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Goldman Sachs : un volcan peut en cacher un autre

La rédaction

20 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) — Comme le notait un commentateur de France Inter : s’il n’y avait pas eu l’explosion du volcan en Islande, l’affaire Goldman Sachs (GS) aurait fait largement la « une » de toute la presse. Car il y a matière et les cendres sont chaudes.

Vendredi dernier, la Security and Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés outre-atlantique, créée sous le président Franklin Delano Roosevelt, a déposé une plainte civile pour fraude contre la banque d’affaires la plus puissante du monde et contre un de ses traders chargé des produits structurés, un jeune centralien français, Fabrice Tourre, directeur exécutif de GS Londres.

Après la nouvelle, les actions de GS ont dégringolé de près de 13% à Wall Street, entraînant les autres valeurs dans leur chute. Désormais, cette plainte sème la panique parmi les acteurs du marché des produits financiers dérivés, qui se demandent si un sort similaire les attend. Les noms de Deutsche Bank et Citigroup sont déjà avancés.

Après avoir été pointée du doigt pour les bonus plus qu’indécents, le scandale du fast trading, les astuces pour maquiller la dette grecque, cette fois-ci, GS est mise en cause pour « le scandale » des Collateralized Debt Obligations (CDOs). Tout comme les CDS, les CDO sont des paquets de titres émis sur la base d’une dette, les fameux crédits hypothécaires subprimes dont on connaît le triste sort.

Comme le formulent gentiment Les Echos, derrière la plainte de la SEC, « c’est un gigantesque conflit d’intérêt au sein de la banque la plus profitable de Wall Street qui est visé ». Peut-on accepter qu’une banque, tout en prétendant le contraire, fourgue des « actifs toxiques » à ses clients, tout en faisant de l’argent en spéculant sur l’effondrement des « bonnes valeurs » qu’elle vient de vendre !

D’après le journaliste du Wall Street Journal Gregory Zuckerman, c’est début 2007, donc bien avant l’effondrement du marché immobilier, qu’un gros spéculateur, John Paulson, fondateur du hedge fund Paulson & Cie, fait, grâce à l’aide de son associé italien Paolo Pellegrini, un transfuge de Lazard, l’audacieux pari de la baisse du marché immobilier.

Paulson fait alors appel à Goldman Sachs pour « trouver des pigeons pour leur dire que le ‘subprime’, c’est génial », résume un ancien trader de la Société Générale. « C’est l’usage le plus cynique de l’information de crédit que j’aie jamais vu. Lorsque vous achetez une protection contre un événement que vous contribuez à susciter, c’est comme si vous achetiez une assurance incendie sur la maison de quelqu’un d’autre avant d’y mettre le feu », affirme le consultant Sylvain Raynes.

Or Fabrice Tourre, d’après les courriels, ne semblait pas tout à fait ignorer que la marchandise sentait le sapin : « De plus en plus d’effet de levier dans le système. L’édifice tout entier peut maintenant s’effondrer à chaque instant… Le seul survivant éventuel : le fabuleux Fab [son propre surnom !]… debout au milieu de toutes ces opérations exotiques, complexes, à très fort effet de levier, qu’il créa sans nécessairement saisir toutes les implications de ces monstruosités !!! »

Cependant, la gamme de CDOs élaborée par Fabrice Tourre et consorts a été vendue à plusieurs investisseurs, dont la banque allemande IKB et la néerlandaise ABN AMRO, sans que ceux-ci sachent que Paulson avait activement participé à la composition du portefeuille ni qu’il allait prendre une position inverse…

En tout cas, les répercussions pourraient être énormes. Dimanche, le gouvernement allemand a fait savoir qu’il envisageait de poursuivre Goldman Sachs, car l’allemande IKB avait été sauvée de la faillite au prix de plusieurs milliards d’euros d’argent public en 2008. On se rappelle également que GS Londres s’occupa de la gestion de la dette grecque tout en spéculant sur la fin de l’euro…

Quant au spéculateur John Paulson, notons que l’oiseau possède 2% des actions de Renault et, d’après Les Echos du 19 avril, qu’il s’est illustré récemment par un don de 1,5 million d’euros pour le lancement de la nouvelle Fondation Carla Bruni-Sarkozy à New York ! Sans doute pour moraliser le capitalisme…

Coïncidence heureuse, le PDG de Goldman Sachs, Llyod Craig Blankfein, doit témoigner le 27 avril devant une commission du sénat présidé par le sénateur démocrate du Michigan Carl Levin qui s’intéresse à la criminalisation de la finance.

