Révolution des roses » qui imposa Mikhaïl Saakachvili à la tête de la Géorgie.

Réunis lors d’une conférence sur la « mondialisation » à Monterrey, au Mexique en 2003, Soros et Malloch Brown annoncent leur projet d’utiliser des fonds de l’ONU, combinés aux financements privés de Soros, afin de contrôler les économies et les politiques de divers pays. Ce jour-là, Soros ne parle pas en tant que philanthrope – sa casquette habituelle – mais en tant que président du Soros Management Fund.

De 1994 à 2004, les divers projets de l’Open Society Institute (OSI) de Soros, comprenant le Projet d’Eurasie centrale (CEP) et la Fondation géorgienne de la société ouverte, dépensèrent environ 40 millions de dollars pour faire tomber l’ancien président de Géorgie, Edouard Chevardnadze.

Mais le gouvernement Saakachvili ne fut que réellement promu qu’à partir de 2003, lorsque Soros entreprit d’activer ses troupes.

Le quotidien canadien Globe and Mail en rend compte en novembre 2003 :

« C’est en février de cette année que le financier milliardaire George Soros commence à poser les fondations d’un renversement du président géorgien Chevardnadze.

« Grâce à une bourse de l’OSI, un activiste de 31 ans nommé Giga Bokeria, de Tbilissi, est envoyé en Serbie travailler avec des membres du mouvement Otpor (résistance) et apprendre comment ils utilisèrent les manifestations de rue pour renverser le dictateur Slobodan Milosevic. L’été suivant, la fondation de M. Soros paye un voyage en Géorgie aux activistes d’Otpor, qui donneront pendant trois jours des cours à plus de mille étudiants sur la façon d’organiser une révolution pacifique.

« Le week-end dernier, le Liberty Institute, que M. Bokeria contribua à fonder, joua un rôle clé dans l’organisation des protestations de rue qui forcèrent finalement M.Chevardnadze à signer sa démission. » Bokeria avoue que c’est à Belgrade qu’il apprit la profession de jacobin.

Quelques mois plus tard, en janvier 2004, lors du sommet économique annuel de Davos, en Suisse, Soros, Malloch Brown et Saakachvili donnent une conférence de presse commune où ils annoncent un don de 1,5 million de dollars à Saakachvili – les deux tiers provenant de l’OSI de Soros, l’autre tiers venant du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dont Malloch Brown est l’administrateur. Objectif : la réforme de « la gouvernance ».

Le PNUD a décrit comment Malloch Brown et Soros ont non seulement financé mais également formé le gouvernement géorgien, précisant que le pays « manquait de professionnels qualifiés pour élaborer et exécuter les réformes proposées (...) et de ressources pour payer les salaires » capables de motiver le type de cadres ultra-libéraux que Soros et Malloch Brown recherchaient.

Ainsi, poursuit le rapport, « travaillant en partenariat étroit avec le milliardaire philanthrope George Soros, le PNUD avança promptement. (...) La rapidité était considérée comme cruciale pour réussir. Même avant que M.Saakachvili ne prête serment, le PNUD et l’OSI de Soros s’étaient accordés sur la création d’une nouvelle initiative pour aider la nouvelle administration à sécuriser le personnel et l’expertise dont elle avait besoin. »

Le versement de subsides à Saakachvili et à de hauts responsables perdura pendant trois ans, et Saakachvili lui-même en admit l’importance lors d’une conférence de presse à Washington D.C., début 2004. « Maintenant, en ce qui concerne la contribution de George Soros, précisa-t-il, il s’agit d’abord d’un financement du PNUD, le fonds du Programme des Nations unies pour le développement, destiné à la construction d’équipement par le gouvernement géorgien, et George Soros ne sera pas l’unique contributeur. (...) Nous n’avons pour le moment que deux millions de dollars venant du PNUD et de Soros, mais nous avons d’autres promesses, nous avons besoin d’au moins huit millions de dollars rien que pour cette année et nous aurons besoin de plus l’année prochaine (…) Soros a joué un rôle favorable en soutenant les processus démocratiques en Géorgie. Il contribua beaucoup au développement de nombreuses ONG, et je pense qu’il n’y a rien de mauvais ni d’injuste là-dedans. »

Le rapport du PNUD se vante même que son financement ait poussé « le Président russe Vladimir Poutine (…) à réprimander M.Saakachvili, l’accusant d’être à la solde de M.Soros ».

Dès 2001, les versements dépassèrent le million de dollars par mois.Avec ces fonds, Soros et Malloch Brown ont truffé le régime de Saakachvili d’agents britanniques. Les recherches en cours permettent d’identifier quelques compères des Britanniques et de Soros au sein du gouvernement géorgien :

— Le Premier ministre Vladimer « Lado » Gurgenidze, citoyen du Royaume-Uni et banquier de l’Empire britannique. Né en 1970 à Tbilissi, il commence à travailler en 1997 pour la banque anglo-hollandaise ABN AMRO, résidant à Londres de 1998 à 2003. En 1997-98, il dirige les activités financières de la banque en Russie et dans les pays voisins. Parmi les captures d’ABN AMRO figure son « projet de jumelage » pour piéger la Banque de Géorgie, privatisée en 1994-95. De 1998 à 2000, Gurgenidze devient directeur d’ABN AMRO et des fusions et acquisitions dans les marchés émergents européens. Après le projet de Soros et du PNUD, il entre au gouvernement de Géorgie, amenant avec lui une équipe de gestion issue de diverses banques liées aux Britanniques. Il est nommé Premier ministre et chef de gouvernement en novembre 2007.

— Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale, Alexander Lomaia, l’un des cadres supérieurs de longue date des opérations de Soros en Géorgie, aujourd’hui en charge des opérations militaires. Il fut directeur exécutif de la fondation géorgienne de l’OSI de Soros en 2003 et 2004, chargé des « activités administratives liées à l’allocation des subventions opérationnelles de la fondation, ainsi que de la réalisation de son budget global annuel de plus de 2,5 millions de dollars ». A la même époque, il fut le directeur régional du « Projet de coalition de la démocratie » de l’OSI dans les pays de l’ex-URSS. Ce projet a pour but de retourner ces pays contre la Russie.

— Le président de la commission parlementaire pour l’intégration de l’UE, David Darchiachvili, fut l’ancien directeur exécutif de la Fondation géorgienne de la société ouverte de 2006 à 2007, lorsque Saakachvili « remporta » sa seconde élection entachée d’irrégularités et de répression brutale contre l’opposition. Darchiachvili avait travaillé pour les réseaux d’ONG contrôlées par Soros depuis 1992, principalement au sein de l’Institut du Caucase pour la paix, la démocratie et le développement, l’une des « institutions partenaires » de l’Institut de la société ouverte de Soros.

Ainsi, à défaut de pouvoir imposer des changements de régime par le « hard power » (manière forte), comme le préconisaient les néo-conservateurs américains, la stratégie impériale de Soros fait appel au « soft power » (manière douce) des ONG : il s’agit de corrompre suffisamment de citoyens d’un pays pour faire plier les autorités et en faire une « société ouverte » aux spéculateurs.

Le moment est venu, en comprenant la perversité de cette guerre oblique, de faire toute la lumière sur la nébuleuse Soros et ses maîtres britanniques.

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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