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Grève de masse au Chili pour enterrer le libre-échange de l’ère Pinochet

La rédaction

25 août 2011 (Nouvelle Solidarité) — Depuis juin dernier, des centaines de milliers de Chiliens manifestent pour protester contre le système d’éducation privé légué au pays par la dictature du général Pinochet, dont les coûts sont devenus si prohibitifs que seuls les plus riches peuvent désormais se payer des études de haut niveau. 15 ans d’endettement pour 5 ans d’études, clament les manifestants dans les rues. Près de 500 000 étudiants et autres ont manifesté dans une dizaine de villes, le 9 août dernier, 150 000 rien que dans la capitale Santiago, et les actions se sont poursuivies pendant tout le mois.

Bien qu’à travers toute l’Amérique latine, le système d’éducation public jouissait jusqu’à cette époque d’une réputation relativement bonne, la dictature chilienne a procédé au démantèlement systématique de l’enseignement supérieur, souvent aussi bastion de l’opposition au régime.

Le mouvement, lancé par la Fédération des étudiants chiliens (CONFECH), l’Association nationale des enseignants et l’Association des étudiants du secondaire, est rejoint de plus en plus par d’autres secteurs de la société, dans un processus de dépassement des intérêts catégoriels typique des grèves de masse. Certains commentateurs commencent d’ailleurs à parler d’ « Hiver chilien » , le comparant au « Printemps arabe » . Plus généralement, la question de l’éducation est devenue le symbole du mécontentement général contre le modèle de libre échange désastreux légué par la dictature de Pinochet.

Le Président Pinera, fils de Jose Pinera, un ancien collaborateur du régime de Pinochet et architecte de la très contestée privatisation des retraites, est désespéré, sa cote de popularité étant passée de 31% à 26% en moins de dix jours. Le 11 août, face à la détermination du mouvement étudiant, il a réuni son Conseil des ministres pour tenter de trouver une issue au conflit. Il s’est déclaré prêt à rencontrer les étudiants, tout en refusant toujours de discuter d’autre chose que de son nouveau projet d’éducation en 21 points, bien qu’il ait déjà été rejeté par les opposants. Le principal slogan dans les manifestations du 9 août était : « Il est en train de tomber, il est en train de tomber, le système d’éducation de Pinochet est en train de tomber ! »

Les forces de l’ordre ont riposté par une répression féroce, utilisant des gaz lacrymogènes, des canons à eau ainsi que des provocateurs cagoulés infiltrés dans les manifestations. 397 personnes ont été arrêtées à Santiago. Le dirigeant de la CONFECH, Camilo Vallejo, a reçu des menaces de mort, y compris d’un responsable du ministère de la Culture qui a diffusé lui-même ses menaces via Twitter . Faute d’arguments, Carlos Larrain, le président du Parti de la rénovation nationale de Pinera, en est réduit à qualifier les contestataires de « subversifs inutiles » .

Une autre manifestation monstre, baptisée « manifestation des parapluies » car la pluie tombait dru, a eu lieu le 18 août, rassemblant 100 000 personnes à Santiago et 50 000 en province. C’est la sixième marche organisée depuis juin. Le dimanche 21 août, c’est le stade O-Higgins de la capitale qui fut rempli à craquer par une manifestation pacifique où grands-parents, parents et enfants manifestaient main dans la main. Entretemps, le « cacerolazo » (son produit par des casseroles sur lesquelles on cogne) est devenu un outil privilégié de contestation à travers le pays. Tous les soirs, à partir d’une certaine heure, les opposants font sonner les casseroles de façon coordonnée.

Voir les 2 commentaires

  • petite souris • 26/08/2011 - 00:00

    De telles manifestations au Chili et pas un mot sur les ondes...
    ... pour taire la réalité ?
    ... pour éviter la contagion ?
    ... parceque cela n’a pas d’intérêt ?

    Enfin ! Ici à S&P, nous savons ce qu’il nous reste à faire ...

    Répondre à ce message

  • Max TERNON • 25/08/2011 - 18:25

    Education Pinochet ; comme la politique d’éducation de notre gouvernement actuel, on y va tout droit...

    Répondre à ce message

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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