En tout cas, cette affaire confirme amplement ce que nous avons affirmé ici depuis longtemps : le système financier mondial actuel, expression d’un « capitalisme de casino », est devenu un vaste « schéma de Ponzi » qui s’effondre quand l’escroquerie éclate au grand jour.

Trouverons-nous enfin le courage d’imposer les solutions préconisées par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade : une véritable commission d’enquête [Pecora] sur la crise financière et une mise en faillite ordonnée du système monétaire international à remplacer d’urgence par un système de crédit public destiné à équiper l’homme et la nature. C’est bien cela, être réaliste !


Signez : l’appel à constituer sans délai une Commission d’enquête parlementaire sur la crise financière

Article : Le plan LaRouche pour relancer l’économie mondiale


Voir les 6 commentaires

  • matière invisible • 20/04/2010 - 22:02

    Un rapport officiel de 159 pages de la SEC signé par l’Inspecteur Général David Kotz a établi que les anciens de la même SEC, savaient en réalité que le banquier Stanford faisait une escroquerie pyramidale de 8 milliards avec ses fonds d’investissements depuis 1997 !!!
    "The Securities and Exchange Commission knew that Allen Stanford was involved in a Ponzi scheme as far back as 1997".
    Ce que dit l’inspecteur est dramatique "the scheme was able to continue for so long due to "institutional influences" within the SEC, and the agency’s desire to chase after slam-dunk cases". Stanford a même été aidé par un haut responsable de la SEC.
    Si vous ne me croyez pas, eh bien lisez ici le communiqué de presse de la SEC et CNBC.

    La publication de ce rapport nucléaire et dévastateur, et sa reprise sur toutes les télés de la planète, aurait décribilisé à jamais Washington, Obama et les US, sans parler de la SEC qui avait déjà fermé les yeux sur Madoff. Cela aurait été la 2e mega affaire et aurait prouvé la corruption totale de Wall Street et surtout des policiers de la SEC ainsi que de la classe politique. En catastrophe donc, la SEC a allumé un contre feu géant en convoquant la Goldman Sachs et celui qui a conçu les CDS toxiques basés sur la chute du marché immobilier grand public, John Paulson de Paulson Inc, devant les tribunaux pour une fraude de 1 milliard.

    • if • 21/04/2010 - 10:26

      Merci à Matière Invisible pour son commentaire.

      Je m’apprêtais à relayer cette information.

      Je reste extrêmement perplexe face à l’absence de réaction des médias, quels qu’ils soient, Solidarité & progrès compris...

    • Bertrand Buisson • 21/04/2010 - 16:16

      Intéressant. C’était aussi le cas pour Madoff puisque Harry Markopolos avait prévenu la SEC à plusieurs reprises depuis 1999. Etant coincée, la SEC tente de se racheter une crédibilité. Il y a aussi une guerre entre requin, car Goldman Sachs a entubé bien du monde dans la crise financière et n’a pas que des amis à Wall Street.

    • Bertrand Buisson • 21/04/2010 - 16:20

      Sauf que S&P n’est pas un média. Politiquement, il me semble plus stratégique d’exposer Goldman Sachs (dont la réputation n’est plus à faire) et d’enfoncer le clou afin de forcer un consensus sur la mise en faillite organisée de toutes les banques criminelles.

    Répondre à ce message

  • petite souris • 21/04/2010 - 01:13

    Ou comment la finance de l’empire britannique pourra encore s’en tirer ?

    Simple, mon cher Watson ! : embaucher des français pour faire le "sale" boulot pour dénoncer la France, si le vent tourne.

    Ah ! la perfide Albion !

    Répondre à ce message

  • gdfontaines • 20/04/2010 - 22:42

    Incroyable ! Le secret de Paulson : L’anticipation. Paulson a vu venir la crise avant beaucoup d’autres. Dès 2005, en pleine fièvre de l’immobilier, il parie sur une chute du marché. Et il gagne. Malgré des pertes en 2006, il applique sa devise préférée, empruntée à Winston Churchill : "ne jamais abandonner, ne jamais abandonner, ne jamais abandonner".

    lu ici > http://www.e24.fr/finance/gestiondactifs/article39312.ece/John-Paulson-l-homme-qui-transforme-la-crise-en-or.html

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Jacques Cheminade
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