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Grèce : Pigasse et Lazard remplacent Goldman Sachs !

La rédaction

24 avril 2010 (Nouvelle Solidarité) – La Grèce est sauvée ! Lourdement impliquée dans le maquillage des comptes grecs et dans la spéculation contre la dette hellénique, Goldman Sachs a été déchue de son rôle d’intermédiaire entre l’Etat grec et les marchés financiers. Son remplaçant ? Selon Paris-Match, il s’agit de Mathieu Pigasse, Président de la banque Lazard en France, un jeune loup de la finance qui a fait ses classes à Bercy dans les cabinets socialistes de Laurent Fabius et… Dominique Strauss-Kahn ! Et c’est pour cette raison qu’il a été choisi pour présider à la restructuration de la dette grecque. Sa proximité avec le patron du FMI, lui-même prêteur de 15 milliards d’euros à la Grèce, est une garantie de choix pour les banques qui font leur pécule sur le dos des grecs.

C’est peut-être aussi sa carte de membre au PS qui lui a valu les faveurs du gouvernement socialiste d’Athènes. Pigasse, héritier de Jaurès ? A vous de juger : il a fait de Bercy une véritable banque d’affaire (dixit DSK) entre 1998 et 2002 en pilotant les privatisations sans précédent opérées par le gouvernement Jospin. Fort de son carnet d’adresses et avec l’appui du proche conseiller de Nicolas Sarkozy, Alain Minc, il est devenu associé-gérant de la banque synarchiste Lazard après la défaite socialiste de 2002. De là, il a enchainé les succès et les collaborations dans les fusions-acquisitions (GDF-Suez, Natixis, Nexity-Caisse d’épargne, EADS, PSG, Carrefour, Accor, etc.) notamment aux côtés de Colony Capital. Pour les présidentielles de 2007, il a conseillé Ségolène Royal et faisait partie des « Gracques », ce groupe de pression « de gauche » estampillé « pantouflards » (ces haut fonctionnaires reconvertis dans la finance et les services) qui milite contre les dépenses publiques et travaille à convertir PS, Verts et Modem à l’économie de marché, opérant une véritable reconversion de la gauche française vers le socialisme fabien de Tony Blair et du Baron Anthony Giddens.

Son dernier gros coup ? Il a mis la main sur le célèbre magazine culturel Les Inrockuptibles et en a évincé le fondateur historique. Pour ce grand enfant fan des Sex Pistols, de Schwarzy, de jeux vidéo et de téléréalité, on ne pouvait rêver mieux ! Il tente actuellement de gagner les faveurs du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand pour privatiser, l’espace d’une soirée (le 18 juin !), le musée du Louvre afin d’organiser un concert punk-rock grand public devant 15 000 personnes, dans la cour du plus célèbre musée d’art au monde. Appelons les socialistes français à le répudier et les socialistes grecs à le garder loin de nous !


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Voir les 2 commentaires

  • Bernard GILLERON, LILLE-Wazemmes,59000 • 04/05/2010 - 16:51

    J’avais remarqué cette implication de Goldmann Sachs comme Maître d’œuvre de L’UE, et du FMI,dans l’opération "sauvetage" de la Grèce. Déjà ébranlé par cette info je le fus encore plus quand lesdits G. Sachs se furent vus inculpés par le SEC américain. Je me disais bien que ça ne pourrait pas durer : j’ai enfin la confirmation que non.
    Mais la reprise de l’affaire par un obligé de DSK(et inversement ?) éclaire d’un jour nouveau la position des socialistes dans l’histoire.
    Déjà que DSK "m’indisposait grave"(en djeun’s),l’entente cordiale entre lui, Aubry et Fabius pour ne pas se concurrencer aux primaires internes, laisse un goût amer dans ma bouche de socialiste(Lillois qui plus est !)
    La suite on la connaît : le PS a voté hier, le plan Sarkozy "d’aide" à la Grèce, la France prenant au passage 2% de commission sur ce prêt.
    Et Fabius était tout à fait fier d’expliquer cette position à Elkkabach, sur Europe1.Les socialistes sont des gens SÉRIEUX !
    Laurent a rassuré les marchés : et merci la "solidarité", façon PSE et Internationale Socialiste.
    2012 est dans la poche, disent-ils...Pour faire ça ???

    Répondre à ce message

  • petite souris • 24/04/2010 - 16:27

    les banques qui font leur pécule sur le dos des grecs.

    Voilà qui est intéressant ! Très naïve, je pensais que les banques, avec notre argent, étaient donc à notre service depuis que nous sommes obligés d’avoir une banque (depuis les années 60 ? il me semble )

    Cette attitude déjà choquante en soi, est ignoble, scandaleuse et perverse.

    Ceux qui préconisent et poussent à ce que cela se fasse agissent tout à fait conscients des conséquences sur les populations, c’est leur volonté et leur objectif. Soit.

    Mais qu’ils aient le courage de nous le dire et de nous l’expliquer ( il se trouvera surement des gens pour adhérer à de telles pratiques).

    Et donc qu’ils arrêtent de nous parler de solidarité voire d’égalité, de fraternité et de liberté.

    La soirée rock du 18 juin est de la pure provocation qui mériterait au moins de la part des médias un millième du temps d’antenne utilisé à parler de la "burka" qui ne concerne qu’au plus 2000 femmes sur 65 millions de français puisque ce concert vise 15000 personnes !!! un peu de logique pour nous convaincre !!

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

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Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

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Jacques Cheminade
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