X Bienvenue,

À compter de juin 2018, notre site devient semi-payant.
Écrit et élaboré par nos militants, il reste en grande partie en accès libre, en particulier les prises de position du parti et de son président Jacques Cheminade. C’est notre chronique du jour, « Le monde en devenir », ainsi qu’un certain nombre de dossiers de fond, qui sont dorénavant payants.
Permettre le travail de recherche d’informations et garantir un contenu de qualité suppose évidemment de les rémunérer. Nous faisons le pari de votre curiosité envers des idées novatrices qui répondent aux défis de l’époque.

Découvrir les abonnements

Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité
Brèves

Glaciers de l’Himalaya : l’Inde court-circuite les mensonges du GIEC

La rédaction

17 février 2010 (Nouvelle Solidarité) — Les pays en développement continuent à pilonner le GIEC, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, lancé par Margaret Thatcher et utilisé depuis par l’oligarchie financière de la City de Londres et de Wall Street pour endiguer le développement de leurs pays.

Le 3 février, le ministre indien de l’Environnement, Jairam Ramesh, annonçait la création par son gouvernement d’un Institut national de glaciologie de l’Himalaya, indépendant du GIEC, afin de surveiller les effets du changement climatique sur ces glaciers. Evoquant les récentes « erreurs » du GIEC, Ramesh déclara que « la ligne est ténue entre science du climat et évangélisme du climat ; et je suis pour la science du climat ». « Les gens ont mal utilisé le rapport du GIEC » qui prétendait que ces glaciers allaient fondre d’ici 2035, poursuivit M. Ramesh, ajoutant que « l’une des faiblesses du GIEC est qu’il ne fait aucune recherche originale. (…) Il ne fait que reprendre la documentation déjà publiée, à partir de laquelle il dégage des évaluations, d’où les ratages sur la forêt amazonienne, les glaciers et les niveaux d’enneigement ».

Le nouvel institut, baptisé Réseau indien d’évaluation globale sur le changement climatique, rassemblera 125 chercheurs et sera un genre de « GIEC indien », publiant ses propres évaluations sur l’état de l’Himalaya et d’autres régions indiennes. Les prévisions du GIEC « n’avaient aucune base scientifique », fit remarquer Ramesh, indiquant cependant que le gouvernement prend tout de même des précautions, étant donné que son pays dépend de l’Himalaya pour son approvisionnement en eau.

Lorsqu’au Sommet de Copenhague, une alliance de pays en développement – Chine, Inde, Afrique du Sud et Brésil – a refusé net les diktats en matière d’émissions de carbone que les pays occidentaux tentaient de leur imposer, les promoteurs de la fraude du réchauffement climatique sont restés sur le carreau. Mais le pire était encore à venir. Après les révélations du climategate publiées à la veille de Copenhague, d’autres accusations se sont abattues sur le GIEC, menaçant jusqu’à l’existence même de cette institution inquisitoriale. Suite à une intervention énergique du gouvernement indien, le 22 janvier, le GIEC fut forcé de reconnaître publiquement que ses prévisions sur la fonte des glaciers de l’Himalaya étaient « peu fondées ».

La réalité est bien pire. Dans les Contributions du groupe de travail II au 4ème rapport d’évaluation du GIEC de 2007, on pouvait lire que « les glaciers de l’Himalaya reculent plus vite que dans n’importe quelle partie du monde (voir tableau 10.9) et si la tendance se maintient, la possibilité de les voir disparaître avant l’an 2035, voire avant, est très élevée, si la terre poursuit son réchauffement au rythme actuel. Sa surface totale – de 500000km2 aujourd’hui – pourrait reculer à 100000 d’ici l’an 2035 (WWF, 2005). » Il s’agit d’un texte tiré d’un document du Fonds mondial de la nature (WWF), une organisation écologiste politique qui ne fait pas de recherche scientifique. Selon le New Scientist, ces déclarations émanent de Syed Hasnain, un glaciologue indien, professeur à l’Université Jawaharlal Nehru de New Delhi, qui les considère aujourd’hui comme « spéculatives ». Parfaitement risible aussi l’affirmation que les glaciers se rétracteront à 100000 km2, alors qu’ils ne font plus actuellement que 33000 km2, chiffre cité dans n’importe quel atlas géographique ! Un « scientifique » russe du nom de Kotliakov aurait introduit ces âneries dans ce rapport de l’UNESCO.

