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Grèce : c’est le système monétaire mondial délinquant qui est en faillite, pas les Etats !

La rédaction

10 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – « Faillite de l’euro, nous voila ! », c’est le credo qu’on entend partout décrivant l’état inquiétant des comptabilités publiques de certains pays de la zone euro, jadis appelés le « Club Med » et récemment rebaptisés PIIGS (Portugal, Italie, Irlande, Grèce et Espagne) par les cartels de la finance anglo-saxonne.

Libération, qui présente à sa « une » la Vénus de Milo faisant la manche, offre même un scénario de politique fiction que « personne ne veut aujourd’hui envisager ». D’après cette narration, le 31 mars 2010 le gouvernement grec annoncerait, sous pression d’un Parlement refusant d’adopter des mesures impopulaires, le départ de la zone euro et la résurrection de la monnaie nationale, le Drachme.

Alors qu’en 2007 et 2008, la note salée des déboires financiers des banques fut passée à des Etats qu’on menaçait de chaos avec « une nouvelle crise de 1929 » et un tsunami social dû au chômage qui en aurait résulté, les mêmes banques spéculatives, via leurs trois grandes agences de notation (Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s), véritable bras armé de la finance, s’érigent aujourd’hui en tribunal international de justice et en donneurs de leçons de morale.

Comme dans les arènes de Rome, les agences de notation pourtant épinglées par le G20 pour leur rôle déstabilisant lors de la crise bancaire, ordonnent la mise à mort de leurs propres gladiateurs en orientant leurs pouces vers le bas, dès lors que ceux-ci sont épuisés ou déplaisent à l’impératrice.

Ainsi, depuis le début de la crise financière, quatre pays de la zone euro, qui avaient généralement connu une croissance fulgurante basé pour l’essentiel sur l’immobilier et les services, ont vu leurs notes dégradées par les agences de notation : le Portugal, l’Irlande, et la Grèce, rejoints hier par l’Espagne dont la note a été mise sous surveillance négative par Standard & Poor’s.

Les victimes sont donc sommées de se suicider dans les meilleurs délais. Après l’Islande et l’Irlande, la Grèce est priée de s’exécuter et de faire payer sa population. Le gouvernement socialiste, élu il y a à peine 50 jours sur un programme opposé à l’austérité, rechigne à se soumettre au fascisme financier. Dans une interview exclusive avec Le Figaro, le ministre des Finances Georges Papanconstantinou déclare que le gouvernement grec entend « réduire les dépenses de consommation, mais maintenir les dépenses publiques d’aménagement, en bénéficiant des fonds européens que nous n’avons pas épuisés. Nous réduirons aussi les dépenses militaires de 500 millions d’euros. A l’inverse, nous augmenterons celles de l’éducation (…) Nous avons déjà décidé le gel des embauches dans la fonction publique, la disparition des contrats à durée déterminée dans l’administration, et nous ne remplacerons les départs qu’à raison d’un poste sur cinq. Nous prévoyons aussi de réformer le système des retraites, mais nous ne relâcherons pas nos efforts pour améliorer les dépenses de santé et de sécurité sociale ».

Hier, le chef du gouvernement Georges Papandreou a estimé que « le problème budgétaire menace pour la première fois depuis 1974 la souveraineté nationale », car la Grèce est dans le collimateur de Bruxelles pour son déficit excessif.

La sévérité implacable des exigences de Bruxelles à l’égard d’Etats ruinés par les banques contraste tragiquement avec la tendresse de l’UE envers la « finance folle ». Bruxelles semble vouloir utiliser la manière forte et infliger une punition à la Grèce pour montrer l’exemple. Après avoir lancé une mise en garde contre le dérapage des finances publiques, les ministres des Finances des 27 ont décidé début décembre d’engager la phase suivante de la procédure. Une nouvelle recommandation doit être finalisée d’ici deux mois, ce qui marque un pas de plus vers la possibilité de sanctions. En effet, une fois cette recommandation adoptée par le Conseil, la Grèce aura six mois pour se mettre en conformité avec les demandes européennes. Si la recommandation reste lettre morte, alors des pénalités financières pourront éventuellement s’appliquer (amendes, révision de la politique de prêt de la Banque européenne d’investissement, obligation de mettre de l’argent de côté…) – ce qui serait une première, l’UE n’étant jamais passée à l’étape des sanctions.

Constatons que dans cette affaire, le monde marche sur la tête. Au lieu que les Etats passent le système bancaire par une réorganisation en faillite ordonnée, ce sont les banques et leurs appendices qui imposent des procédures de banqueroute aux Etats ! A nous de remettre le monde à l’endroit !


Articles :
— Jacques Cheminade : pour une vraie Commission Pecora et la réquisition des banques

— Faillite de la Grèce : les banquiers menacent la France et l’Allemagne


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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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