A la veille de Copenhague, alors que foisonnaient les rapports publiés par les réchauffistes « prouvant » la fonte des glaciers de l’Himalaya d’ici 2035, l’ancien sous-directeur général de la Surveillance géologique de l’Inde, V.K. Raina, publia, avec le soutien du gouvernement indien, un rapport soulignant qu’aucune preuve ne permet d’affirmer que ces glaciers disparaîtraient à cette date. « Ce n’est pas vrai », déclara Raina. Malheureusement, son rapport s’est trouvé noyé dans la cacophonie générale, le président du GIEC, l’indien Rajendra Pachauri, accusant le ministère indien de l’Environnement « d’arrogance » et qualifiant les recherches menées par Raina de « science vaudou ».

Or, le document de M. Raina est basé sur des informations recueillies auprès d’une demi-douzaine de stations de surveillance situées dans des endroits reculés, souvent à plus de 5000 mètres d’altitude. Le rapport s’intéressait à un certain nombre de glaciers, dont deux sont particulièrement importants. Le premier, celui de Gangotri, a reculé en moyenne de 22 mètres par an entre 1934 et 2003, perdant 5% de sa longueur. En 2004 et 2005 cependant, le recul a ralenti à 12 mètres par an et s’est pratiquement arrêté depuis septembre 2007.

Le second glacier est celui de Siachen dans le Cachemire, encore plus stable. Raina note que les réchauffistes ont prétendu que ce glacier avait reculé de près de 50%, alors qu’il « n’a montré aucun recul digne de ce nom dans les 50 dernières années ». Les conclusions de Raina sont fondées en partie sur des mesures de terrain effectuées par l’écologiste Kireet Kumar, de l’Institut Pant sur l’environnement et le développement de l’Himalaya, basé à Almora. Selon le journal Science du 13 novembre 2009, « plusieurs experts occidentaux qui ont fait des études dans la région sont d’accord avec l’analyse nuancée de Raina ».

Le GIEC survivra-t-il au scandale ?

« Je demande des excuses personnelles au président du GIEC, R.K. Pachauri, qui a décrit mes recherches comme étant de la science vaudou », a déclaré M. Raina au quotidien indien, The Hindu. Mais le président du GIEC a visiblement décidé d’hiberner en attendant que la température descende… Le scandale ne risque cependant pas de retomber, car entre-temps, les enquêteurs s’intéressent aux opérations financières qu’il a pu entreprendre sous couvert de lutte contre le réchauffement climatique. Rajendra Pachauri a ainsi établi un réseau mondial d’intérêts investissant des milliards de dollars dans des organisations qui dépendent des recommandations du GIEC. Des articles de presse indiquent que M. Pachauri aurait investi dans des banques, des compagnies pétrolières et énergétiques, ainsi que dans des fonds investissant abondamment dans les échanges de titres de carbone et les « renouvelables », secteurs qui enregistrent actuellement la croissance la plus forte au monde, avec des sommets pouvant atteindre plusieurs milliers de milliards de dollars par an !

Selon Jonathan Leake, le rédacteur scientifique du Sunday Times de Londres, le président du GIEC aurait utilisé ces informations frauduleuses pour obtenir d’importantes subventions pour ses opérations à New Delhi. Son Institut de l’énergie et des ressources (TERI), basé à New Delhi, a reçu la coquette somme de 496000 dollars de la Carnegie Corporation, et une somme bien plus importante, 4 millions de dollars, du projet High Noon de l’Union européenne. la Carnegie a accordé ces fonds le 15 janvier, quelques jours à peine avant que le scandale n’éclate. « Toute insinuation que le TERI ait répandu des affirmations scientifiques non vérifiées dans le but d’obtenir des financements, serait fort embarrassante pour Pachauri et le GIEC », conclut Leake.


Article :
Science contre génocide : ce que le Climategate n’a pas révélé


Voir le commentaire

  • petite souris • 17/02/2010 - 18:08

    Quand l’occident prendra-t-il l’orient et l’extrême-asie en considération ?

    Leurs civilisations, leurs histoires sont très complexes et très anciennes.

    Nos "dirigeants" feraient bien de lire davantage eux-mêmes, de comprendre et de penser par eux-mêmes s’ils savent encore vivre sans être entourés de conseillers serviles et de gardes du corps, avant que l’histoire ne les oublie.

    Mais, "ils" osent décider à notre place, pire contre nous, le peuple.

    Répondre à ce message

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard